Usines textiles d’Abbeville

Une manufacture de 1665 et deux filatures fin XIXe

La manufacture de draps fins est établie à Abbeville, en 1665, par le hollandais Josse van Robais . Les bâtiments actuels sont classés monuments historiques, une partie des dépendances a été lotie. Les deux filatures ont été transformées ou rasées.

Abbeville, 266 à 274 chaussée du Hocquet

La manufacture de draps fins est établie à Abbeville, en 1665, par le hollandais Josse van Robais. En 1669, la main d’œuvre hollandaise travaillait sur les 30 métiers à draps. Les bâtiments actuels, classés au titre des monuments historiques en 1986, ont été construits par son fils, de 1709 à 1713 (logement central, ateliers, dépendances, colombier, et portail, dont le décor est attribué à Pfaffenhofen). La manufacture comptait alors 100 métiers. En 1790, la manufacture royale devient la société Van Robais, Amelin et Cie. Mécanisée vers 1827, la manufacture employait 200 hommes, 150 femmes et 150 enfants, en 1850 et produisait 70000 à 75000 mètres de draps, sur 80 métiers.
Usines textiles d’Abbeville, le logement patronal Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ P. Glotain, 1990

La manufacture change à nouveau de raison sociale jusqu’à la reprise vers 1867 par Janin Vayson. Ce dernier modifie le bâtiment central et transforme l’affaire en filature de laine et usine de sparterie, qui employait 26 ouvriers, dont 6 moins de 16 ans. Devenue comptoir de l’industrie linière, l’usine a été reconvertie en dépôt d’approvisionnement. La partie est a été convertie en coopérative agricole (extensions après 1950) et les dépendances à l’ouest ont été loties en 1983.
Usines textiles d’Abbeville, l’atelier de fabrication ouest Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ P. Glotain (photographie),1991

Abbeville, 279, 281 et 305 chaussée du Rouvroy.

La filature, dont la production s’est rapidement tournée vers la corderie, est construite à la fin du XIXe siècle, pour C. Lecoustellier. Elle est reprise avant 1900 par Dieudonné Mauclère. De cette période subsistent le bureau et ses dépendances. Rachetée vers 1901 par la société Saint frères, la corderie Abbevilloise est agrandie. Le reste de l’usine a été transformé au milieu du XXe siècle, après l’implantation des ateliers de cycles Maurice Maillard.

 
Usines textiles d’Abbeville, vue des ateliers Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ F. Dubuc (photographie),1990

 

Abbeville, 15 rue Jean-Jaurès.

La filature de jute a été construite pour la société Saint frères entre 1896 et 1903. Après les bombardements de la Seconde guerre mondiale, un tissage (bâcherie et emballages plastiques) y a été installé. L’ensemble a été entièrement rasé en 1986, à l’exception d’un mur pignon portant la date 1903 et des magasins industriels. Les 14 logements d’ouvriers datent du milieu du XXe siècle.

 
Usines textiles d’Abbeville, la salle des machines Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ F. Dubuc (photographie),1990

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

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