Sorel, Agnès

Maîtresse de Charles VII (1422 - 1450)

Agnès Sorel, maîtresse officielle de Charles VII, raffinée, séduisante, charitable, dépensière. Sa mort reste mystérieuse.


Agnès Sorel, illustration de ’réclame’ (chocolat) - Enseigne de chocolats belges Crédits : Flickr, CC

Agnès Sorel est née vers 1420 de Jean Sorel, seigneur de Coudun , serviteur du comte de Clermont, et de Catherine de Maignelay . Ces deux communes proches de Compiègne. C’est en Picardie qu’elle reçoit une éducation destinée à la préparer à une charge de demoiselle de compagnie à la cour. En 1444, Agnès Sorel intègre la cour du roi Charles VII, en tant que « demoiselle de beauté » (du nom de la première seigneurie qu’elle obtint du roi : Beauté-sur-Marne, un château proche de Vincennes).

Elle accompagne le souverain dans de nombreux déplacements, si l’on en croit l’évêque Thomas Basin qui écrit dans ses Histoires : « Au temps des trêves qui coururent alors entre lui (Charles) et les Anglais, il se prit à aimer une jeune fille, vulgairement appelée la belle Agnès ». La place qu’elle occupa à la cour lui permit d’obtenir de nombreux privilèges, ainsi qu’à sa famille.

Son train de vie mêlait avec bonheur luxe, raffinement, charité chrétienne et séduction. On retient d’elle notamment une science du décolleté : « Je crois bien que le fait de se décolleter et de montrer sa gorge causa plus de tort à Agnès que le mauvais exemple d’une vie privée qui était en effet assez cachée (...) Agnès, paraît-il, a donné par là cours au dévergondage le plus éhonté parmi les hommes comme parmi les femmes ». (Pierre Champion)

Ce train de vie et ce sens de la provocation provoquèrent bien vite la colère et la jalousie, notamment chez les dévots, qui imploraient le roi de mettre un terme à la « pension » d’Agnès, de crainte d’un courroux divin. Le futur Louis XI, rageant de l’influence de l’intrigante sur son père, en vient à la menacer physiquement.

Elle eut quatre enfants du roi, trois filles et un garçon mort en bas âge. Son personnage a inspiré de nombreux artistes : sculpteurs, peintres, poètes...

Le mystère de sa mort


Gisant d’Agnès Sorel - Gisant d'Agnès Sorel Crédits : Flickr, CC

La maîtresse du roi Charles VII succombe, selon les chroniqueurs, d’un « flux au ventre ». Elle est enterrée en Touraine, dans la future collégiale Saint-Ours. Ses restes ont fait l’objet d’analyses par des scientifiques français en 2004. Selon les signataires de « l’étude anthropologique et paléopathologique des restes présumés d’Agnès Sorel », la maîtresse de Charles VII aurait, à un âge compris entre 25 et 30 ans, été victime d’une intoxication aiguë au mercure, sans que l’on puisse conclure au caractère criminel ou non de cette intoxication. Nul ne peut savoir si elle a été empoisonnée sur ordre du dauphin, le futur Louis XI, comme cela a souvent été affirmé.

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Picardia

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