Usines textiles de Corbie

Bonneteries et teinturerie

Les bonneteries et la teinturerie, installées entre 1840 et le début du XXe siècle, ont toutes cessé leur activité entre les années 1950 et 1970.

Corbie, 4 rue Léon-Curé.


Corbie, usine de bonneterie Blais Mousseron, puis Blais Rondeau Francial - Vue aérienne Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ Phot'R, 1988

L’usine de bonneterie Blais fut installée vers 1882 à côté d’une filature détruite en 1914, 1918 puis reconstruite et finalement absorbée après 1945.

A la création de la société des Habitations à Bon Marché (HBM), en 1910, succède celle d’une coopérative d’alimentation, en 1923, puis celle de la société de secours mutuel en 1928. En 1931, la bonneterie des Éts Blais, Mousseron, Villeminot et Rondeau était dirigée par Lucien Villeminot président fondateur du syndicat des fabricants de tricot et bonneterie de France. L’usine, qui comptait 225 ouvriers en 1939 et 500 métiers à tisser et tricoter circulaires et rectilignes en 1940, est reconstruite totalement de 1943 à 1950, sur les plans de l’architecte amiénois Thorel. Seule la cité ouvrière Parmentier est antérieure à la Seconde Guerre Mondiale ; une unité de teinturerie a été créée dans de nouveaux ateliers bâtis vers 1980 au nord de l’usine.

Corbie, La Neuville-lès-Corbie, boulevard Blais-Mousseron.


Corbie, usine de teinturerie Villemot, Rondeau et Cie, puis Blais Villemot Rondeau, puis BVR Francial - Elévation sud-est de la chaufferie et de la cheminée Crédits : Région Picardie/ B. Dufournier,1988

L’usine de teinturerie Villeminot, Rondeau et Cie est construite en 1910 au lieu-dit Le Calvaire de La Neuville. L’ensemble des bâtiments actuels, hormis la chaufferie, parait dater de l’Entre-deux-Guerres. Les charpentes ont été partiellement refaites vers 1943. La chaufferie a été entièrement reconstruite en 1953. La teinturerie Blais, Villeminot, Rondeau, Francial a cessé son activité vers 1970.

 
Corbie, 29 rue Jules-Lardière.


Corbie, usine de bonneterie Lardière et Vandeputte, puis Lardière - Atelier de fabrication, flanc ouest Crédits : Région Picardie, B. Dufournier, 1988

Moulin et usine de bonneterie implantés sur un site mentionné vers 1840 à l’occasion de travaux réalisés par le meunier Lhomme. Un atelier et un magasin sont construits pour la Vve Jules Lardière, en 1885. Fortement endommagée vers 1918, l’usine est reconstruite en 1920. Après de nouvelles destructions, l’usine est reconstruite sur ses bases vers 1950, notamment les ateliers en shed. En 1967, elle abandonne l’activité de bonneterie et devient usine de machines d’apprêts pour la bonneterie, sous la raison sociale Éts J. Domisse. Une petite usine de quincaillerie, construite vers 1920 par Chardin Père, sise sur Fouilloy, lui est rattachée en 1968.

 

Corbie, 6 rue Sadi-Carnot.

L’usine de bonneterie, fondée au début du XXe siècle par l’industriel Paul Doubliez, a été reconstruite après la deuxième guerre mondiale par son successeur Louis Doubliez. Ce petit ensemble a été converti en atelier de montage de brosses et de miroirs par la S.N.B. Jahan.

 

 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

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