Usines textiles de Pont-de-Metz

teinturerie et filature

Une teinturerie fonctionne de 1893 jusque vers 1950. Par ailleurs les huit moulins sur la Selle sont progressivement détruits et remplacés par une filature construite en 1858 qui devient teinturerie, puis manufacture de laine vers 1910. Des incendies se déclarent en 1972 et 1987.


Usines textiles de Pont-de-Metz Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ Phot'R (photographie), 1988

La construction de la teinturerie pour fil à coudre d’Auguste Desquiens-Bralant est autorisée en 1893 ; elle comprend alors un atelier de polissage et fil à coudre et un atelier de teinturerie. L’usine est agrandie deux ans plus tard. En 1901, la fabrique d’apprêt comporte également un logement de concierge et deux logements. Sa représentation sur un en-tête de 1902 montre une vaste usine de plan symétrique. Les ateliers de fabrication en sheds sont répartis de part et d’autre d’un grand bâtiment à fronton servant probablement de salle des machines. Ces ateliers remaniés (aile droite) et la salle des machines ou chaufferie avec sa frise en céramique subsistaient au moment de l’enquête. D’autres agrandissements sont réalisés en 1912 (bureau), en 1919 et en 1926. En 1955, l’usine est occupée par l´Office de Piston Fonte, mécanique de précision.

Pont-de-Metz, rue du Petit-Saint-Jean.

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Usines textiles de Pont-de-Metz Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ B.Dufournier , 1987

Comme la plupart des moulins établis sur la Selle, les moulins de Pont-de-Metz sont acquis par un négociant amiénois au lendemain de la Révolution. Comme à Saleux et à Salouël, les moulins à bois et à farine sont progressivement détruits pour céder la place à une usine textile. L’activité de meunerie disparaîtra également à la fin du 19e siècle.
Le site est connu par un plan de 1819 qui figure huit moulins, dont six appartiennent au maire d’Amiens, M. Morgan d’Epagny, à l´ouest de la Selle, et deux au meunier Riquier, à l´est. Vers 1858, l´ensemble devient la propriété des filateurs Louis et Charles Arquembourg, alors établis à Bacouël, qui font construire une filature (achevée en 1858). La filature de lin est ensuite agrandie par Louis Arquembourg, domicilié à Pont-de-Metz, en 1882 puis par sa veuve, en 1896. L´usine appartient ensuite à la famille Saint Frères (1898), qui fait construire la maison du directeur, une conciergerie et une écurie et une remise en 1901, puis au teinturier Otto Petersen, qui y installe une usine de traitement des chiffons à l´acide chlorhydrique en 1902, équipée d’un outillage industriel (1905) et agrandie en 1909 et 1911. Enfin en 1910, la propriété est divisée entre l’ingénieur Emile Henri Arquembourg et la S.A. dite manufacture de laines Renaissance (anciens établissements O. Petersen). La manufacture de laines Renaissance fait agrandir le magasin d´outillage industriel en 1913 et 1914 et fait construire bureau, garage et magasin en 1930. L’usine comprend alors la maison du directeur, un moulin, une maison du concierge et une écurie et fait construire une aire de battage et un réfectoire, en 1926. Vers 1952, la S.A. des anciens Éts Petersen a une activité diversifiée.

La seule activité industrielle à signaler ensuite est celle de l’Oxygène de Picardie, installée dans une partie des locaux ; diverses autres parties ont été incendiées en 1972 et 1987.

 

 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

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