Beauval, l’empreinte des industries disparues

Maison Saint-Frères, construite en 1896 et carrières

Le village de Beauval garde l’empreinte de l’exploitation des carrières de phosphate et du centre d’activité de la famille Saint pendant plus d’un siècle, usine textile et logements ouvriers.


La gare et l’usine textile Saint Frères de Beauval - La gare et l'usine textile Saint Frères de Beauval

Le textile

L’usine textile (filature et tissage) du groupe Saint Frères a été construite en 1896 pour Charles Saint, sur les plans de l’ingénieur Monflier, puis de l’architecte de l’entreprise Abel Caron, avec les briques de la briqueterie du Paty.

Beauval est connu comme centre d’activité d’origine de la famille Saint (tissage domestique).


Les logements ouvriers de l’usine textile de Beauval - Les logements ouvriers de l'usine textile de Beauval Crédits : inistère de la Culture/Région Picardie/ T. Lefébure ,1988

Trois tranches de logements ouvriers sont lancées au même moment. Le magasin, dit Coopérative La Prévoyance, porte la date 1910. L’usine de Beauval a été ensuite reprise par Boussac Saint frères, puis Agache Willot, et en tout dernier par Rosenlew.

L’exploitation des phosphates


Ancienne carrière de phosphates à Beauval - Ancienne carrière de phosphates à Beauval Crédits : CRDP d'Amiens

Le sous-sol de Beauval est riche en phosphates qui attirent la convoitise des industriels à la fin du XIXe siècle puis favorisent le développement économique local.

L’extraction de ces minéraux dans la craie se poursuit jusqu’en 1973, au moment où les gisements s’épuisent.

Aujourd’hui ne restent plus à Beauval que le souvenir du travail des carriers, des cicatrices à ciel ouvert dans le sol, des bassins de décantation et d’anciens souterrains issus des premières exploitations par galeries.

Apparemment tout au moins, car l’ensemble du site de la « Cavité du Bois de Milly Fief », soit environ 3,3 hectares, est protégé par un Arrêté de Protection de Biotope depuis le 15 juin 2006.

Le site fait partie de la Zone naturelle d’ifntérêt écologique aunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.) n° 80PON117 !

La cavité souterraine principale, relativement étendue et composée d’une dizaine de salles, est le lieu d’hibernation de Chiroptères. Cinq espèces de chauves-souris, soit un peuplement d’environ une trentaine à une soixantaine d’individus, protégées, fréquentent le site.
Le Conservatoire des Sites Naturels de Picardie est chargé d’en effectuer la surveillance, le suivi scientifique et la valorisation auprès du public.

Des panneaux d’information préviennent le passant curieux de l’interdiction de pénétrer dans les parties souterraines afin de prévenir l’altération de l’écosystème souterrain.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

Vos commentaires

  • Le 16 avril 2014 à 16:03, par BEQUIN Claudette En réponse à : Beauval, l’empreinte des industries disparues

    Mon père a travaillé chez Saint Frères et je me souviens très bien du social dont j’ai pu bénéficier quand j’étais enfant.
    Je suis très émue quant au sort réservé prochainement aux bâtiments de cette usine qui est une mémoire vivante pour de nombreuses familles.Le propriétaire actuel a acquis ce site pour une bouchée de pain afin d’en tirer beaucoup de profits avec l’aide de subventions d’état.
    J’espère qu’on saura arrêter à temps cette machine infernale par respect pour les anciens ouvriers

    Répondre à ce message

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