Franc-maçonnerie en Picardie

Une maison maçonnique à Bruyères

La franc-maçonnerie s’implante dès l’Ancien Régime dans le département de l’Aisne. En 1779, à Soissons, les constitutions de la loge Saint Julien de l’Aurore sont enregistrées.

 


Bruyères, maison arborant les insignes maçonniques - Une maison à Bruyères arborant les insignes maçonnique Crédits : CRDP d'Amiens

La franc-maçonnerie en France

On dénombre un millier de loges environ à la veille de la Révolution française sur le territoire français. Tolérée, mais étroitement contrôlée par les différents pouvoirs qui se succèdent au cours du XIXe siècle, la franc-maçonnerie compte environ 10000 membres au début des années 1870.
Dans les décennies qui suivent, nombre de sympathisants du courant républicain adhérent à la maçonnerie, ses membres les plus progressistes notamment.

Trois sénateurs sur quatre et près d’un député sur deux sont maçons chez les radicaux au début du XXe siècle, cinq ministres sur douze dans le gouvernement en 1895.
La république radicale profite de ce soutien pour imposer dans le paysage politique français, quelques éléments du credo maçonnique dont la laïcité.

La franc-maçonnerie est un des grands acteurs du développement de la libre pensée dans les débats du temps. En 1877, le Grand Orient de France supprime la référence au « Grand Architecte de l’Univers », mais il faut attendre 1905 pour que soit votée la loi de séparation des Églises et de l’État.

Au-delà des fantasmes et d’hypothétiques complots, la franc-maçonnerie est aujourd’hui davantage qu’une « société secrète » une société discrète. Même si, de temps à autres, les médias rappellent au public, toujours avide de « savoir », que ses réseaux sont toujours bien présents.

La franc-maçonnerie dans l’Aisne

À cette époque, à Bruyères, une commune axonnaise, proche de Laon, est élevée l’habitation visible sur la photo.

On peut lire la date de la construction sur la façade, 1907, et observer, au-dessus de la porte d’entrée, les insignes maçonniques et les mots « travail » et « liberté ».

Vraisemblablement maçon lui-même, peut être le propriétaire de cette maison bourgeoise est-il membre de la loge du Mont-Laonnois, la loge laonnoise du Grand Orient de France. Un militantisme au temps de l’âge d’or de la franc-maçonnerie, une exception.

L’Express , dans un récent numéro du mois d’avril 2010 révèle à ses lecteurs « Qui est franc-maçon dans l’Aisne ? ».

Xavier Bertrand, député, ministre et maire de Saint Quentin, Yves Daudigny, président du Conseil général et sénateur…

Pouvoir et franc-maçonnerie sont toujours liés.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

Vos commentaires

  • Le 27 mai 2015 à 20:51, par sans intétrêts En réponse à : Franc-maçonnerie en Picardie

    Bonsoir,

    Vous dites « pouvoir et franc-maçonnerie » seront toujours liés !!!!!!! Alors la liberté d’expression, l’échange des idées, l’apprentissage, puis la montée dans les différents « Grades » des Francs Maçons à quoi sont ils dues ?
    La Franc Maçonnerie n’a t’elle pas pour but « l’amélioration » du monde dans lequel nous vivons ?
    Le travail d’un Franc Maçon, n’est t’il pas de « proposer » d’échanger ses points de vues même en cas de désaccord avec le reste des membres ?
    L’évolution Maçonnique, le dégrossissement de la pierre ( travail interminable !!!!) serait il freiné par le Pouvoir ? Si votre réponse est oui, alors la Franc Maçonnerie n’a plus sa propre liberté de penser, d’exister et de chercher en vain, LA SOLUTION ET LES REPONSES !!!!

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