Usines textiles d’Amiens

du XIXe aux années 1960

Les quatre bonneteries et les cinq usines de confection d’Amiens, créées entre la fin du XIXe siècle et les années 1920, ont toutes cessé leur activité entre 1950 et 1974.

Usines de bonneterie

Henriville, 90 rue Gaulthier de Rumilly


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Henriville Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ B.Dufournier, 1994

L’ancienne usine de bonneterie Vve Lhotellier et Cie, citée en 1893, est devenue avant 1922 société des anciens Éts Lhotellier Séverin et Cie à qui l’on attribue les ateliers de fabrication. Après la deuxième guerre mondiale elle est reprise par la société J. Pouyez et Cie, puis convertie en brûlerie de café et de poivre vers 1953 par les Éts Rosen, dont l’activité a cessé en 1983.

Quartier Sainte-Anne, 199 rue Vulfran-Warmé


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Sainte Anne Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ I. Barbedor, 2006

L’ancienne usine de bonneterie, dite Paris Amiens Bonneterie, signalée avant 1952, a cessé son activité de fabrication de bas, après 1962.

Faubourg de Hem (98 rue Jean-Jaurès)


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Faubourg de Hem Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ T. Lefébure ,1989

L’ancienne usine de bonneterie avait été construite vers 1925, peut-être à l’emplacement de la malterie Bulcourt, signalée rue du Faubourg de la Hotoie en 1899. La S.A.R.L. Tricotage Mécanique de Picardie fait construire de nouveaux ateliers de fabrication entre 1952 et 1962, date de cessation de l’activité.

Faubourg de Beauvais (20 rue Dom Bouquet),

L’ancienne usine de bonneterie Damay et Cie, signalée en 1922, fut transformée vers 1952 en siège social d’une usine de teinturerie installée à Bouchoir. En 1962, les bâtiments étaient occupés par la société des transports automobiles de la Somme.

 Les usines de confection

L’apparition de la machine à coudre, au milieu du XIXe siècle, a favorisé le développement des usines de confection.

Ville Haute, 70 rue des Jacobins.


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Ville haute, rue des Jacobins Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ I. Barbedor, 2004

L’ancienne usine de confection Lefèvre, Calot et Cie, construite en 1895 sur les plans de l’architecte Emile Ricquier, a poursuivi son activité (confection masculine, draperie, velours, vêtements de travail) jusqu’au milieu du XXe siècle.

  Ville Haute, 21 rue des Augustins

A la filature, attestée par une annonce de 1825, succèdent une maison et ateliers construits pour un serrurier sur les plans de l´architecte amiénois Pinsard et occupés par l´imprimerie de MM. Piteux frères, autour de 1900. Les bâtiments convertis en usine de confection ne paraissent pas antérieurs aux années 1940 ; vers 1950, la société G. Harle y fabriquait de la lingerie, des blouses et des tabliers, l’activité se poursuivait en 1962.

Quartier Saint-Roch, 86 rue Saint Roch


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Saint Roch Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ B.Dufournier, 1991

L’ancienne usine de confection V. Danuil a été construite autour de 1900. Après la Seconde Guerre mondiale, elle est devenue Société Amiénoise de Confection, puis d’Alsace et Cie, puis Jean Louis de Paris. La production a cessé avant 1987.

Faubourg de Beauvais, 35-37 rue Jules-Lefevre


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Faubourg de Beauvais Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ T. Lefébure (photographie),

L’ancienne usine de confection, connue en 1922 sous la raison sociale S.A.R.L. Fusilier, puis Fusiller et Darras, a cessé son activité vers 1960. Le logement patronal mitoyen a été construit autour de 1935.

Quartier Sainte-Anne (191 rue Vulfran-Warmé)


Usines de bonneterie et usines de confection d’Amiens - Société générale des coopératives de consommation Crédits : Ministère de la Culture/Région Picardie/ T. Lefébure, 1989

L’ancienne usine de confection civile et militaire, dite Société Générale des Coopératives de Consommation était connue vers 1950. Les bâtiments, aujourd’hui détruits, paraissaient postérieurs à la seconde guerre mondiale.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

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