Fiolet, Raymonde

Militante communiste, Résistante

La ville de Soissons rend hommage au courage de cette résistante, capitaine FFI sous le pseudonyme de ROBERTE.


Raymonde Fiolet Crédits : CIDFF
 

Née le 7 mai 1914 à Saint-Pol-Sur-Mer (Nord), décédée le 27 février 1946 à Soissons.
 

Elle est la fille d’un docker du port de Dunkerque, mort en 1915 pendant la première guerre mondiale. Après des études primaires et primaires supérieures à Malo-les-Bains, elle se marie en 1934. En 1937, elle a un fils, Serge DEGUETTE et divorce en 1938. En 1939, elle est secrétaire de mairie à Ecourt-Saint-Martin dans le Pas-de-Calais.

Militante communiste, elle entre dans la Résistance en août 1940, engagée comme interprète. Elle fait évader 32 prisonniers de guerre du Front, Stalag 101 de Cambrai. Immédiatement recherchée par la Gestapo, elle est obligée de s’enfuir. Elle s’habille en officier allemand et gagne le Maquis. Elle continue son activité à Paris puis elle se réfugie à Soissons chez sa mère qui tient un café sur la route de Château-Thierry. Là, elle organise des réseaux de partisans. Elle participe à la fondation du Comité de Libération, devient chef de secteur du département de l’Aisne en 1944. Elle correspond par radio avec Londres qui lui envoie un poste émetteur (son code est REBEC), du matériel de guerre, etc ... Elle commande six cents hommes. Elle est capitaine FFI, sous le pseudonyme de ROBERTE.

Arrêtée le 15 juin 1944 avec le matériel et les archives, elle ne parle pas malgré les tortures et les privations. Elle est transférée à la prison de la Gestapo à Saint-Quentin, condamnée à mort. Elle s’évade de l’hôpital de Saint Quentin, habillée en gardien de la paix, avec l’aide de la police résistante de cette ville.

Le 1er septembre 1944, elle est nommée présidente de la délégation municipale par les résistants. Le 28 septembre, le Préfet la nomme présidente de la Délégation spéciale qui gère la ville jusqu’aux prochaines élections municipales. Elle est particulièrement préoccupée par la situation des familles des victimes de la répression nazie, multipliant les interventions destinées à alléger leurs difficultés. Elle crée un fond de solidarité propre à la région soissonnaise. A ces élections d’avril 1945, elle est battue par la liste MRP du Docteur ROY. Sa liste « Front National » ne totalise que deux élus : M. OLIVIER et le Docteur BONNENFANT. A 32 ans, atteinte d’une tuberculose pulmonaire, contractée pendant son incarcération, elle meurt le 27 février 1946.

Elle fut décorée de la Croix de Guerre – mention « Mort pour la France » et nommée Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume. Le 1er novembre 1976, l’avenue Raymonde FIOLET est inaugurée .

 

Raymonde Fiolet par « Picardia », publié le 17/03/10

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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