Sébline, Louis et Louise

Entrepreneur (? - 1941)

Après sa démobilisation en 1918, Louis Sébline fait venir ses amis industriels à Montescourt-Lizerolles pour construire plus que des usines, une véritable cité, avec une tricoterie et une blanchisserie-teinturerie pour donner du travail aux femmes. Il laissera sa fortune et sa vie dans ces projets pharaoniques.


Louise et Louis Sébline en 1926 à Deauville Crédits : CIDFF

Louis Sébline.

Fils unique de l’ancien préfet et sénateur de l’Aisne, Charles (Nicolas) Sébline et de Valentine Théry, sa vie était destinée à l’agriculture, ainsi qu’à l’exploitation d’une sucrerie de taille moyenne. Durant la Première Guerre Mondiale, il est mobilisé et travaille dans l’aviation.

En novembre 1918, il fait venir ses amis industriels, à Montescourt-Lizerolles, pour construire des usines : la Râperie, la Métal, les Pâtes Bozon-Verduraz, etc.

La cité est inaugurée vers 1923 en grande pompe avec un Monument dit du « Coq Vainqueur » limitrophe de Jussy.

Pour que les épouses puissent travailler aussi, il construit deux usines : la tricoterie et une blanchisserie-teinturerie. Une maternité rurale est également construite.

Louis Sébline y engage toute sa fortune. Mais la crise de 1929-30 va détruire ce beau projet. Louis Sébline meurt d’épuisement en décembre 1941, après avoir perdu son fils et sa femme, Louise Brunehant.

Louise Sébline

Louise Sébline est la fille de Louis BRUNEHANT, agriculteur à Pommiers, membre de l’académie d’agriculture et premier président de la chambre d’agriculture de l’Aisne, officier de la légion d’honneur.

Elle est également la sœur de Marcel BRUNEHANT, lieutenant au 67e Régiment d’Infanterie de Soissons, chevalier de la légion d’honneur, croix de guerre (1914-1918), mort pour la France le 6 avril 1915.

En novembre 1918, dès l’armistice, Louise Sébline rentre à Montescourt-Lizerolles avec son époux, Louis Sébline. Le village, comme tout le secteur, n’est plus qu’un amoncellement de décombres. Louise Sébline était proche de Anne Morgan. Les époux Sébline auront deux fils Charles Louis Sébline et André Sébline. Louise Sébline fait partie des femmes, qui dès la fin de la Première Guerre Mondiale, épaulèrent leur mari pour la reconstruction des villages. Louis Sébline construit une maison en bois « Le chalet », fait venir des amis industriels, pour construire des usines (la Râperie, la Métal, les pâtes Bozon-Verduraz). Pour que les épouses puissent travailler également, deux usines sont construites, la tricotterie et une blanchisserie, teinturerie. Pour les jeunes mères, une maternité rurale est bâtie. La seconde guerre mondiale va détruire ce projet. La guerre de 1939 va achever physiquement Louis Sébline , qui perd son fils Charles Louis Sébline, lieutenant au II ème Dragon, tué le 17 mai 1940 en Belgique. Louise Sébline sera tuée, en présence de son mari, à MONTERAU, le 10 juin 1940, lors d’un bombardement allemand.

 

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine ; Adermas

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