Théry, Valentine

Épouse de Charles Sébline, victime de la guerre (1856 - 1924)

Une famille victime de la guerre : le couple est dépossédé de sa maison, Charles Sébline est dépouillé de son autorité de maire puis emmené comme otage. Leur fils unique meurt pendant la seconde guerre mondiale. La commune de Montescourt-Lizerolles rend hommage à la femme en donnant son nom à une rue.


Plaque de la rue Valentine Théry Crédits : CIDFF
 

Née en 1856 à GRUGIES et décédée en 1924 à PARIS.
 

Valentine THERY est la fille d’un agriculteur (et sucrier) à Montescourt-Lizerolles. Elle épouse Charles SEBLINE à Athies, avec comme témoin l’historien Henri Martin, membre de l’Académie Française.
 
Charles Sébline est né le 4 juin 1846 dans la Manche. Ce fils d’agriculteur fait des études brillantes et une carrière dans l’administration préfectorale. Tout d’abord Secrétaire Général de la préfecture de l’Aisne, il revient à Laon comme préfet le 18 décembre 1877 où il exerce pendant huit ans jusqu’en 1885. Il est élu maire de Montescourt-Lizerolles, conseiller général de l’Aisne et sénateur de 1886 jusqu’à son décès.

Les époux Sébline auront un seul enfant, Louis Sébline, qui construira plusieurs usines à Montescourt-Lizerolles, à la fin de la première guerre mondiale et sera tué lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1914, le couple quitte Paris pour Montescourt. Dépouillé de son autorité de maire par les Allemands, Monsieur Sébline et son épouse sont dépossédés de leur maison où leur présence est seulement tolérée. Ils y vivent dans des conditions de plus en plus pénibles jusqu’au 10 février 1917. Ce jour-là, leur maison est minée et Charles Sébline est emmené de force comme otage. Il meurt de fatigue et de froid dans la petite gare d’Aulnoy dans le Nord alors que le train qui le conduit en déportation entre dans la station.

Madame Sébline l’accompagne durant ce tragique parcours. Après la mort de son mari, son exode se poursuit en Belgique puis en Allemagne. Grâce à l’intervention de la Croix Rouge, Madame Sébline, ainsi que d’autres rescapés, est dirigée vers la Suisse d’où elle regagne la France. Elle réside à Paris en attendant la reconstruction de sa maison de Montescourt. Elle y décède en 1924.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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