Paix d’Amiens

Traité de 1802

La Paix d’ Amiens est un traité de paix signé le 27 mars 1802 afin de protéger la toute nouvelle république française contre les attaques de la Seconde coalition des puissances européennes, dirigées par l’Angleterre.


La paix d’Amiens, par Jules-Claude Ziegler, 1853 Crédits : Musée de Picardie, Wiki commons
La Paix d’Amiens est un traité de paix de 22 articles, signé le 6 germinal an X, c’est à dire le 27 mars 1802 et ratifié à Paris le 28 germinal de la même année (18 avril 1802) afin de protéger la république nouvellement créée contre la Seconde coalition des puissances européennes, dirigées par l’Angleterre, contre la Révolution française.

Des articles préliminaires ont été signés à Londres le 9 vendémiaire an X (1er octobre 1801), dont l’article XV nommait des plénipotentiaires destinés à se rendre à Amiens pour rédiger le traité définitif.
 

les signataires

■ La République française, représentée par Joseph Bonaparte, conseiller d’état
■ Le roi d’Espagne et des Indes, représentée par don Joseph-Nicolas d’Azzara, conseillé d’état
 ■ La République batave, représentée par Roger-Jean Schimmelpenninck, ambassadeur à l’ambassade de France
 ■ Le roi du royaume uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, représentée par le marquis de Cornwallis, conseiller privé de sa majesté.

Les préparatifs

La signature du traité faisait partie d’un congrès qui commençait le 5 décembre 1801 pour se terminer en mars de l’année suivante, il fallait donc loger, occuper et donner une haute image de la France et de la ville d’Amiens aux signataires et au personnel qui les accompagnait. Le préfet Nicolas Quinette et le maire Augustin de Bray durent travailler dur pour faire d’Amiens une ville accueillante. On décore l’Hôtel de Ville ( des tableaux du château de Versailles sont offert à la mairie pour l’occasion ), on remet en état la route Calais-Amiens et Paris-Amiens et on cache la misère en créant des oeuvres de charité.

Les signataires furent logés dans les plus belles maisons de la ville. Lord Cornwallis rue Saint-Jacques, Joseph Bonaparte rue Porte-Paris, d’Azarra rue des Jacobins, Schimmel-Penninck rue Neuve. Les loyers coûtaient 18 000 francs pour deux mois et il a été dépensé 32 000 francs pour les aménager et les décorer.

Le service d’honneur est assuré par Le 4e régiment de dragons, commandé par le le colonel Wattier, ainsi que quatre compagnies de grenadiers.

Le traité

D’abord, les parties devaient mettre en place une bonne entente entre elles et la maintenir. Les otages et prisonniers devaient être rendus à leurs patries d’origines et les frais engendrés par leurs incarcérations devaient être réglés. L’Angleterre devait rentre à France et à la République Batave toutes ses colonies occupées pendant la guerre ( comme cap de Bonne-Espérance pour la République Batave ) sauf l’île de la Trinité et des possessions hollandaises dans l’île de Ceylan.

le traité fixait aussi les limites des Guianes française et portugaises à la rivière d’Arawari, qui se jette dans l’Océan au-dessus du cap Nord, près de l’île Neuve et de l’île de la Pénitence. La rive septentrionale appartenait à la France et la rive méridionale à sa majesté très-fidèle. Il maintenait les territoires, possessions et droits de la sublime Porte et reconnaissait la République des Sept-Iles.

La France, la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Espagne, la Russie et la Prusse devaient garantir l’indépendance totale des îles de Malte, de Gozo et Comino et reconnaître le maltais comme la langue officielle du pays.

les troupes Françaises devaient libérer Porto-Ferrajo et les anglais Porto-Ferrajo ainsi que toutes les îles occupées en Méditerranée et dans l’Adriatique. En général, toutes les occupations devaient être libérées dans le mois pour l’Europe et dans les trois mois pour l’Afrique et l’Amérique, dans les six mois pour les mers et le continent d’Asie. les habitants pourraient jouir de leurs propriétés acquises avant et pendant la guerre et pratiquer leurs cultes.

Toutes les dettes et créances devaient être payées par les puissances signataires à la signature du traité et toutes les réclamations devaient être jugées devant les tribunaux.

les parties contractantes devaient ratifier le traité dans l’espace de trois mois.

 

Les faiblesses du traité

L’opinion publique, en France comme en Angleterre, voit d’un bon oeil ce traité, dont ils ignorent les faiblesses. Les parties contractantes ayant omis de parler des sujets qui fâchent, comme les occupations de la France Révolutionnaire : port d’Anvers, Belgique et rive gauche du Rhin. Une guerre peut éclater à la moindre occasion. C’est le cas en mai 1803 sous le prétexte de la non-exécution de l’accord relatif à Malte.

En savoir plus

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Zothop

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.