Desbordes-Valmore, Marceline

Poètesse et cantatrice (1786 - 1854)

La grande poétesse, Marceline Desbordes-Valmore, a été aussi cantatrice. Nombre des ses poésies ont été mises en musique par les plus grands compositeurs. Elle a aussi écrit des poésies en picard, dans le parler de Douai, sa ville natale.


Marceline desbordes-Valmore par Nadar Crédits : Wiki commons
Marceline Desbordes-Valmore est née à Douai le 20 juin 1786 ; elle est morte à Paris (23 juillet 1859). Cette poétesse a également été comédienne à 16 ans. Elle a joué à Douai, Lille, Rouen et à Paris. Elle a aussi été chanteuse et cantatrice (théâtre de l’Odéon, Opéra-Comique (Paris) et au Théâtre de la Monnaie (Bruxelles)

Marceline Desbordes-Valmore publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances, qui attire l’attention et lui ouvre les pages de différents journaux tels que le Journal des dames et des modes, l’Observateur des modes et la Muse française. Par la suite, ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvelles en 1824, les Pleurs en 1833, Pauvres fleurs en 1839 et Bouquets et prières en 1843.

En 1832, elle cesse définitivement son activité au théâtre pour se consacrer à l’écriture. Toutes ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe Ier et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publie un roman autobiographique L’Atelier d’un peintre. Elle y met en évidence la difficulté d’être reconnue pleinement comme artiste pour une femme...

Fin de vie[modifier le code]

Marceline Desbordes-Valmore décède à Paris au 59, rue de Rivoli, le 23 juillet 1859, en ayant survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (26e division).
Poésie
■ Chansonnier des grâces, (1817).
■ Élégies et romances, (1819).
■ Elégies et Poésies nouvelles, (1825).
■ Album du jeune âge, (1829).
■ Poésies, (1830).
■ Les Pleurs, (1833).
■ L’atelier d’un peintre, roman, (1833)
■ Pauvres Fleurs, (1839).
■ Bouquets et prières, (1843).
■ Poésies posthumes, (1860).
■ Œuvres poétiques de Marceline Desbordes-Valmore, édition complète établie et commentée par M. Bertrand, Presses Universitaires de Grenoble, 2 vol., (1973).
 ■ Les Yeux pleins d’églises, Editions La Bibliothèque, (2010).

 

Poèmes mis en musique

De nombreux compositeurs ont mis ses poèmes en musique comme par exemple :
■ Camille Saint-Saens a écrit une mélodie sur le poème Le Soir.
■ Gioacchino Rossini sur Le Saule pleureur,
■ César Franck sur Les cloches du soir,
■ En 1997, Julien Clerc a fait une chanson sur le poème Les séparés (N’écris pas)

 

Extrait du poème Les Séparés , voir wikisource.org
N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.
Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.
N’écris pas !
[ … ]

Poèmes en Picard

Elle a aussi écrit quelques poèmes en picard (parler de Douai) :
 
Extrait du poème : Oraison pour la créche - A toutes les belles nos dames de Douay (1849) : voir le site de p. Castera

Douq ! Douq ! ch’est pour chés p’tiots infans,
 Rassennés din l’vill’ ed Gayant,
 Comm’ des tintes maguett’s din chés camps.
Si j’étos eunn’ saquoi tranquille,
 J’viendros canter l’cloqué d’no’ ville ;
Mais ch’est fameus’mint difficile !
[ … ]

 

 

 

 

 

 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Jcl80

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