Églises de l’Oise

Églises romanes, gothiques et néo-gothiques

Plus modestes que les cathédrales, les églises de l’Oise n’en sont pas moins des témoins subtils de l’évolution architectural du Roman au Gothique puis au Néogothique.

Église de Brombos


Eglise de Brombos Crédits : CRDP Picardie

L’église du village de Brombos paraît à première vie anodine et impersonnelle.

Une nef basse, un chœur qui s’inscrit dans son prolongement, un clocher de hauteur modeste.


Eglise de Brombos Crédits : CRDP Picardie

Cette église a suscité l’intérêt de la D.R.A.C. de Picardie pour le travail de maçonnerie et de l’appareillage utilisé pour l’élévation des murs de l’église : briques et silex !


Eglise de Brombos Crédits : CRDP Picardie


Eglise de Brombos Crédits : CRDP Picardie

Si l’usage de la brique dans les constructions civiles se répand et se démocratise au XIXe siècle dans le Nord de la France avec l’industrialisation de sa production et la multiplication des briqueteries, sa présence dans les monuments plus anciens est moins courante.

Dans la Somme voisine et à quelques dizaines de kilomètres de l’église de Brombos, le château de Rambures es est un exemple fameux. La mode de l’appareillage en briques et pierres se prolongera au delà du XVIIe siècle dans la construction des châteaux et des églises fortifiées de Thiérache.

Église de Choisy-au-bac


Eglise de Choisy-au-Bac Crédits : CRDP Picardie

Église de Clermont de l’Oise


Eglise Saint-Samson Crédits : CRDP Picardie
L’église Saint Samson a été construite sur une longue période, du X e au XIIIe siècle.

Église de la Neuville-Roy


Eglise de la Neuville-Roy Crédits : CRDP Picardie

Intérieur de l’église.

Église de Saintines


Eglise Saint-Denis, Saint Jean-Baptiste Crédits : CRDP Picardie

Dédiée à Saint Denis et à St Jean-Baptiste elle comprenait primitivement une seule nef .

Terminée par un choeur en hémicycle du XIe et surmontée d’un clocher à flèche octogonale du début du XIIe siècle.

Le succès d’un pélerinage à St Jean-Baptiste entraîna l’agrandissement de l’église, doublement du choeur au au XIIIe et transformation au XIVe et du bas côté nord en seconde nef dédiée à St Jean-Baptiste.

Le portail est du XVIe siècle.

Église de Serans


Eglise saint-Denis Crédits : CRDP Picardie

Située dans le Vexin, l’église Saint Denis offre sa façade du XVIe siècle, de style flamboyant.

Son origine romane du XIIe siècle apparaît sur des murs du transept et le clocher de croisée.

Église Saint-Leu à Boubiers


Eglise Saint-Leu - Boubiers, église Saint-Leu Crédits : CRDP d'Amiens

Située au coeur du Vexin, région céréalière et riche du sud-ouest de l’Oise, la pittoresque église Saint-Leu de Boubiers se dresse au milieu des champs, à l’écart du village et au pied de son cimetière.

Vaste vaisseau de pierre au clocher du XIIe siècle, à la longue nef et au transept romans de la fin XIe, début XIIe siècles.

L’église fut restaurée à la fin des XVe et XVIe siècles.

L’ensemble est massif, sobre et fortifié (contreforts et échauguette du transept sud).

À l’intérieur, deux autels en pierre du XIIe siècle, une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle et une sainte Barbe du XVIe siècle sont les seuls éléments remarquables

Église abbatiale de Saint-Leu-d’Esserent


Eglise de l’abbatiale de Saint-Leu-d’Esserent - Saint-Leu d'Esserent, église abbatiale Crédits : CRDP d'Amiens

La fondation d’un prieuré bénédictin est attestée à la fin du XIe siècle : il compte alors vingt-cinq moines.

Cet édifice est remplacé par une église abbatiale, construite à partir de 1160. Elle connaît une grande prospérité jusqu’en 1358, année d’une célèbre jacquerie dirigée contre la noblesse.
Cette abbatiale montre le goût des Clunisiens pour un certain luxe.

Ils choisissent la formule architecturale la plus riche pour l’extrémité ouest d’une église : le massif de façade, contemporain de la façade de l’église abbatiale de Saint-Denis (vers 1140).

Ce massif, hérité du massif occidental carolingien, comprend au rez-de-chaussée un portail central flanqué de baies géminées en arc brisé. Une vaste tribune à l’étage est éclairée de neuf baies en plein cintre. Des deux tours prévues à l’origine, une seule au sud fut construite et coiffée d’une flèche à huit pans.


Eglise de l’abbatiale de Saint-Leu-d’Esserent Crédits : CRDP Picardie

L’intérieur se présente comme un long vaisseau flanqué de bas-côtés et terminé par une abside entourée d’un déambulatoire orné de cinq chapelles rayonnantes.

Ses dimensions sont impressionnantes : 71 m de long, 21 m de large, 27 m de haut. L’absence d’un véritable transept renforce l’impression de longueur.

L’élévation est à trois niveaux, la nef comprend six travées. Le chevet, à déambulatoire et chapelles rayonnantes et flanqué de tours comme à Morienval, est remarquablement lumineux et harmonieux.

Église Saint-Étienne à Cambronne-lès-Clermont


Eglise Saint-Etienne - Cambronne-lès-Clermont, église Saint-Etienne Crédits : CRDP d'Amiens

L’église Saint-Étienne est située dans un village au sud de Clermont, sur la ligne de partage des eaux de la Brèche et du Thérain, entre plaine et coteaux.
La localité est attestée dès 857. L’édifice actuel fut construit entre 1130 et 1239. La famille de Clermont l’aurait en grande partie financé.

Mathilde de Dommartin, comtesse de Clermont, épouse de Alphonse III du Portugal, paya la reconstruction du collatéral sud de la nef et l’édification du choeur. Dès 1150, la nef, les collatéraux et le transept reçoivent leurs voûtes. Le choeur est fini au XIIIe siècle.

L’ensemble donne une église gothique avec une forte impression romane : élévation bipartite, puissance des supports.

La nef a quatre travées bordées de collatéraux, un transept peu saillant. Le choeur possède lui aussi quatre travées et un chevet plat dominé par un clocher octogonal du XIIe siècle, à flèche de pierre dentelée.

Il reste d’importants vestiges de la polychromie médiévale. Dès le XIIIe siècle, les parois et les voûtes ont reçu un enduit au plâtre sur lequel les motifs sculptés des chapiteaux ou des réseaux ont été soulignés en ocre jaune ou en rouge. Les saillies de l’architecture sont signalées par un jeu de doubles joints. Le transept et le choeur conservent des restes importants de peintures murales des XIVe et XVe siècles, dominés par des tons ocres, jaunes et bruns.

Les scènes figurées représentent le Jugement dernier, le Christ en majesté, une Piéta. La photographie représente la peinture qui orne la voûte du choeur. Le lion ailé est le symbole de l’évangéliste saint Marc.

Église collégiale de Mello


Eglise collégiale de Mello - Mello, église collégiale Notre Dame Crédits : CRDP d'Amiens

Cette église du Beauvaisis a été fondée au début du XIIe siècle par Martin de Mello, chanoine de Notre-Dame de Paris.

La construction de l’édifice actuel date de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle.

Plan et volume reflètent encore le partage liturgique de la collégiale : le choeur était réservé aux six chanoines du chapitre, le transept et la nef étaient dévolus aux fidèles de la paroisse.

Les remaniements du XIVe, XVIe puis XVIIIe siècle se lisent encore dans l’architecture hétérogène de l’édifice.

Son originalité tient à son élévation tripartite à triforium, aveugle dans la nef et le transept, sauf aux extrémités et dans le choeur.

Cette collégiale reste un témoin des innovations architecturales du début du XIIIe siècle.

Église Saint-Martin de Montjavoult


Eglise Saint-Martin - Montjavoult, église Saint-Martin Crédits : CRDP d'Amiens

Située au coeur du plateau calcaire du Vexin, la petite cité de Montjavoult est bâtie sur une butte témoin dont l’altitude est supérieure à 200 m.

Le Mont de Jupiter aurait été habité dès l’époque gallo-romaine et un sanctuaire y aurait été édifié au IXe siècle.

L’église Saint-Martin fut, au début du XXe siècle, vantée par le sculpteur Rodin.

Construit au XIe siècle, l’édifice a été remanié aux XIIIe et XVIe siècles (choeur, transept et clocher), de sorte qu’aujourd’hui, c’est essentiellement l’aspect Renaissance qui domine sans remettre en cause l’harmonie générale du site.

Un portail en forme d’arc de triomphe à la romaine rappelle celui de l’église Saint-Gervais et Saint-Protais de Gisors .

La statuaire comme le mobilier intérieur (maître-autel, boiseries du XVIIIe siècle) sont connus pour leur richesse.

Église abbatiale de Morienval


Eglise de l’abbaye bénédictine de Morienval - Morienval, église abbatiale Notre Dame Crédits : CRDP d'Amiens

Morienval est situé dans la vallée de l’Automne, à la lisière de la forêt de Compiègne.
Le village est attesté dès le VIe siècle. L’abbaye bénédictine n’apparaît pour la première fois qu’en 842 sur un diplôme de Charles le Chauve.

La communauté double des origines se sépare au XIIe siècle et les moniales restent seules. En 1122, des chanoines de Sées en Normandie déposent les reliques de saint Annobert, évêque de leur ville au VIIIe siècle. L’afflux des pèlerins apporte une grande prospérité à l’abbaye et, dès le XIIe siècle, l’église est reconstruite, une chapelle consacrée au saint étant ajoutée au croisillon nord.

Cet édifice, une des références pour l’art roman, présente une des premières voûtes gothiques sur la travée droite du choeur.

Les restaurations les plus importantes sont datées du XVIIe siècle quand l’abbesse Anne de Foucault fait voûter d’ogives la nef et la croisée dans un style flamboyant, construire deux travées de part et d’autre du clocher-porche et ouvrir un grand portail sur le collatéral nord.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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