Lin

Linum usitatissimum de la famille des Linaceae

La culture du lin pour le textile apparaît au XVIe siècle. Aujourd’hui, la culture du lin pour l’utilisation de ses graines oléagineuses est en plein essor.


Champ de lin - Champ de lin Crédits : Secrets de Plantes

La culture du lin oléagineux, quasiment absente du sol picard en 1990, assure aujourd’hui près d’un tiers de la production française.

La variété Linum usitatissimum est l’une des plus ancienne plante utilisée dans l’industrie textile. La toile de lin est aussi très appréciée des peintres, de même que l’huile de lin qui donne à la peinture des tons plus brillants.

Aujourd’hui, le lin oléagineux est surtout cultivé pour la production d’huile riche en oméga3, utilisée pour l’alimentation humaine et animale.

Linum vient de « linon », fil, allusion à son usage textile. Usitatissimum, très utilisé, fait référence à son usage intensif.
Même s’il a été détrôné ensuite par le coton, puis aujourd’hui par les fibres synthétiques, il a marqué notre vocabulaire de sa profonde empreinte avec des mots comme linge, linceul, linon, linoleum, ou même linotte, oiseau qui en était friand.
Il est symbole de vie, de végétation facile et abondante. Il était même tellement apprécié en Europe du Nord que jusqu’au XIIe s. il tenait lieu de monnaie dans l’île de Rügen.

Lin ou Linum usitatum de la famille des Linaceae

Sa racine est grêle, simple ou fibreuse. Sa tige, dressée, ordinairement solitaire, mesure de 40 à 70 cm et elle est cylindrique, effilée, fragile, simple à la base, rameuse en hauteur. Les feuilles, alternes, sont sessiles, lancéolées, étroites, aiguës, entières et parcourues en-dessous par trois nervures longitudinales. Les fleurs, en juin-juillet, sont bleu clair ou violacées et groupées sur des pédoncules filiformes, l’ensemble formant un corymbe terminal. Le fruit est une capsule globuleuse, pointue, entourée par le calice persistant divisé en 10 lobes qui renferment les graines. Celles-ci, ovales, aplaties, brunes et luisantes, sont les graines de lin bien connues.

Le lin est une plante herbacée annuelle, cultivée et subspontanée dans presque toute la France et dans une grande partie du globe. Son origine spontanée reste inconnue, mais c’est une plante très ancienne : le lin, déjà filé à l’âge de pierre, est présent dans toutes les civilisations anciennes, en Chaldée, en Égypte, en Palestine, en Grèce.

Folklore

Linum vient de « linon », fil, allusion à son usage textile. Usitatissimum, très utilisé, fait référence à son usage intensif.
Même s’il a été détrôné ensuite par le coton, puis aujourd’hui par les fibres synthétiques, il a marqué notre vocabulaire de sa profonde empreinte avec des mots comme linge, linceul, linon, linoleum, ou même linotte, oiseau qui en était friand.
Il est symbole de vie, de végétation facile et abondante. Il était même tellement apprécié en Europe du Nord que jusqu’au XIIe s. il tenait lieu de monnaie dans l’île de Rügen.
Ses symboles sont argent, santé, protection.
Les graines sont employées dans les voeux d’argent. En Pologne, on met ses graines et de la petite monnaie sur l’autel de son saint préféré. En Russie, on faisait germer des graines dans ses chaussures, on donnait à manger le contenu du pied gauche à l’âne, celui du droit au boeuf et on était assuré de ne plus jamais manquer d’argent.
Les fleurs bleues du lin sont un puissant protecteur contre les sorts (à mettre dans une cruche de chaque côté du lit). Elles chassent le diable de la maison.
Mais dans une vallée du Piémont, on dit que voir en songe du lin trempé dans l’eau est le signe d’une mort dans le courant de l’année.
Plusieurs usages concernaient les enfants. Pour qu’un enfant soit beau et vigoureux et qu’il fasse honneur à ses parents, il était conseillé de le conduire trois jours heure pour heure après son septième anniversaire dans un champ de lin et de l’y faire danser au son de la viole. On pouvait aussi pour le faire grandir, semer du lin à la fois sur lui et dans un pré. Courir dans un champ de lin après le coucher du soleil aurait également permis de se débarrasser pour de longues années des vertiges et étourdissements. 

Usages médicinaux traditionnels

Hippocrate se servait de cette plante contre la sciatique, la goutte et pour apaiser les douleurs. Madame de Sévigné, que l’on sait toujours attentive à sa santé, déclarait qu’avec ce remède, elle n’aurait « jamais de néphrétique ».
Le lin est un excellent remède contre la toux. Il est aussi diurétique et émollient et spécialement recommandé dans les inflammations des voies urinaires ou dans les inflammations ulcéreuses de l’appareil digestif.
Ses graines sont surtout employées en tant que laxatives ou réduites en farine, pour faire des cataplasmes émollients et maturatifs.

Les graines de lin auraient une action goîtrigènes et quelquefois eczémateuse dont il faudrait tenir compte.

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Picardia

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