Distillerie du Boulleaume à Lierville

Distillerie d’alcool de betterave, 1893

Cette distillerie, devenue coopérative en 1922 cesse son activité en 1977 au moment de la réorganisation économique de l’industrie. Les bâtiments son démolis en 1982 et le terrain est loti.


Distillerie du Boulleaume à Lierville - Vue de la distillerie vers 1905 Crédits : B. Fournier, Région Picardie, 2005
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Le Vicomte Arthur de Chézelles, demeurant au Boulleaume, hameau de la commune de Lierville, demande le 2 octobre 1893, l´autorisation d´établir une distillerie d´alcool de betteraves. L´établissement reçoit l’autorisation préfectorale le 16 décembre 1893. Les bâtiments de cette époque comprennent l’atelier de diffusion et la haute tour de distillation, de deux étages, ainsi que la chaufferie avec sa cheminée attenante et des hangars pour le stockage et le lavage des betteraves.

La coopérative

En 1922, la distillerie réunit plusieurs agriculteurs et prend une forme coopérative. La Distillerie coopérative agricole de betteraves du Boulleaume est fondée officiellement le 4 mai 1922. Sa direction est assurée par Robert Emery. Dans cette période d’entre-deux-guerres, la haute tour de distillation est complétée d’un nouvel atelier adossé au précédent et permettant d’abriter l’appareil de production modernisé.

Parmi ces transformations figure notamment le remplacement du système de diffusion en vase clos. L’usine cesse son activité en 1977, au moment de la réorganisation économique de l’industrie, qui se concentre autour de la sucrerie distillerie d’Etrépagny (Eure). M. Laroche, agriculteur à Liancourt-Saint-Pierre, fut le dernier président de la coopérative. L’ensemble des bâtiments est démoli en 1982, à l’exception du réfectoire et du dortoir des ouvriers saisonniers, entièrement remanié pour être converti en habitation. Depuis 2004, le terrain a de nouveau été loti et accueille un pavillon d’habitation.

Quelques chiffres

En 1950, l’usine est équipée d’une batterie de diffusion Choquenet de 12 vases de 25 hectolitres. La cuverie comprend 20 cuves de 4200 hectolitres. La distillerie proprement dite se compose d’une colonne Lepage Urbain, d’une capacité de production de 300 hectolitres / jour. L’ensemble fonctionne à l’aide de deux machines à vapeur : une machine Farcot de 150 chevaux et une autre du constructeur Wauquier de 100 chevaux destinée au fonctionnement d’un alternateur de 70 Kwa et d’une génératrice de 60 chevaux à courant continu. Ces machines étaient alimentées jusqu’en 1948 par 3 chaudières Veillet & Lescure. En 1922, la production de la distillerie est de 120 tonnes. Elle passe à 250 tonnes en 1950.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Service Régional de l’Inventaire

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