Monuments commémoratifs de Thiepval

Mémorial de la bataille de la Somme

Un mémorial franco-britannique, un mémorial dédié aux soldats de l’Ulster et un cimetière franco-britannique rappellent l’ampleur du désastre de la bataille de la Somme en 1916.


Mémorial britannique de Thiepval Crédits : Canopé-CRDP Amiens

En 1916, le département de la Somme est le théâtre d’une des plus importantes offensives de la Première Guerre mondiale.

Britanniques et Français tentent alors de percer les lignes ennemies à l’est d’Amiens. Sur une ligne de front d’une cinquantaine de kilomètres, depuis Albert, en passant par Péronne, jusque Bapaume, la bataille oppose Alliés et Allemands du 1er juillet au 18 novembre suivant. Sans résultat probant sur le plan stratégique.

Thiepval est un site incontournable de la bataille de la Somme, fortifié, et chèrement défendu par les troupes allemandes du 180e régiment Wurtembergeois. L’actuel mémorial a été construit à l’emplacement de l’ensemble de galeries souterraines, ou souabes, qui avaient été construites.

400.000 combattants laissent leur vie sur le champ de bataille. 

Le mémorial britannique


Thiepval, mémorial britannique - Thiepval, mémorial britannique Crédits : CRDP d'Amiens

Du haut de ses 45 m de hauteur, l’imposant « memorial to missing » anglais de Thiepval domine la vallée de l’Ancre. situé sur la Route départementale 73, en venant du village voisin de Pozières.

Le monument, inauguré en 1932, est le plus important des mémoriaux militaires britanniques en France.

Cette sorte d’énorme arc de triomphe est construite en briques et en pierres suivant les plans de l’architecte Sir Edwin Lutyens (architecte du palais du vice-roi de New Delhi).


Thiepval, mémorial britannique - Thiepval, mémorial britannique Crédits : CRDP d'Amiens

Commencé en 1923, il n’est achevé qu’en 1932.

Le Prince de Galles, le futur Edourd VII, et le Président de la République française Albert Lebrun l’inaugurent solennellement le 31 juillet 1932. 

160 000 visiteurs viennent s’y recueillir chaque année.

Il repose sur seize piliers en forme d’enclos et rappelle le sacrifice des troupes britanniques engagées dans la bataille à partir du 1er juillet 1916, journée la plus sanglante pour l’armée britannique, avec 19 420 morts.

Les noms des 73367 disparus britanniques et sud-africains, tombés pendant la Bataille de la Somme et n’ayant pas de sépulture connue y sont inscrits.


Thiepval, mémorial britannique - Thiepval, mémorial britannique Crédits : CRDP d'Amiens

Au-dessus, des couronnes de lauriers rappellent aux visiteurs le nom des lieux de bataille de la Somme. 

Un cimetière franco-britannique a été créé derrière le mémorial. Il se trouve à l’emplacement des lignes de front lors de ce 1er juillet 1916, premier jour des combats et journée la plus sanglante pour l’armée britannique, avec 19240 morts. 


Thiepval, mémorial britannique - Thiepval, mémorial britannique Crédits : CRDP d'Amiens

 Le mémorial des soldats des bataillons de l’Ulster


Thiepval, tour de Belfast, mémorial de l’Ulster - Tour de Belfast, mémorial de l'Ulster Crédits : CRDP d'Amiens

La Tour de Belfast ou Helen Tower est le mémorial de tous les soldats des bataillons d’Ulster (Royal Irish Fusiliers, Inniskilling Fusiliers, Royal Irish Riflesqui), tués pendant la Première Guerre mondiale.

Une plaque apposée sur ses murs indique « Mémorial dédié à la 36 e Ulster Division ainsi qu’aux autres hommes de l’Ulster qui servirent pendant la grande guerre (1914-1918) ».

Construite dans le style gothique troubadour grâce à une souscription publique et inaugurée en 1921, elle est la réplique d’une tour située dans le parc de Clandeboye, près de Belfast, qui fut le camp d’entraînement de la 36e division irlandaise.

Le secteur opérationnel de ce corps de troupe s’étendait depuis la lisière du Bois de Thiepval jusqu’au village d’Hamel.

En ce 1er juillet 1916, elle fut la seule unité britannique à avoir atteint son objectif. Mais les soldats Irlandais furent ensuite pris conjointement sous le feu du barrage roulant de l’artillerie britannique et sous celui des mitrailleuses allemandes.

Ayant perdu plus de 5500 hommes en quelques heures, la division irlandaise dut être évacuée dès le lendemain.
 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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