Saint-Louis Sucre

Groupe sucrier français créé en 1998

Producteur de sucre de betteraves et de sucre de cannes, Saint-Louis Sucre prend le relais de la Générale Sucrière, fondée en 1968. Le groupe rachète de nombreuses unités sucrières de la région et connaît une forte croissance. En 2002, il ouvre son capital aux planteurs de betteraves.

Saint-Louis Sucre est un groupe sucrier français, producteur de sucre de betteraves et de sucre de cannes. Il a été créé en 1998 à partir des capitaux de la Générale Sucrière, fondée en 1968. Il appartient depuis 2001 au groupe allemand Südzucker.

Le groupe connaît une forte croissance à partir des années 1970 par le rachat de la raffinerie de Roye, puis d’autres unités sucrières importantes entre 1992 et 1996 (Bresles, Marle, Aulnois).

À partir de 2002, il ouvre son capital aux planteurs de betteraves.

Quelques chiffres

Saint-Louis sucre

effectif moyen : 1 100 personnes 
Outil industriel : 4 sucreries, 1 raffinerie, 4 ateliers de conditionnement, 2 ateliers de sucre liquide, 1 distillerie.

chiffre d’affaires 2011-2012 de Südzucker : 7 milliards d’euros

La fermeture des sites

Film d’entreprise datant de 1992, La sucrerie d’Aulnois sous Laon est fermée le 13 janvier 1993.


Sucrerie, Marle - Industries à Marle Crédits : CRDP d'Amiens

La sucrerie de Marle

Marle, département de l’Aisne, 2468 habitants. Cette commune, située entre Laon et Vervins, aux portes de la Thiérache, possède un taux de chômage de 16.9 %. Un pourcentage supérieur à la moyenne départementale, elle-même supérieure à la moyenne régionale, toujours d’un ou deux points au-dessus de notre moyenne nationale.

Ce chiffre élevé est surtout du à la perte d’emplois industriels dans l’Aisne et la commune de Marle en est un bon exemple.

Les entreprises Bayer, une société de conditionnement de produits phytosanitaires, et Dane-Elec Memory, qui possède là un site d’emballage de ses produits, sont bien implantées à Marle.

Mais la commune a vu fermer sa sucrerie, un lieu historique plus que centenaire, en 1999.

En 2007, la cheminée monumentale de l’usine a été abattue devant un parterre d’invités et de curieux. Depuis, sur ce qui est devenue une friche industrielle, se poursuit le démantèlement du site.

Demeurent le four à chaux et quelques bâtiments, dont une partie datant des débuts de l’entreprise en 1854 …
Le département de l’Aisne comptait 74 sucreries au début du XXe siècle, des sites de petites envergures (1000 tonnes par jour pour les plus importantes), une taille optimale à l’époque en raison des coûts de transport élevés.

Leur nombre est allé en diminuant : 25 en 1914, 12 en 1925 après la reconstruction achevée.

Aujourd’hui, suite à la concentration et à la restructuration des entrepries, il n’en reste que 4.

L’usine de Marle n’échappe pas à la loi générale et le groupe Saint Louis Sucre, qui en était le propriétaire, a choisi de clore l’histoire de l’industrie sucrière dans la commune au moment du rachat par Südzucker. 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.