Réserve de Saint-Pierre-ès-Champs

Réserve Naturelle Régionale, pays de Bray, Oise

La Réserve naturelle régionale des larris et tourbières de Saint-Pierre-ès-Champs s’étend sur près de 80 hectares. Connue pour la côte Sainte-Hélène et son célèbre tilleul pluricentenaire, le site est constitué de pelouses, ourlets calcicoles, boisements, prairies, tourbières et étangs qui abritent une faune et une flore exceptionnelles.

Située en Pays de Bray, dans l’Oise, la Réserve naturelle régionale des larris et tourbières de Saint-Pierre-ès-Champs s’étend sur près de 80 hectares. Connue pour la côte Sainte-Hélène et son célèbre tilleul pluricentenaire, le site est constitué de pelouses, ourlets calcicoles, boisements, prairies, tourbières et étangs.

Cet espace qui abrite une faune et une flore exceptionnelles recèle notamment l’un des plus beaux réseaux de pelouses calcicoles picards ainsi qu’une zone humide composée d’anciennes tourbières.

Jacinthe sauvage

Un patrimoine naturel exceptionnel

Les pelouses de la réserve abritent de multiples orchidées comme l’Orchis pyramidal ou l’Orchis bouffon, ainsi qu’une grande diversité d’insectes. Parmi eux, de nombreux papillons affectionnent particulièrement les versants ensoleillés de la Côte-Sainte-Hélène. Ainsi, 52 espèces de papillons de jour y ont été identifiées, soit 62% des espèces répertoriées en Picardie. A noter, la présence du très rare Azuré de l’ajonc.

Les zones embroussaillées servent de refuge pour la Vipère péliade et de lieu de nidification pour le Tarier pâtre.

On retrouve également dans les parties humides une faune diversifiée comme le Triton crêté, la Grenouille agile ou la Dolomède, araignée typique des marais.

Zoom sur le site des Tourbières

Le site des Tourbières présente un intérêt paysager certain, qui contraste avec le reste de la Réserve, essentiellement constitué de coteaux calcicoles. Composé de 8 étangs dont 5 à l’intérieur du périmètre de la RNR et situé en bordure de la rivière Epte (qui fait la frontière avec la région administrative de Haute-Normandie), le site offre un lieu de promenade privilégié grâce à la présence de nombreux sentiers piétons et d’un ponton permettant d’accéder aux zones les plus humides.

Cet espace est issu de l’exploitation humaine de la tourbe qui a perduré jusqu’en 1962. Ainsi, durant la seconde guerre mondiale, on y extrayait de la tourbe pour faire des bouchons de chauffage et des engrais. Plusieurs bâtiments furent construits pour cet usage et l’on retrouve aujourd’hui certains vestiges de cette activité sur le site (rails où se déplaçait l’extracteur de tourbe notamment).

Les milieux humides (boisement, prairies, plans d’eau, mares) présents sur le site des Tourbières accueillent :
■ des habitats naturels d’intérêt européen, comme l’Aulnaie marécageuse, diverses Roselières et mégaphorbiaies
■ des espèces intéressantes de la faune (Vertigo de Desmoulins-mollusque, Criquet ensanglanté…) et la flore (Populage des marais, Renoncule aquatique, Véronique germandrée)

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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