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TGV Picardie, la gare d’Ablaincourt-Pressoir

La gare des betteraves !

L’axe ferroviaire sud-nord traverse, en étranger, la Picardie. Il ne s’arrête en Picardie qu’au milieu des champs de betteraves. 


Ablaincourt-Pressoir, gare TGV - La gare TGV d’Ablaincourt-Pressoir Crédits : CRDP d'Amiens

La gare « des betteraves » a été inaugurée le 6 octobre 1994. Ce vaste vaisseau futuriste, fait d’acier et de verre, a été placé au milieu de la plaine picarde, à mi-chemin entre Amiens et Saint-Quentin.

Elle permet aux voyageurs d’avoir accès au TGV sans se rendre à Paris ou à Lille.

Les Amiénois menèrent une lutte acharnée pour obtenir que cette ligne passe en bordure de la capitale régionale, faisant valoir que le tracé par Amiens est le plus court pour aller de Paris à Calais, et au-delà Londres par le tunnel sous la Manche. Ils suggérèrent qu’au nord d’Amiens une branche se dirige vers Lille et Bruxelles. Cette solution, plus rationnelle, moins coûteuse, aurait placé Amiens sur cet axe européen de communication rapide. Le combat des Amiénois resta vain.


Ablaincourt-Pressoir, gare TGV - La gare TGV d’Ablaincourt-Pressoir Crédits : CRDP d'Amiens

La SNCF préféra créer, à mi-chemin entre Amiens et Saint-Quentin, en pleine campagne, cette gare que les Amiénois nomment par dérision la « gare des betteraves » et qui coûta 26 millions d’euros.

Malgré son éloignement de la capitale régionale, elle leur permet de se rendre plus rapidement vers des destinations lointaines.

Pourquoi un tel choix ?

La ligne T.G.V. qui traverse la Picardie depuis 1993 relie la capitale parisienne à la frontière belge. Les Picards se souviennent de l’importante controverse suscitée par l’adoption du tracé actuel, un choix qui éloigne Amiens de cette desserte stratégique. Dès 1985, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Amiens, les responsables politiques locaux, relayés par le quotidien Le Courrier picard , se mobilisent pour obtenir le passage de la L.G.V. par la préfecture picarde.

En 2011, vingt trains s’arrêtent quotidiennement à Ablaincourt-Pressoir, reliant 42 villes, dont Bruxelles.

Avec environ 400000 voyageurs à l’année, essentiellement d’origine picarde, cette gare est insuffisamment fréquentée pour être rentable. La S.N.C.F. prévoit d’ici 2020 d’en revoir à la baisse la desserte.

Si le site se situe à l’intersection de deux voies de communication importantes, à savoir les axes Amiens-Saint Quentin et Paris-Arras, les Picards pour leur part se demandent toujours la raison d’être d’un pareil investissement au milieu des paysages agricoles du Santerre, dans cette commune mixte d’un peu plus de 250 habitants...D’autant plus que le projet d’y installer le troisième aéroport parisien a définitivement été abandonné.

Histoire du TGV


TGV en Picardie - Le TGV traverse la Picardie Crédits : CRDP d'Amiens

T.G.V. ou Train à grande vitesse, 300 km/h de vitesse moyenne soit plus de 80 m/s. Il faut donc toute l’habileté du photographe et un équipement à sa mesure pour réaliser un tel cliché !

Le T.G.V. français a été mis au point par la S.N.C.F. et actuellement il est construit par la société française Alstom. Il circule sur des les lignes à grandes vitesses, ou L.G.V., réservées au transport des passagers. Celles-ci fêtent leur troisième décennie d’exploitation en 2011.
Dans l’entre-deux-guerres, le réseau ferré atteint l’apogée de son maillage sur le territoire français, avant sa nationalisation.

L’objectif des décideurs politiques devient sa modernisation pour relier rapidement les grandes métropoles qui font l’organisation du territoire et dirigent l’activité économique. La métropolisation est déjà en marche.
Au Japon, la construction du Shin Kan Zen débute en 1959.

La France de la Ve République lance son propre programme de train à grande vitesse. Après un premier essai de propulsion grâce à des turbines à gaz au début des années 1970, une ligne du T.G.V. actuelle est enfin ouverte au public, le 27 septembre 1981, entre Paris et Lyon.

Un TGV est composé de deux locomotives, ou motrices, électriques et indépendantes encadrant un tronçon de huit ou dix voitures articulées. S’il bat régulièrement les records mondiaux de vitesse sur rails, sa principale prouesse est de faire voyager en toute sécurité ses usagers du nord au sud, de l’est à l’ouest de la France.
Cet objectif impose des travaux considérables d’équipements des voies ferrées. Au total, la France possède un réseau de 2000 km de L.G.V.(lignes à grandes vitesses) qui dessert plus de 150 gares, parcouru par 500 rames. Celui-ci à tendance à s’étendre aux pays voisins : Allemagne, Belgique et Grande Bretagne, grâce au tunnel sous la Manche.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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