Mérimée, Prosper

Écrivain, auteur dramatique (1803-1870)

Il est avocat, homme politique, homme de la cour de Napoléon III et académicien. Il est tout cela, mais la postérité retient de lui sa fameuse dictée, ses nouvelles et ses pièces de théâtre, dont celle sur les révoltes paysannes dans la Picardie du XIVe siècle.


Prosper Mérimée

Après des études secondaires au lycée Henri-IV à Paris, Prosper Mérimée (1803-1870) s’orienta vers le droit. Il se lia d’amitié avec Stendhal, et fréquenta le salon Stapfer où il rencontra Viollet-le-Duc, Sainte-Beuve… Reçu avocat, il entra au ministère du Commerce. Il partit vers 1830 en Espagne où il rencontra la comtesse de Montijo. A son retour, il devint chef de cabinet dans différents ministères. Il fut nommé en 1834 inspecteur général des monuments historiques et sauva de nombreux monuments de la ruine. Il se mit à l’étude du russe et entreprit la traduction de Pouchkine et de Gogol.

A Compiègne, il participa aux « séries » de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie, réceptions organisées au château pour les célébrités de l’époque groupées par affinités. Mérimée y composa sa fameuse dictée. Il fut reçu à l’Académie française en 1844.

La Jacquerie

Mérimée à consacré une pièce de théâtre aux révoltes paysannes qui se déclenchèrent dans la Picardie du XIVe siècle.

Voici la préface de La Jacquerie, qui résume bien ses intentions :

« Il n’existe presque aucun renseignement historique sur la Jacquerie. Dans Froissard, on ne trouve que peu de détails et beaucoup de partialité. Une révolte de paysans semble inspirer un profond dégoût à cet historien, qui se complaît à célébrer les beaux coups de lance et les prouesses de nobles chevaliers.

Quant aux causes qui produisirent la Jaquerie, il n’est pas difficile de les deviner. Les excès de la féodalité durent amener d’autres excès. Il est à remarquer que, presque dans le même temps, de semblables insurrections éclatèrent en Flandre, en Angleterre et dans le nord de l’Allemagne.

En supposant qu’un moine fut le chef des révoltés, je ne croîs pas avoir péché contre la vraisemblance historique. De fréquentes querelles divisaient alors le clergé et la noblesse. — L’insurrection d’Angleterre fut dirigée par un prêtre nommé John Bail.

J’ai lâché de donner une idée des mœurs atroces du XIVe siècle, et je crois avoir plutôt adouci que rembruni les couleurs de mon tableau. »

Mérimée, Prosper par « Picardia », publié le 08/02/08

À lire
■ Des supercheries littéraires : « Le Théâtre de Clara Gazul » (1825), « La Guzla » (1827)".
■ Des romans historiques : « La Chronique du règne de Charles IX » (1829).
■ Des nouvelles : « Mateo Falcone » (1829), « Le Vase étrusque » (1830), « La Double Méprise » (1833), « Colomba » (1840), « Carmen » (1845), « La Chambre bleue » (1866), …
■ Des scènes dramatiques : « La Jacquerie » et « La Famille de Carvajal » (1828).
■ Des « Lettres à une inconnue » (1873).
■ Des notes de voyages d’études : « Notes de voyages » (1835, 1836, 1838, 1840).
■ Des études : « Etudes sur l’histoire romaine et Monuments helléniques » (1842), « Etudes sur les arts au Moyen Âge » (1876).

Mots Clés

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.