Montupet

Deuxième producteur mondial de culasses automobiles

L’entreprise Montupet à Laigneville, dans l’Oise, est le deuxième producteur mondial de culasses automobiles. 120 ans d’expérience, 500 salariés, le site picard mise sur la qualité de sa production et de ses recherches.


Entreprise Montupet Crédits : Cyrille Struy Région Picardie
Montupet, un des plus gros employeurs de Picardie

Un million de culasses de voitures sont produites chaque année dans l’entreprise, soit 5 000/jour de production. Le savoir-faire des 500 salariés de l’usine Montupet de Laigneville est reconnu dans le monde automobile.

Avec un chiffre d’affaires de 80 M€, l’entreprise isarienne est à l’origine du second groupe mondial de la culasse (400 M€ de chiffre d’affaires).
L’entreprise Montupet a été créée il y a 120 ans à Nogent-sur-Oise. D’abord fonderie pour alliage de cuivre, puis pour alliage d’aluminium, elle a été introduite en bourse en 1966 et, dans les années 1980, a fusionné avec une fonderie d’aluminium de Châteauroux : le groupe Montupet était né.

Un rayonnement mondial

Pour pérenniser l’entreprise, les dirigeants ont adapté l’activité de Montupet à un marché automobile de plus en plus international, avec une recherche de proximité géographique et de coûts compétitifs pour satifaire au mieux leurs clients.

• 1987 : Montupet achète une usine en Espagne
• 1989 : ouverture d’une usine en Irlande
• 1999 : implantation au Mexique, avec la construction d’une usine de production
• 2008 : installation d’une antenne en Bulgarie
• 2013 : le groupe intègre le marché de l’Inde, par le biais d’un joint-venture

En France, l’usine de Châteauroux a été développée, le site de Nogent, devenu trop étroit, a été transféré à Laigneville en 2000 pour répondre à une demande croissante des clients de l’entreprise.

Un savoir-faire reconnu

Cette croissance projette l’équipementier dans une position de 1er plan en Europe et aux États-Unis, avec des clients comme Ford, Renault-Nissan, Audi, PSA, BMW, Continental Teves, HTT, GM-Daewoo et récemment Daimler.
À Laigneville, ce sont essentiellement des culasses pour les usines Renault du nord de la France, de Normandie et d’Espagne. Mais le site de l’Oise travaille aussi pour l’Afrique du Sud, BMW et Mercedes.

Un programme de recherche innovant

Le site de Laigneville abrite aussi le centre de recherche et développement du groupe Montupet. Une centaine de salariés, essentiellement des ingénieurs et techniciens, sont à la recherche constante d’améliorations. 12 M€ sont investis annuellement pour mettre au point de nouvelles pièces. Tous les prototypes du groupe sont rélisés à laigenville, soit une centaine de nouvelles culasses par an.
Les culasses sont de plus en plus sollicitées dans les moteurs. Elles doivent encaisser plus de variations thermomécaniques, être plus résistantes et moins lourdes. L’innovation porte à la fois sur les matériaux, sur les procédés de fonderie et sur le traitement thermique".

Le centre de Laigneville se distingue notamment par sa capacité à utiliser des outils de simulations pour les nouvelles culasses. Il collabore sur ces thèmes avec l’Université de technologie de Compiègne, et avec l’Université de Picardie Jules-Verne. Dernièrement, il a réussi à recycler le sable utilisé pour noyauter les culasses. Une avancée environnementale et économique pour l’équipementier.

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine

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