Saint-Just, Louis Antoine de

Homme politique (1776 - 1794)

Il va à l’école à Blérancourt, fugue et va en maison de correction. Il plonge dans la Révolution. Sa carrière politique est courte et fulgurante. Avec Robespierre, il pousse jusqu’à la Terreur la répression des « ennemis de la République ».


Louis Antoine de Saint-Just

Issu d’un père militaire et d’une mère fille de notable du Roi, Louis Antoine de Saint-Just est né à Decize (dans la Nièvre) le 25 Août 1767. Aîné d’une famille de trois enfants, il fréquente l’école du village de Blérancourt (dans l’Aisne) où ses parents se sont installés 10 ans après sa naissance. De 12 à 18 ans, il étudie au collège Saint-Nicolas des Oratoriens à Soissons. En 1785, il tombe amoureux de la fille du notable de Coucy-le-Château ; celui-ci le refuse comme gendre et marie Louise-Thérèse à un clerc, contre son gré. Saint-Just fugue alors de la maison parentale, emportant plusieurs pièces d’argenterie, bijoux, . . .

Il est alors envoyé en maison de correction pendant une année à Paris, puis se fait nommer clerc, avant d’intégrer la faculté de Droit de Reims ; il y reste un an puis retourne vivre à Blérancourt.

Ayant assisté aux débuts de la Révolution Française à Paris, il suit son déroulement depuis la Picardie et écrit notamment « l’Organt », un poème anti-monarchiste et anticlérical qui lui vaut des poursuites judiciaires. Il devient lieutenant-colonel de la Garde Nationale en Juillet 1789, et débute sa carrière d’homme politique au contact de la population rurale, proche de lui.

Saint-Just se rend à Paris et participe à la Fête de la Fédération du 14 Juillet 1790, et en fervent révolutionnaire, il fait partie du cortège pour le retour du Roi à Paris, après sa tentative de fuite à Varennes. Il rencontre la même année Maximilien de Robespierre, avec qui il lie de grands liens d’amitié.

Impliqué dans la vie politique , il entre à l’Assemblée législative en 1791 mais ne peut y siéger du fait de son jeune âge. Elu de l’Aisne le 5 Septembre 1792, il est du côté des Montagnards et plaide en leur faveur, contre les Girondins ; c’est en effet un homme cultivé, excellent orateur qui participe également à la rédaction de la Constitution de 1793.

Cette année-là, il est élu au Comité de Salut Public, puis représentant aux armées. Il est à l’origine avec Robespierre de la répression des « ennemis de la République » et se radicalise jusqu’à participer à la Terreur, contribuant à la chute des hébertistes et des dantonistes.

L’opulence, c’est l’infamie Crédits : Dr strangelove scrapbook, Flickr CREATIVE COMMONS
Saint-Just se joint ensuite à l’Armée du Nord, dont il prend le commandement en renversant les ordres établis par les généraux en place ; après quelques défaites, il parvient à l’emporter sur l’Autriche. Mais rappelé par le Comité de Salut Public le 27 Mai 1794, il rentre à Paris pour tenter de résoudre la Crise de Thermidor. Ceci échoue, et le lendemain de son discours (le 10 Thermidor) il est interrompu alors qu’il parlait devant le Comité et se laisse arrêter puis guillotiner le jour-même, à l’âge de 26 ans.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Recher Manon

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