Pigeonniers en Picardie

architecture et fonction

Dans les fermes, le châteaux ou les abbayes, se doter d’un colombier était un privilège.

Pigeonniers de châteaux


Pigeonnier du château de Rumaisnil - Pigeonnier du château de Rumaisnil Crédits : CRDP d'Amiens

Pigeonnier dans le parc du château de Rumaisnil (Somme)

Le pigeonnier du château de Roberval


Pigeonnier du château de Roberval - Pigeonnier du château de Roberval Crédits : CRDP d'Amiens

Le château de Roberval, dans son aspect actuel, date du XVIIIe siècle, à l’exception des hautes toitures, sans doute plus anciennes.

Le prince de Soubise a profondément modifié l’édifice qui datait de la Renaissance en décorant la façade et les intérieurs dans le style Louis XVI .

Pigeonniers de fermes

Un privilège accordé par la coutume de Vermandois, permettait à toutes les grandes fermes seigneuriales, ecclésiastiques ou laïques, de se doter d’un colombier, pourvu qu’elles possèdent au moins 50 arpents de terre (environ 25 ha).

À l’exception du pigeonnier du XIIIe siècle de la ferme de la Grange à Longpont, on n’en connaît pas d’antérieur au XVIe siècle dans le Soissonnais et le Valois.

Ferme de Baisemont à Oigny-en-Valois (Aisne)


Pigeonnier de ferme, Oigny - Pigeonnier de ferme à Oigny Crédits : CRDP d'Amiens

Dans la futaie dense du massif forestier de Retz, un trou de lumière brise la verticalité des hêtres et ouvre une étendue horizontale : Oigny-en-Valois.

Le village, conquis sur la forêt qui l’enserre, est connu depuis 1153.

La ferme de Baisemont, située un peu à l’écart du village, possède une longue histoire.

Donnée en 1157 par un groupe de neuf chevaliers aux Prémontrés de l’abbaye de Lieu-Restauré, elle fut annexée à la chartreuse de Bourgfontaine en 1394, et le resta jusqu’à la Révolution.

Bâtie autour d’un quadrilatère, son entrée est commandée par un corps de logis du XVIIIe siècle. À la manière des fermes du Soissonnais et du Valois, les autres bâtiments d’exploitation, poulailler, toit à porcs, grange du XVIe siècle, chapelle rappelant l’origine religieuse, écurie, s’ordonnent autour de la cour dominée par un colombier à pied.

Celui-ci appartient à la typologie des colombiers de plan carré, en pierre de taille bien appareillée, dont la chronologie s’échelonne du XVIe au XVIIIe siècle (Coeuvres, Arcy-Sainte-Restitue, Retheuil).

Les larmiers très saillants du XVIe siècle empêchant les rongeurs de grimper sont devenus ici de simples bandeaux plats, fréquents aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Ce colombier comporte deux niveaux : un rez-de-chaussée surélevé qui servait peut-être de laiterie, et un second niveau accessible par une porte à mi-hauteur, dont les parois, tapissées de boulins où nichent les pigeons, sont percées de quatre ouvertures latérales laissant le passage des oiseaux. Une échelle tournante permettait d’atteindre les boulins. Un toit à quatre pans en tuile couvre l’édifice.

Pigeonnier de Romescamp (Oise)


Pigeonnier de ferme, Romescamp - Pigeonnier de ferme à Romescamp Crédits : CRDP d'Amiens

Pigeonnier original dans une cour de ferme.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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