Innovation en Picardie

Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie, Université de Picardie Jules Verne

Un téléphone, un ordinateur portable, un véhicule fonctionnant à l’énergie végétale, sans apport d’énergies fossiles ?


Jean-Marie Tarascon Crédits : Région Picardie

La pollution et le réchauffement climatique, la quantité de plus en plus limitée d’énergies fossiles, et leur coût concourent à faire des énergies renouvelables un impératif mondial, et le stockage de l’énergie électrique « verte » est un défi, et un enjeu. La conception de nouveaux types de batteries plus performantes ou de batteries « vertes » élaborées à partir de composants végétaux apporte une réponse à ce défi.

Le laboratoire de réactivité et de Chimie des solides de l’Université de Picardie Jules Verne, associé au CNRS, et à 6 autres laboratoires français, (à Bordeaux, Marseille, Montpellier, Nantes, Pau et Toulouse), porte le projet RS2E, aujourd’hui reconnu par un jury d’experts internationaux.

Le RS2E est constitué de 10 laboratoires (Amiens, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Orléans, Paris, Pau et Toulouse) adossé à un Club d’Industriels (EDF, Total, Renault, Solvionic...) et à des établissements publics (CEA, IFPEN). C’est donc une structure tripartite : laboratoires (recherche fondamentale), établissements publics (prototypage) et industriels (applications).

Objectif ?
Stocker l’énergie « électrochimique durable ».

Comment ?
Il s’agira de caractériser les matériaux qui permettront de lever les limites actuelles du stockage de l’énergie électrochimique. D’accélérer la recherche sur les batteries végétales, et les super-condensateurs. Et de comprendre, d’anticiper les blocages qui ne manqueront pas de se présenter …

Bilan du mondial de l’automobile : une voiture électrique dispose d’une autonomie de 150 à 200 km. Et tout le projet porté par le professeur Jean-Marie Tarascon est de multiplier cette capacité par deux ou trois. « Aujourd’hui, les batteries sont pratiquement toutes fabriquées en Asie " explique Mathieu Morcrette, l’un des chercheurs associés, directeur du Laboratoire de réactivité et chimie des solides d’Amiens. L’objectif est de mettre au point les batteries de troisième génération et d’en faire l’un des fleurons de la France. Mais pas n’importe comment. « On veut faire plus propre, résume Mathieu Morcrette, pour fabriquer tout en assurant le recyclage. »
Le stockage de l’énergie est un secteur clé de la croissance verte.
Concrètement, le projet consiste à créer, à Amiens, un laboratoire associant
toutes les compétences nationales en matière de recherche et une plate-forme de pré-transfert technologique à destination des industriels. Au total, pas moins de 200 chercheurs planchent déjà dessus.

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine

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