Forêt de Crécy

Massif forestier de la Somme

Le massif forestier de Crécy-en-Ponthieu occupe 4300 hectares. Ses magnifiques hêtraies contribuent à sa réputation de plus belle forêt au nord de Paris.


La forêt de Crécy, vue aérienne - La forêt de Crécy, vue aérienne Crédits : CRDP d'Amiens

Cet unique massif forestier de la Picardie occidentale s’allonge sur le plateau du Ponthieu entre Abbeville et Berck, sur 15 km du nord-ouest au sud-est. Sa largeur ne dépasse pas 4 km. 

Jadis, ce massif, que l’on présentait comme l’un des principaux de France, s’étendait sur le plateau qui court de la Somme à l’Authie. Parcourue par des routes dès l’époque romaine, la forêt de Crécy a vu sa superficie diminuer, suite aux défrichements du Moyen Âge au XIXe siècle, en vue de conquérir de nouvelles terres agricoles.


Le plateau et la forêt de Crécy, vue aérienne - Le plateau et la forêt de Crécy, vue aérienne Crédits : CRDP d'Amiens

Aujourd’hui, des champs cultivés entourent ses 4300 hectares.
Au XVIIe siècle, le massif occupe la même surface.

Avec Colbert et le développement de la Royale, les coupes se multiplient parmi ses 14.000 chênes et autant de hêtres. La forêt de Crécy est aussi exploitée en taillis pour produire du bois de chauffe. Bientôt ne subsiste qu’une réserve limitée d’essences nobles et d’arbres centenaires.


Forêt de Crécy

Depuis la fin du XIXe siècle, un millier d’hectares, au centre de la forêt, est transformé en futaie. Des coupes rases, suivies de nouvelles plantations, permettent aujourd’hui de valoriser la production en bois d’œuvre.

Les écoducs pour protéger le gibier


Forêt de Crécy, passage à gibier

Des écoducs ont été mis en place pour éviter les accidents dus au grand gibier sur voies à circulation rapides qui peuvent être graves pour l’automobiliste et sont mortels pour le gibier.

Ces accidents sont plus nombreux en zones forestières.
Si les chevreuils sont les plus concernés (2 cas sur 3), les accidents avec les sangliers sont les plus graves (dans 1 cas sur 2, le véhicule de l’automobiliste n’est pas réparable).

Les recensements se multiplient et aboutissent à chiffrer à une quarantaine par département et par an le nombre de ces accidents gibiers-automobiles.

En 2001, à l’échelle du territoire national, le coût total annuel des collisions véhicules-ongulés a été estimé à 180 millions d’euros.

La multiplication des autoroutes (9700 km en 2001) et des voies de chemin de fer à grande vitesse (1540 Km en 2001) conduit à un morcellement du territoire.

Ces voies infranchissables pour les animaux sauvages sont autant de barrières, et entraînent un cloisonnement écologique qui nuit à la reproduction, à la régulation naturelle des populations animales.

Aux premiers écoducs réalisés pour la sauvegarde de certaines espèces, comme les crapauds, les hamsters, les lombrics …, s’ajoutent de nouveaux ouvrages d’art au dessus des autoroutes, des lignes T.G.V.

Au milieu des années 1980, 5 passages à faune, soit autant d’ouvrages d’art, sont installés sur l’A36 traversant le département du Haut-Rhin pour permettre le décloisonnement écologique du massif du Hardt.

L’observation des passages d’animaux démontre que les passages supérieurs (au dessus de la chaussée) sont plus fréquentés que les passages inférieurs, que les passages mixtes, comportant un chemin forestier en plus d’un passage d’animaux.
A Crécy, non loin de la forêt a été est installé un passage de troisième génération : supérieur, spécifique, plus large aux entrées, végétalisé.

Il faudrait installer ces passages à faune en fonction de corridors vertspréalablement définis.
 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Désiré Emmanuel (CRDP d’Amiens)

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