Sucrerie et raffinerie de Bresles

Construction 1836

Construite en 1836, la sucrerie est complétée en 1933 par une distillerie. Elle est intégrée à la Générale Sucrière, puis au Groupe Saint-Louis Sucre et cesse sa production en 1997. Les bâtiments sont démolis en 1998.


Sucrerie et raffinerie de Bresles - Eléments subsistant de la sucrerie Crédits : © B. Fournier / Région Picardie, 2007

Historique

Stanislas Delacour, qui avait déjà l’expérience de la direction d’une précédente sucrerie en région parisienne, établit son propre établissement dans la commune de Bresles en 1836. La construction des bâtiments est autorisée par arrêté préfectoral du 11 octobre 1836. Deux ans plus tard, l’usine est gérée par une société anonyme dénommée Société anonyme de la fabrique de sucre de Bresles, présidée par Delacour, et financée pour un sixième du capital par Gibert, trésorier payeur général de l´Oise. Au milieu du 19e siècle, l’établissement est géré par François Hette. Vers 1875, la sucrerie est reliée aux râperies de Fouquerolles, Bois-Saint-Martin et Froissy. Ce dispositif sera relié au début du XXe siècle par l’adjonction de la râperie d’Abbeville-Saint-Lucien.

En 1877, l’établissement apparaît sous la raison sociale Mercier et Cie. En 1887, une raffinerie capable de traiter quotidiennement 40 t de sucre est élevée face à la sucrerie. La société devient à partir de 1913 la S.A. des Sucreries et Raffineries de Bresles. En 1933, la sucrerie, dirigée alors par Philippe Lanvin, est complétée par une distillerie. L’usine intégrée à la Générale Sucrière, puis au Groupe Saint-Louis Sucre cesse sa production en 1997.

En 1933, la sucrerie est complétée par une distillerie.

Main-d’oeuvre et matériel

En 1836, la sucrerie fonctionne avec un générateur à vapeur à haute pression, timbré à 5 atmosphères, destiné au traitement des jus. Les fumées et les autres produits à la combustion seront dispersés dans l´atmosphère par une cheminée dont la hauteur sera de 20 m. En 1840, une seconde chaudière à vapeur à deux bouilleurs, de 5,78 m de long et 1,10 m de diamètre, est installée dans l’usine. Elle provient des ateliers du constructeur parisien Durenne. En 1851, les chaudières et les deux machines à vapeur utilisées pour actionner les pompes aspirantes faisant le vide dans l’appareil à concentrer les sirops, et pour faire fonctionner deux turbines hydroextrateurs, sont remplacées par deux nouvelles machines à vapeur, respectivement de 6 et de 10 chevaux. Cet ensemble est complété en 1854 par une troisième machine, de la force de 12 chevaux, destinée au fonctionnement des presses et râpes.

En 1851, la sucrerie emploie 36 personnes. 263 ouvriers en septembre 1939, 308 ouvriers en octobre 1940.

En 1985, plus de 300 ouvriers travaillent dans la sucrerie.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

Vos commentaires

  • Le 2 octobre 2014 à 17:41, par Fougere Sidney (Ingénieur ) En réponse à : Sucrerie et raffinerie de Bresles

    J’ai voulu savoir si la raffinerie de BRESLES existait toujours ! En Décembre 1943 j’ai été envoyé
    à la raffinerie pour faire un stage de 6 Mois à la sortie de mon Ecole d’Ingénieurs . J’ai travaillé à la Nouvelle centrale electrique et participé à l’instrallation d’un Turbo Alternateur de 5 MW environ
    et du tableau de commande ........Ancien souvenir pendant la guerre . Les rapports humains ont été excellents
    Meilleurs souvenirs et bonne continuation à la Raffinerie . ! !

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  • Le 30 octobre 2014 à 16:09, par Tifanny En réponse à : Sucrerie et raffinerie de Bresles

    Je suis étudiante au Beaux Arts de Valenciennes, et je me demandais si il était possible de venir prendre des photos ? Pour un projet en Anglais, sur des sites industriels, il nous est demandé de faire des croquis, des photos et un petit film pour voir le panorama des alentours pour être ensuite présenté à toute notre classe. Les photos seront généralement prise à l’extérieur, pour voir le paysage urbain que dessine cette sucrerie. Merci.

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    • Le 14 novembre 2014 à 15:55, par LAVAL Nadine En réponse à : Sucrerie et raffinerie de Bresles

      Il ne reste hélas pas grand-chose de la sucrerie de Bresles ; les bâtiments principaux ont été détruits. Ne restent que quelques éléments, que vous pouvez, bien-sûr, photographier dans leur environnement. La sucrerie de Francières, elle, est en partie réhabilitée.
      Bien cordialement.

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