Séverine, Carole Rémy dite

Journaliste (1855 - 1929)

Journaliste, féministe, militante socialiste et amie de Jules Vallès, elle passe la fin de sa vie à Pierrefonds.


Séverine - Séverine Crédits : IDphines

Caroline Rémy, dite Séverine, une jeune fille ingénue, est mariée, alors agée de dix-sept ans, à une brute. En 1880, elle rencontre Jules Vallès qui lui apprend la Commune, les pauvres, le journalisme, le socialisme. Elle fonde avec lui Le Cri du Peuple. Il meurt chez elle.
« Ah vous ne savez pas, vous autres, tout ce qu’il était pour moi. C’était mon père... c’était mon enfant ».

D’une éclatante beauté, elle va gagner, et bien gagner, sa vie comme journaliste professionnelle, demandée par de nombreux journaux, y compris ceux fort éloignés de ses opinions. Celles-ci relèvent du sentiment, de la pitié d’abord, de l’amour aussi. Sa carrière compte peu pour elle dès qu’elle est convaincue. Boulangiste, elle défend ensuite les anarchistes contre la répression, prend partie pour Dreyfus au lendemain de J’accuse . Féministe, elle est une des meilleures plumes de La Fronde. Pacifiste, elle refuse de se rallier à l’Union sacrée en 1914. En 1920, elle adhère au parti communiste, mais le quitte en 1923. Elle a vendu en 1914 son portrait au pastel par Renoir pour aider, à l’heure de la mort, Georges Labruyère qu’elle avait autrefois aimé.

1883-88 : elle travaille au Cri du peuple

17 mars 1893 : à la mort de Jules Ferry, elle écrit : « Les faubourgs ont leur cadeau d’anniversaire. Ce n’est plus lui qui les fera mitrailler. »

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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