Sainte Colette

Religieuse, béatifiée en 1625 (1381 - 1447)


Colette, diminutif de Nicolette, est née dans une famille travaillant à l’abbaye de Corbie et vouant une grande dévotion à Saint Nicolas. Dès 9 ans, elle reçoit révélation de sa mission : réformer les ordres passablement relâchés des clarisses et des franciscains.


Statue de sainte Colette Crédits : Wikimedia

Une vision.

Confiée à des tuteurs à la mort de ses parents, elle a du mal à trouver l ’ éducation religieuse qui lui convienne suivant ses convictions mystiques. Grâce à l’abbé Raoul de Roye, elle arrive à se faire construire un minuscule réclusoir près de l’église de sa ville natale, entre deux contre-forts. Elle décide de s’enfermer dans ce réclusoir pour prier jusqu’à la fin de sa vie ; seuls deux amis ont le droit de s’approcher, pour subvenir à ses besoins et à sa subsistance. Mais au bout de quatre ans, une vision lui indique de mettre fin à cette réclusion pour commencer à réformer l’ordre des clarisses et des franciscains. Elle obtient les dispenses nécessaires et sera aidée dans sa tâche par le père Henri de Baume.

Sa mission

Le Pape Benoît XIII la nomme abbesse. Elle commence sa réforme à Corbie, mais c’est un échec. Enfin, en 1410, elle arrive à entamer sa réforme à partir d’une maison religieuse de Besançon. C’est à partir de là que va débuter la réforme du second ordre franciscain. De là aussi , sont issues celles qui vont fonder ou réformer de 1412 à 1445, sous l’autorité de Colette, dix sept monastères de franciscains en Bourgogne pour la plupart, en Franche-Comté, en Flandre en Allemagne et en Picardie. Colette se montre ferme et exigeante dans l’application stricte de la règle originelle de Sainte Claire, elle a une influence aussi sur la branche masculine de l’ordre de Saint François et sur son tiers-ordre. Colette conseille les personnes des plus hauts rangs, leur demandant une grande rigueur morale. On dit qu’elle aurait rencontré Jeanne d’Arc en 1429.

La fin de sa vie et sa canonisation

Elle aurait fondé le Monastère de Bethléem à Gand ,où elle s’éteint en 1447. Selon sa volonté, elle est enterrée sans linceul ni cercueil. Dès 1471, on lui attribue des miracles, ce qui déclenche une en enquête. Elle est béatifiée en 1625 et canonisée en 1807.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Zothop

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