Sucrerie d’Origny-Sainte-Benoîte

Créée en 1932

Créée en 1932 par des planteurs de betteraves constitués en coopérative, cette sucrerie a su, avec le groupe Tereos, accompagner récentes mutations du paysage sucrier mondial.


Sucrerie d’Origny-Sainte-Benoîte Crédits : CANOPÉ Amiens

A Origny, petite commune située entre Saint Quentin et Guise, au Nord du département, une distillerie est créée en 1932 par des planteurs de betteraves constitués en coopérative. Elle devient sucrerie-distillerie en 1951.
En 2006, à la suite de nouveaux investissements – 200 millions d’Euros – est inaugurée la nouvelle unité de production du groupe Terreos, anciennement Beghin-Say.

Celui-ci, premier français et deuxième européen, a fait du site axonnais la plus grande distillerie de betteraves au monde. En effet, outre les activités classiques de production et de conditionnement du sucre grand public (100.000 tonnes de sucre blanc par an), l’usine d’Origny produit 300.000 m3 d’alcool et d’éthanol par an à partir de jus de betterave d’Origny en campagne – issus des 22.222 hectares de betteraves produites par 900 associés-coopérateurs -, mais également de sirops de basse pureté des autres sucreries d’Origny, Boiry, Escaudoeuvres et Chevrières en inter-campagne.

Ainsi la capacité de l’usine est-elle de 20.237 tonnes de betteraves par jour et le site emploie 300 salariés permanents, ainsi que 72 saisonniers durant la campagne betteravière. Situé sur les rives de l’Oise canalisée, de part et d’autre, il couvre plusieurs hectares : parking, cuves de stockage, distillerie, zone d’expédition … en bordure de la commune et de ses nouveaux lotissements pavillonnaires. Quelques haies, quelques parcelles de bois préservées tentent bien de cacher un peu de l’ensemble à la vue. Mais celui-ci, comme toutes implantations industrielles à proximité d’une agglomération, apporte son lot de nuisances, visibles dans le paysage, mais également invisibles (bruit et odeur).

L’usine d’Origny, sous l’impulsion de ses directeurs successifs, Jean et Philippe Duval, tout en conservant son statut de coopérative, est devenue le coeur de TEREOS, un groupe industriel et commercial qui a su tirer parti des récentes mutations du paysage sucrier mondial (fabrication d’éthanol, implantation à l’étranger, reprise de Béghin-Say et de SDHF).

Le paysage d’Origny-Sainte-Benoite


Origny-Sainte-Benoîte, paysage bocager Crédits : CANOPÉ Amiens

Le paysage semi-bocager annonce la Thiérache qui débute un peu à l’est de là.

Une activité de cimenterie s’ajoutait à celle de la sucrerie. On extrayait la craie dans d’immenses carrières pour fabriquer du ciment. La cimenterie étale ses installations de part et d’autre de la route de Saint-Quentin à La Capelle qui franchit l’Oise et son canal latéral, utilisé pour les expéditions.


Ancienne cimenterie d’Origny-Sainte-Benoite - Ancienne cimenterie d'Origny-Sainte-Benoite Crédits : CRDP d'Amiens

Rachetée par un groupe étranger, la cimenterie a récemment cessé ses activités.
 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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