Mers-les-Bains

Commune de la Somme

Mers-les-Bains, à la limite de la région Haute-Normandie, bénéficie de la proximité et de la réputation du Tréport.


Mers-les-Bains Crédits : CRDP Amiens

Mers forme avec ses voisines du Tréport et d’Eu une conurbation de 25000 habitants axée sur le cours inférieur du fleuve côtier la Bresle dont l’embouchure échancre les falaises crayeuses.

Sur sa rive droite (en haut de la photo) ont été creusés les bassins à écluse du port dont l’un reçoit les bateaux de plaisance et l’autre, bordé d’entrepôts et d’usines, desservi par la voie ferrée, accueille des navires de commerce de faible tonnage (trafic : 500000 t/an).

La limite communale entre Mers et Le Tréport est aussi la limite entre les régions de Picardie et de Haute-Normandie.

Le port se trouve en Normandie et la vaste emprise de la verrerie Saint-Gobain est en Picardie !

Au nord de l’estuaire, le style des villas du front de mer atteste la fonction touristique de la cité dès la fin du XIXe siècle. Sa proximité de Paris et la facilité d’accès par voie ferrée en font une station balnéaire en vogue au début du siècle.

Le bas quartier de la ville souffre des incursions de la mer lors de chaque violente tempête.

L’essor des « bains de mer » au XIXe siècle


Mers-les-Bains, villa du bord de mer Crédits : CRDP Amiens

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la bourgeoisie d’affaire lance la mode des bains de mer, suivis par les artistes et écrivains dont Alexandre Dumas.

Cette vogue s’accompagne d’un discours médical vantant les mérites de l’air iodé et de l’eau salée... Mais Le Crotoy, Saint-Valéry, Cayeux, Ault réunis n’accueillent tout au plus qu’un millier de ces baigneurs au début du Second Empire.

La venue du chemin de fer change la donne et résout le problème du coût et de la lenteur des transports. En 1872, Mers bénéficie de la construction d’une gare, suivant le projet de la puissante Compagnie des Chemins de fer du Nord, conjointe avec sa voisine, Le Tréport.

La petite station balnéaire bénéficie au passage du déjà grand rayonnement de sa voisine, déjà fréquentée autrefois par le roi Louis-Philippe.

Désormais à trois heures de la capitale parisienne, Mers deviendra vitLe Mers-les-Bains. Les élus locaux prennent vite la mesure de l’opportunité d’un développement de leur cité autour du tourisme de plage.

Le front de mer offre encore un potentiel immobilier immense avec de larges terrains à pourvoir en propriétaires et en constructions neuves.

Le temps où Mers n’était qu’un petit village de pécheurs n’est plus. Les villas des heureux et riches propriétaires s’élèvent face à la plage.

Pour permettre au plus grand nombre d’avoir une vue sur la mer, le principe d’une architecture de la verticalité s’impose. Les villas sont en général peu larges, mais hautes (2 à 3 étages). Elles comportent des balcons ouvragés avec leur charpente de bois, des oriels ou bow-windows – une avancée en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux – abondamment décorés.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Désiré Emmanuel (CRDP d’Amiens)

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