Lamarck, Jean-Baptiste de

Naturaliste et militaire (1744-1829)

On pourrait l’appeler biologiste puisqu’il est le premier à avoir employé ce terme pour désigner la science des êtres vivants. Il réalise une classification des plantes puis des invertébrés. Il introduit la notion de variabilité des espèces, mais reste transformiste.


Jean-Baptiste de Lamarck Crédits : Galerie des naturalistes de Jules Pizzeta

Jean-Babtiste Antoine Pierre Monnet de Lamarck est né le 1er Août 1744 à Bazentin dans la Somme. Son père le destinait à la vie ecclésiastique et l’envoya étudier à Amiens dans l’école des Jésuites ; cependant à sa mort, Jean-Baptiste entame une carrière militaire et se distingue dès la première bataille, se faisant nommer Officier. Il sert l’armée jusqu’en 1763 où il part à Paris pour étudier la médecine.

Lamarck se passionne alors pour la météorologie, et son mémoire est primé par l’Académie des Sciences. Il s’intéresse ensuite à l’herboristerie (une discipline à la mode à l’époque) et améliore le moyen de classification des plantes, de sorte que sa méthode est encore utilisée aujourd’hui. Il répertorie les plantes et publie en 1778 « La Flore Française », ce qui lui permet d’entrer à l’Académie des Sciences ; puis en 1788 à la mort de son ami et collègue le Comte de Buffon (un célèbre naturaliste), il obtient une place au Jardin des Plantes, au service direct du Roi.

Mais la Révolution Française réforme le Jardin des Plantes et Lamarck obtient une chaire de zoologie. Se spécialisant dans l’évolution des invertébrés, il cherche à en trouver une classification plus précise et publie entre 1815 et 1822 « L’Histoire des Animaux sans Vertèbres ».

Après avoir refusé une chaire à la Sorbonne en 1809 à cause de son mauvais état de santé, il étudie la variabilité des espèces ; il avait en effet observé qu’au sein d’une même espèce, il existe des disparités individuelles, et cela le conduira à la théorie de l’évolution. Lamarck expose donc sa thèse la même année dans la « Philosophie Zoologique », où le terme de « biologie » apparaît pour la première fois pour désigner un domaine de connaissance propre, étudiant les caractéristiques communes des êtres vivants.

Jean-Baptiste Lamarck est donc un scientifique novateur qui a changé la façon d’appréhender les êtres vivants et qui a posé les bases de la biologie moderne ; il a pourtant été très critiqué, car sa théorie ne pouvait se vérifier en pratique, et parce qu’elle soulevait plus de questions qu’elle n’apportait de réponses.

Il meurt le 18 Décembre 1829 dans sa maison au Muséum national d’Histoire Naturelle ; il sera enterré dans une fosse commune, probablement par manque de piété filiale.

Le transformisme de Lamarck

Dans une perspective de classification des animaux, Jean-Baptiste Lamarck a remarqué que des êtres vivants appartenant à une même espèce peuvent avoir quelques différences entre eux. Selon lui, cette variabilité individuelle est due à deux tendances propres à tous les êtres vivants : la complexification et l’adaptation au milieu, qui nous conduisent vers une théorie évolutionniste.

La complexification est un phénomène lié à celui de la génération spontanée. On a longtemps crû que, parfois, les individus d’une espèce apparaissaient spontanément sous la forme d’une sorte de cellule, un organisme très simple destiné à évoluer, se perfectionner et former un être vivant à part entière ; cette tendance à la multiplication et à la spécialisation des organes est la complexification.

Ces êtres évoluent dans un milieu naturel donné qui conditionnera en quelque sorte les caractéristiques propres de l’espèce. En effet les êtres vivants s’adaptent à leur environnement et à ses changements, selon leurs besoins. On peut alors voir des animaux avec un des organes très développé (le cou de la girafe qui a dû s’allonger jusqu’en haut des arbres, par exemple) et d’autres qui n’ont pas un besoin vital d’utiliser un de leurs organes, celui-ci s’atrophie et parfois même disparaît (la taupe est aveugle car elle ne vit quasiment que sous terre). Ces modifications sont héréditaires pour Lamarck, et ne peuvent se remarquer à l’échelle humaine ; de plus, puisque l’environnement est en perpétuel changement, on peut penser que les espèces vivantes sont en mutation constante, ce qui légitime une théorie évolutionniste.

Statue de Jean-Baptiste Lamarck à Bazentin

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Picardia

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