Echos des tranchées (2)

Chapitre 2

La vie quotidienne sur le front, racontée par les soldats, quelques anecdotes, les nouvelles techniques de combat, la vie à l’arrière ... Les « petites histoires » de la grande Histoire.

- L’obusite, une affection inconnue jusqu’à la guerre des tranchées.


La regard fixe d’un soldat atteint d’obusite, à gauche sur la photo Crédits : Wikicommons

Des hommes saisis de tremblements, des soldats figés en position accroupie, des poilus mutiques, parfois sourds, muets ou aveugles, affluent dans les unités médicales. Ces troubles apparaissent chez des soldats touchés par l’onde de choc d’une déflagration (obus, bombe, mine, grenade...), voire ensevelis sous les décombres d’une explosion. Et pourtant, l’examen ne montre aucune lésion corporelle. On parlerait, aujourd’hui, de stress post traumatique.

- William Fuller, soldat gallois, entre bravoure et insouciance …


William Fuller Crédits : Dictionnaire du Chemin des Dames

William Fuller est le premier soldat gallois à avoir été décoré de la Victoria Cross, la plus haute distinction de l’empire britannique, pour un acte de bravoure sur le Chemin des Dames.
Brave, il l’était, car alors qu’il visitait un cirque un jour de 1915, pendant son ‘congé’ pour blessure grave, le propriétaire le mit au défi de rentrer dans la cage des lions. Fuller y pénètre, et caresse la tête des fauves, tout en discutant avec le dompteur… Et en 1938, il sauve deux jeunes enfants de la noyade ! Il disait, cependant, en privé, que son rêve était de rester tranquillement chez lui, à élever ses canaris !

- Plusieurs brefs « cessez-le-feu » spontanés ont lieu à Noël 1914 entre les Français, les Britanniques et les Allemands.


Trêve de Noël 1914 Crédits : Wikicommons

25 décembre 1914. La guerre de position a pris ses marques, les tranchées ne sont parfois séparées que de quelques mètres, et il n’est pas rare que les soldats s’échangent des insultes, mais aussi des voeux de cessez-le-feu de courte durée ... En ce début de guerre, certains sont encore prêts à se parler et s’arranger avec « l’ennemi ». «  La journée est très calme, une trêve spontanée s’établit sur tout le front du secteur, notamment aux deux extrémités où soldats allemands et français sortent par endroits des tranchées pour échanger journaux et cigarettes  ». Témoignage d’un soldat français dans le Santerre.

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine

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