Victor Hugo et la Picardie

Écrivain (1802-1885)

Victor Hugo décrit longuement dans les lettres à sa femme ses voyages en Picardie, promenades sur la Somme , séjours sur la côte et découverte de Laon .


Victor Hugo en 1884

Victor Hugo a longuement décrit ses voyages en Picardie.

Par exemple il évoque « la vieille façade rongée par la bise et par la lune » de la collégiale Saint Vulfran d’ Abbeville , les falaises d’ Ault , les buttes laonnoises où « tout est beau »...

Autre lien avec la Picardie, le laonnois Jules Champfleury, a compté parmi les collaborateurs de Victor Hugo à L’Evènement .

Hugo Victor, écrivain et homme politique français
1802 (Besançon) - 1885 (Paris)


Victor Hugo en 1854

Victor Hugo naît à Besançon en 1802 et fait ses études au prestigieux
lycée Louis-Le-Grand, à Paris. Enfant surdoué, il affirme très tôt son
ambition littéraire : « Je veux être Chateaubriand ou rien ! »

Chef de file du mouvement romantique après la « bataille d’Hernani » en 1830, il devient très célèbre (Académie Française en 1841) et s’investit dans la vie politique, notamment après la mort de sa fille en 1845.

"Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte
_ Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte.« _ Victor Hugo par ces vers situe sa naissance et son enfance marquée par l’épopée napoléonienne. Il glorifie cette aventure dans les Chants du crépuscule, en entretient la légende et favorise ainsi l’avènement de celui qu’il détestera jusqu’à la mort : Napoléon III, »le petit".
Royaliste, parce que libéral et démocrate (depuis la grande Révolution la République était loin d’être synonyme de démocratie), Victor Hugo fait partie de l’Assemblée nationale constituante, il siège avec le parti de l’ordre, vote parfois avec les républicains et soutient la candidature de Louis Napoléon à la présidence de la République.
Puis dans Choses Vues, il écrit ..« sous la pression de la multitude, dans l’éblouissement et la terreur de leur triomphe qui les débordait, ils décrètent la République, sans savoir qu’ils faisaient une si grande chose ».
Hugo, auquel Louis Napoléon a préféré Falloux comme ministre de l’Instruction, Hugo qui ne supporte ni l’expédition contre Rome, ni la loi Falloux, ni la loi sur la réforme électorale, ni bien d’autres signes avant-coureurs de coup d’Etat ; aussi Hugo devient-il républicain, tente de soulever les ouvriers au lendemain du coup d’Etat et doit partir pour dix-huit ans d’exil : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai ».
Dix-huit années de création donnent naissance à vingt chefs-d’oeuvre : Napoléon le Petit et Les Châtiments, satires contre l’empereur répandues clandestinement en France, galvanisent l’opposition républicaine qui reconnaît dans l’illustre proscrit son chef spirituel, Les Contemplations, La Légende des Siècles, Les Misérables, Les Travailleurs de la mer ... « Hugo, dans sa tâche mystérieuse, rabattit toute prose, philosophie, éloquence, histoire, au vers, et, comme il était le vers personnellement... » -Mallarmé-
Victor Hugo revient à Paris le 5 septembre 1870, participe financièrement à la guerre, est député en février 1871, vote contre la paix et démissionne, prononce un discours au Sénat en 1876 en faveur des condamnés de la Commune. A jamais, Victor Hugo reste le patriarche républicain dont la mémoire collective garde le souvenir, le défenseur des opprimés et des humbles dont le talent a sublimé la misère. Aucune satire n’empêche les manifestations grandioses et populaires à l’occasion de son 80e anniversaire et lors de ses funérailles : « Musset, tu n’auras pas à formuler ces vers : »Qui de nous, qui de nous va devenir un Dieu ?" -Victorien Sardou-.

Il bénéficie de gigantesques funérailles nationales, à Paris, en 1885.

1822 : premier recueil poétique
1827 : Préface de Cromwell
1829 : Le dernier jour d’un condamné (contre la peine de mort)
1830 : Vainqueur de la bataille d’Hernani remportée sur les classiques
1831 : Notre-Dame de Paris
1833 : Lucrèce Borgia - Juliette Drouet devient sa maîtresse -
1835 : Les Chants du crépuscule
1838 : Ruy Blas
1841 : entre à l’Académie française
1845 : nommé pair de France
23 avril 1848 : il siège à la Constituante
1849 : il est élu à l’Assemblée législative
Après le 2 décembre 1851 : l’exil - Bruxelles - Jersey - Guernesey
1853 : Les Châtiments
1856 : Les Contemplations
1859 : La Légende des siècles
1859 : amnistie, Victor Hugo refuse de rentrer
1861 : Les Misérables


Cosette (Les Misérables)
1870 : retour en France
1870 : il est élu député à l’Assemblée nationale qui siège à Bordeaux
1872 : L’Année terrible
1874 : Quatre-vingt-treize

(extrait du CD-Rom 1848-1914, Toute une histoire )

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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