Mémorial de l’internement et de la déportation

Compiègne, Oise - 2008

Le Mémorial de l’internement et de la déportation est inauguré à Compiègne Le 23 février 2008 sur l’emplacement de l’ancien camp de Royallieu où les Allemands internaient les prisonniers politiques entre 1941 et 1944.


- Mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne Crédits : CRDP d'Amiens

L’ancien camp de Royallieu est situé à l’est de l’agglomération et en bordure de la forêt domaniale. Sous l’appellation de « Frontstallag 122 », du mois de juin 1941 au mois d’août 1944, cette ancienne caserne devient un camp d’internement pour prisonniers politiques ou tombant sous le coup des lois raciales.

Le camp se transforme. Des murs d’enceinte sont élevés, des miradors et des barbelés en assurent la surveillance, tandis que 24 baraques de quelques 60 mètres de longueur sur 15 de largeur sont construites.
Trois d’entre-elles ont été conservées en l’état. Ces vestiges de la seconde Guerre mondiale abritent des documents qui retracent le passé douloureux de ce site, en même temps qu’ils sont eux-mêmes des objets d’exposition.


- Mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne Crédits : CRDP d'Amiens

À l’entrée et sur la gauche du mémorial, toujours sur le bord de la route nationale n°32 qui relie Paris à Saint-Quentin, est placé le monument de la déportation, inauguré en 1972.


- Mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne Crédits : CRDP d'Amiens

Au centre d’une clairière se dresse une stèle, qu’entoure un muret de pierres blanches. Ce dernier possède une sculpture en bas-relief, œuvre de l’artiste Georges Muguet, et qui représente les victimes de l’internement et de la déportation.

53785 détenus ont transité par le camp d’internement de Compiègne. Parmi ceux-ci le poète Robert Desnos.

Le 20 mars 1944, un mois après son arrestation, le résistant est transféré de la prison de Fresnes vers Compiègne. Le 27 avril suivant, il fait partie d’un convoi de mille sept cents détenus à destination de Buchenwald. Puis Flossenbürg, Flöha, Theresienstadt, et la mort.


- Mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne Crédits : CRDP d'Amiens

Au camp de Royallieu, au milieu des autres prisonniers, le poète prononce des conférences et organise des séances de lecture de poésie. A cette occasion, Robert Desnos rédige notamment Sol de Compiègne . Quelques-uns de ces vers sont inscrits sur le monument de la déportation de Compiègne.

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Picardia ; CRDP Picardie

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