Infrastructures télécommunication

Antennes et relais

En France, la pose des antennes-relais pour les télécommunications est un processus strictement encadré par la loi. Dans les campagnes, les antennes-relais doivent être prévues pour couvrir des distances de plusieurs dizaines de kilomètres.


Antenne relais, Petit Halloy - Petit-Halloy, antenne relais Crédits : CRDP d'Amiens

Les antennes-relais pour la téléphonie mobile

L’antenne-relais de Petit-Halloy (Oise) est installée sur un support inhabituel, le château d’eau de la commune.

Ces structures métalliques, d’une dizaine de mètres de hauteur environ, sont des émetteurs-récepteurs de signaux électriques destinés à relayer les communications mobiles. Elles convertissent alors des signaux électriques en ondes électromagnétiques, et inversement.

Dans les campagnes, alors que l’exploitant limite volontairement le nombre de fréquences utilisatrices, ces antennes émettent pour couvrir le réseau sur des distances de 10 à 30 kilomètres.

Toute implantation d’une antenne relais est soumise à un processus réglementaire qui s’appuie à la fois sur le code des postes et télécommunications, le code de l’urbanisme (pour le respect de la constructibilité, de l’implantation, des distances des habitations, des hauteurs de construction...).

Une directive européenne de 1995, complétée par une loi française de 2002 limitant l’exposition du public aux champs électromagnétiques, sont à la base du dispositif législatif.

L’opérateur doit rendre des comptes à l’A.N.F.R.(Agence Nationale des Fréquences Radio) qui est l’autorité de régulation compétente en la matière.

L’opposition à la prolifération des antenne-relais qui défigurent le paysage prend de l’ampleur.

Un opérateur de téléphonie mobile, SFR, a été contraint de démonter l’une de ses installations en 2008, près de Carpentras.

Le danger des ondes électromagnétiques n’est pas clairement démontré, mais il existe. L’exposition aux ondes électromagnétiques est devenue un problème de santé publique. Il est conseillé d’éloigner les antennes des crèches, hôpitaux et de tous les lieux dits sensibles.

Ceci n’a pas empêché les antennes-relais de se multiplier sur le territoire français (plus de 50000 installations en 2011), les Français ne pouvant plus guère se passer de leurs téléphones portables et exigeant une couverture sur tout le territoire.
 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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