Saint-Riquier

Commune de la Somme

Saint-Riquier possède un riche patrimoine historique et touristique : une abbaye fondée vers 625, un beffroi datant du XIIIe siècle et un Hôtel-Dieu du XVIIe siècle. 


Saint-Riquier - Saint-Riquier Crédits : CRDP d'Amiens

Code postal : 80135

Nombre d’habitants : 1261 en 2010

Gentilé : Centulois, Centuloises

Canton d’Ailly-le-Haut-Clocher, communauté de communes du Haut Clocher

Saint-Riquier est située à l’ouest d’ Amiens |Amiens-> http://www.encyclopedie.picardie.fr/index.php/Amiens , elle possède un riche patrimoine historique et touristique : Une abbaye fondée vers 625, un beffroi datant du XIIIe siècle qui depuis juillet 2005, est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco , un Hôtel-Dieu construit entre 1688 et 1704.

Elle s’appelait autrefois Centule et son histoire remonte au haut Moyen Âge. En 625 Riquier, noble franc converti au catholicisme par des moines gyrovagues gaéliques, fonde un monastère. Celui-ci compte jusqu’à 300 moines à l’époque de Charlemagne, devenant un centre intellectuel réputé. Au cours des premiers siècles médiévaux, Centule acquiert une réputation de sainteté, voit sa population grossir et est entourée par de remparts. Le pélerinage vers les reliques du Saint fondateur et ermite de la forêt de Crécy se développe avec la fin du Moyen Âge et la cité prend alors le nom de Saint Riquier. En même temps, elle se voit confortée sous les rois Valois dans son rôle de place forte imprenable face à la Province d’Artois, alors en possession de la Maison d’Autriche.

L’église abbatiale


Saint-Riquier, abbatiale - Saint-Riquier, abbatiale Crédits : CRDP d'Amiens

Saint Riquier conserve les traces dee ce riche passé. Elles sont bien visibles au-dessus des habitations, lorsque l’on arrive en vue de cette cité du Ponthieu. L’église abbatiale, longue de 90 mètres, large de 27 et haute de 50 mètres, est une construction imposante.

Lui fait face l’Hôtel-Dieu dont les bâtiments actuels remontent au XVIIe siècle.

Enfin, au centre de la commune, son beffroi, reédifié en 1528, rappelle la lutte de la commune pour son indépendance au XIIe siècle.

Des remparts médiévaux de la ville, il ne reste que quelques pans de murailles, quelques tours, l’ensemble en mauvais état, mais son patrimoine en fait une ville d’art et d’histoire. Ses habitants d’ailleurs se nomment toujours les Centulois 


Saint-Riquier, abbatiale - Saint-Riquier, abbatiale Crédits : CRDP d'Amiens

L’abbaye de Saint Riquier, fondée en 625, connut son âge d’or à l’époque carolingienne. Ricarius, fils de prince converti au christianisme par deux moines irlandais, se retire comme ermite en forêt de Crécy. Il meurt en 645 et est inhumé à l’emplacement de l’actuelle abbaye de Forest-Montiers. Son corps est transféré à Centula où une abbaye est fondée. La cité prend alors le nom du saint : Saint-Riquier.
En 790, Angilbert gendre de Charlemagne, en devient l’abbé et transforme l’abbaye en centre intellectuel très important. En 881, elle est pillée par les Normands

Elle est brûlée par Hugues Campdavène, comte de Saint Pol en 1131.

Après avoir été reconstruite à la fin du XIIIe siècle, elle est détruite par un nouvel incendie en 1475 par les troupes françaises de Louis XI (son abbé étant un farouche bourguignon).

Un nouvel abbé, Eustache le Quieux restaure l’édifice ; son oeuvre est poursuivie après sa mort en 1511, par son successeur Thibaut de Bayencourt qui l’achève vers 1536. Malheureusement, en 1554, elle est saccagée par le fils de Charles-Quint, le futur Philippe II.

Une nouvelle restauration a lieu entre 1645 et 1695. En 1791, elle est vendue comme bien national. Elle est rachetée par la suite par l’Église pour en faire un petit séminaire.

L’église abbatiale demeure l’un des trois chefs d’oeuvres du gothique flamboyant picard. La façade occidentale du XVIe siècle est surmontée d’une vaste tour carrée flanquée de deux tourelles d’escaliers hexagonales. Sa statuaire a beaucoup souffert des intempéries et des exactions de la période révolutionnaire. On reconnaît cependant un Arbre de Jessé sur le tympan surmonté d’une Trinité, encadrée par les abbés Eustache le Quieux et Thibaut de Bayencourt.

Cette façade ne possède pas d’éclairage sans doute en raison de la présence de l’ancienne tour du XIe siècle.
L’abbatiale a une forme en croix latine de près de 100 m de long et 25 m de haut. Sa nef à cinq travées possède des bas-côtés, son choeur a deux niveaux avec déambulatoire et chapelles rayonnantes.
Des statues colossales entourent le porche : saint Christophe, saint Jacques le Majeur. Le mobilier reste exceptionnel : lutrin, stalles du XVIIe siècle, statues polychromes du XVIe siècle, peintures murales du XVIe siècle représentant le conte populaire au Moyen Âge : « Dit des trois morts et des trois vifs ».

Ce haut lieu de spiritualité au Nord de la capitale parisienne ne trouvera son aspect actuel qu’avec le XVIIe siècle et les restaurations entreprises par l’abbé Charles d’Aligre.

Son église abbatiale est à la mesure de son rayonnement. Par ses dimensions (longue de 96 mètres, large de 27 mètres et haute de 50 mètres), elle est le second monument religieux le plus vaste du diocèse d’Amiens, derrière l’église cathédrale bien sur.

À l’intérieur de ses murs, le visiteur peut y admirer, outre certaines pièces de son trésor, un Christ en croix du sculpteur Girardon (XVIIe siècle), qui a servi de modèle à nombre de croix de chemin érigées le long des routes du département au XIXe siècle, époque du Concordat et de la re-christianisation de l’espace rural.

L’élément le plus intéressant du monument demeure sa façade, élevée pendant la seconde moitié du XVe siècle, de style gothique flamboyant donc, mais fort teinté de Renaissance. Elle présente une double particularité, celle d’être dominée par une seule tour centrale (qui s’élève à 50 mètres de hauteur) encadrée par deux tourelles d’escalier, ainsi que d’être dépourvue de fenêtres.

Saint-Riquier, abbatiale - Saint-Riquier, abbatiale Crédits : CRDP d'Amiens

Ceci a rendu possible le déploiement de statues enchâssées (plus d’une cinquantaine) dans un réseau dense d’arcatures et de lignes, de moulures prismatiques. Au centre, la disposition s’organise en trois niveaux. Tout d’abord, le tympan central représente l’arbre de Jessé, autrement dit la représentation de l’arbre généalogique du Christ. Au dessus, et donc sur l’image, le tableau central représentant la Trinité, deux Abbés de Saint Riquier, ainsi que quelques apôtres. Au sommet, se situent le couronnement de la Vierge, St Michel, Adam, Eve, Moïse et Elie.

La maison de Napoléon


Saint-Riquier, la maison de Napoléon - Saint-Riquier, la maison de Napoléon Crédits : CRDP d'Amiens

Cette maison si singulière, située près de la place, a été construite par un grognard nostalgique de la Grande Armée : Louis Joseph Petit.
Son architecture nous montre un pignon imitant la forme du chapeau de Napoléon et surmonté d’une statue de l’empereur.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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