Monuments aux morts de la Seconde Guerre mondiale

Monuments dédiés

Chaque village a son monument aux morts. Certains sont plus spécifiques, dédiés à des unités combattantes particulières.


Rumaisnil, monuments aux morts - Rumaisnil, Monuments aux morts Crédits : CRDP d'Amiens

Rumaisnil, commune de la Somme a fusionné administrativement en 1972 avec Namps-au-Mont, Namps-au-Val et Taisnil, pour constituer Namps-Maisnil.

À côté du monument au mort qui honore les « enfants de Rumaisnil morts pour la patrie », est érigé un monument à la mémoire de soldats marocains, tombés au combat non loin de là.


Rumaisnil, monument aux morts dédié aux tirailleurs marocains - Rumaisnil, Monuments aux morts Crédits : CRDP d'Amiens

Ces neuf soldats marocains appartenaient au 8e R.T.M., (régiment de tirailleurs marocains) qui avait été créé à Fez en 1926.

Ce régiment participait aux opérations de pacification du Maroc, des confins du Tafilalet et du Haut Atlas.

À partir de 1934, il tient garnison dans le Sud de la France, puis en Franche-Comté, en caserne à Belfort et Lons-le-Saunier.

Stationnés en Alsace avec la 13e Division d’Infanterie pendant la « drôle de guerre », les tirailleurs marocains vont se distinguer pendant la campagne de France, au printemps 1940.

Aux mois de mai et Juin 1940, ils combattent sur la Somme. Il ne s’agit plus alors de maintenir une ligne de front dans ces secteurs situés au Nord de la capitale parisienne, mais de retarder l’avancée des troupes allemandes.

A proximité de Conty, le régiment aménage des défenses succinctes en rase campagne, afin de contenir les forces allemandes venant d’Amiens.

Le 8e R.T.M., bientôt submergé à Seux, établi une seconde ligne de défense sur la Poix, les 5 et 6 juin. Celle-ci doit permettre à la division de se replier.

Neuf hommes du régiment tombent au combat non loin de Rumaisnil.

Ce qui subsiste du 8e Régiment de Tirailleurs Marocains se replie ensuite plus au sud, sur l’Oise, puis sur la Loire, et rejoint ensuite Meknès, au Maroc.

Le monument aux morts de ce petit village de la Somme témoigne de la réalité de l’engagement des forces coloniales dans l’armée française en 1940, bien avant le débarquement de Provence, au mois d’août 1945.
 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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