Fort de Condé

Jusqu’en 1870, la défense de la France s’appuie sur un système de fortifications conçu par Vauban. Après la défaite contre la Prusse, le général Séré de Rivières est chargé d’établir deux nouvelles lignes de défense. La première ligne se concentre sur les frontières de l’Est et du Nord, la seconde autour de Paris et s’articule autour d’un ensemble de places fortes et de forts.
Ensemble auquel appartient le fort de Condé construit de 1877 à 1882 à Chivres-Val, dans l’Aisne..


Fort de Condé - Chivres-Val, dans l'Aisne Crédits : Canopé-CRDP Amiens

Situé sur un point élevé, à proximité du Chemin des Dames, il est censé contrôler les vallées de l’Ailette, de l’Aisne et de la Vesle. Cependant, à l’instar des autres forts du deuxième âge des fortifications, celui de la pierre taillée, il devient inutile avec l’apparition d’un nouvel explosif, la mélinite, et il est déclassé en 1912.

Durant la Première Guerre mondiale, le fort est pris, sans combat, par les Allemands qui l’utilisent notamment comme hôpital jusqu’à l’offensive Nivelle du 16 avril 1917. Il est alors repris par les Français. En 1918, il est tour à tour occupé par les armées allemandes et françaises.

En ruine, il est désarmé après-guerre avant d’être abandonné en 1927. Dans les années cinquante, le fort de Condé accueille un centre de désobusage. Il faut attendre 1979 et l’action d’un couple de passionnés qui crée l’association de sauvegarde et de mise en valeur du fort pour assister à sa rénovation. Depuis 2003, des visites guidées et des événements culturels sont proposés au public.

Le fort, en forme de pentagone, couvre treize hectares. C’est une structure en pierres de taille camouflée sous trois à quatre mètres de terre et protégée par un grand fossé de huit mètres de large. A l’intérieur, la fortification est organisée en trois zones :
Une zone pour l’action lointaine constituée de dix-huit plates-formes d’artillerie
Une zone d’action rapprochée pour empêcher l’ennemi d’entrer dans le fort
Une zone de logements et locaux techniques au centre, comprenant entre autres une infirmerie, une écurie, des magasins à poudre et à munitions.

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine ; Bertrand Belvalette

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