Corbie

Commune de la Somme

Chef lieu du canton et de la communauté de commune du Val de Somme, cette petite ville de 6452 habitants a un bon palmarès de célébrités à son actif.


Chef lieu du canton et de la communauté de commune du Val de Somme

Situation géographique : elle se situe au coeur de trois vallées : Somme, Ancre et Hallue, sa superficie est de 1625 ha dont 102 ha de forêt, altitude moyenne : 34 m, Bois d’Escardonneuse : 102 m.

Elle se trouve à 17 kms à l’est d’Amiens, 1h00 de Lille, 1h30 de Paris, 3h00 de Londres, sur la voie de chemin de fer Paris/Lille et au bord de la Somme.

Gentilé : les Corbiois

La ville est jumelée avec Pickering en Grande-Bretagne et Höxter en Allemagne.

Les personnages Célèbres

Sainte Bathilde reine de France, épouse de Clovis II, fondatrice de l’abbaye.

Saint Adalhard abbé de Corbie, cousin germain de Charlemagne. Maurdramme abbé de Corbie, auteur d’une bible où apparaît pour la première fois la minuscule d’imprimerie dite « La Caroline ».

Sainte Colette née dans cette ville, réformatrice des ordres Franciscains et Clarisses, recluse à Corbie durant 4 ans.

Eugène Lefebvre né à Corbie, pionnier de l’aviation.

Enseignement et culture

La ville compte 3 écoles maternelles, 5 écoles primaires, 2 collège, 1 lycée et une médiathèque.


Le centre culturel de Corbie se nomme centre Adalhard , du nom de l’ancien abbé du monastère de Corbie. Celui-ci est situé place de la République, en centre-ville donc, sur l’emplacement d’un ancien marché couvert, construit dans les années 1950 et réhabilité.
Les travaux ont débuté au mois de juillet 2009, l’inauguration des lieux s’étant déroulée le 28 septembre 2010, lors d’un concert du groupe français Mickey 3D . Un événement culturel donc. L’association Ciné Docks , domiciliée dans ces lieux, y proposent également des soirées cinéma, des pièces de théâtre. Cette salle de spectacle possède ainsi 200 places assises environ, 500 en configuration debout.
Est donc venu au monde le centre Adalhard de Corbie, un équipement culturel à destination des habitants des environs. Pour un coût estimé à environ 1 million d’euros, financés conjointement par le Conseil régional et Conseil général de la Somme, la Communauté de communes du Val de Somme et la municipalité de Corbie.

Les vestiges du monastère de Corbie


L’abbatiale Saint-Pierre de Corbie a été à un moment donné de son histoire un des centres, si ce n’est le grand centre intellectuel de l’Occident.



A Corbie, sous les premiers rois mérovingiens, une place forte dominait la vallée de la Somme. C’est là que la reine Bathilde, mère du roi franc Clotaire III, décide de la fondation d’un monastère – bénédictin bien sur - en 657. Avec l’appui des membres de la dynastie régnante en Neustrie, l’abbaye a prospéré, formant ses occupants reclus au monde des lettres, suivant les préceptes de la règle de Saint Benoit appliquée en ses murs. L’un d’entre eux, Martin de Corbie, fut même le précepteur du futur intendant du palais royal, Charles Martel.
Sous le règne des descendants du puissant Maire du Palais d’Austrasie, Corbie participa activement à la Renaissance des arts et des lettres, la Renaissance carolingienne. La production de son scriptorium permis d’ailleurs de sauvegarder un grand nombre des textes légués par l’Antiquité.

A l’intérieur des murs de l’abbaye, les moines mirent alors au point une écriture appelée à un destin exceptionnelle, la minuscule caroline. Ce grand legs du Moyen Age est à l’origine de notre écriture manuscrite. Plus tard, vers 830, dans le scriptorium de Corbie, s’installa un véritable atelier de faussaires œuvrant à la rédaction des Fausses Décrétales, des textes de droit canon destinés à protéger les évêques de la justice temporelle.




L’Abbatiale actuelle est le troisième monument différent bâti sur le même emplacement depuis cette fondation mérovingienne.

Cette grande église moderne, classée aux Monuments historiques depuis 1919, est entourée à l’origine par l’ensemble des bâtiments conventuels, sa cour d’honneur, son cloître, sa bibliothèque, son réfectoire.

Son ultime reconstruction, commencée en 1502, n’est achevée que vers 1740. Encore que, derrière ce mur de pierres taillées, cette église moderne est très largement amputée, de son transept et de sa tour centrale notamment par la grâce du vandalisme révolutionnaire. Le monument doit encore être restaurée jusqu’au mois de novembre 1817.
Avant ces événements de la fin du XVIIIe siècle, l’église était longue de 117 mètres, avec un clocher à la croisée du transept qui s’élevait à 90 mètres au dessus du sol. A quoi il convient d’ajouter l’ensemble des bâtiments conventuels : sa cour d’honneur, son cloître, sa bibliothèque, son réfectoire ...

Depuis 1919, l’Abbatiale est classée aux monuments historiques, mais historique est également l’outrage fait auparavant à l’abbaye et à ses collections.

 


La porte d’honneur est tout ce qui demeure de ce passé prestigieux.
Il est de ces monuments qui témoignent de ce que fut la place importante de la religion chrétienne pour les sociétés du passé, de la puissance de l’Église également.

Le monument orne aujourd’hui la Place de la République et donne sur la rue Sadi Carnot et donc vers le Nord de cette agglomération de la vallée de la Somme. Ce porche est à l’époque moderne l’entrée de l’Abbaye de Corbie. Cette arcade monumentale, élevée en 1750, est tout ce qui subsiste du mur d’enceinte qui encerclait la cour d’honneur, permettant d’accéder ensuite au cloître. 


L’urbanisme et le développement de la ville au XIXe siècle en eurent raison. Ainsi le chemin de fer s’installant dans la commune au commencement du règne de Napoléon III, les édiles locaux eurent besoin de relier la gare au centre-ville. Ceci impose alors le percement d’une nouvelle rue, passant sous le porche … Une Mairie s’adosse ensuite au monument, puis une Halle, une école, une salle des fêtes. Chaque vendredi matin, la porte domine maintenant le marché communal. 



Cette Porte d’Honneur est dominée en son centre par un blason, qui diffère des armes abbatiales (« Ecu d’or avec Corbeau de sable en pointe, à la crosse d’azur en Pal sur le Corbeau, aux deux clés de Gueule de part et d’autre »).


Celui-ci est flanqué et orné par de deux statues, deux allégories : à gauche, la foi ; à droite, la charité. Ces œuvres d’art ont récemment été restaurées, suite à leur décapitation lors de la libération de Corbie en 1918.

La Neuville, église Notre-Dame de l’Assomption


- La Neuville, église Notre Dame de l'Assomption Crédits : CRDP d'Amiens

La petite ville de Corbie possède plusieurs églises paroissiales, outre l’église de l’ancienne abbaye. Parmi celles-ci, l’église du quartier de La Neuville, traversée par la rivière d’Ancre, à l’Ouest de l’agglomération, fait figure de curiosité.
Cette église en pierre calcaire de Vaux-sur-Somme présente l’une des façades les plus remarquables du gothique flamboyant picard.

Son plan présente une simple nef à trois travées avec un seul bas-côté au nord. Le choeur comprend deux travées droites et se termine par une abside polygonale à trois pans.

Comme nombre d’églises du diocèse d’Amiens, ce monument a été construit entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe, période de renouveau démographique et de reconquête qui suit les terribles derniers siècles du Moyen Âge, époque de la Grande Peste et de la Guerre de Cent Ans. Pendant cette Renaissance heureus d’avant les guerres de religion, le besoin d’un nouveau lieu de culte s’impose donc aux populations des faubourgs de Corbie.


- La Neuville, église Notre Dame de l'Assomption Crédits : CRDP d'Amiens

L’église de La Neuville – ou la nouvelle ville -, est d’une facture assez classique, mais elle surprend par l’originalité et la monumentalité de son tympan, situé au dessus du portail central, en façade. 

Protégé par un auvent, le tympan offre un décor peuplé de personnages expressifs, d’animaux fantastiques, d’enfants. La scène principale figure l’Entrée du Christ à Jérusalem le jour des Rameaux (soit le dernier dimanche du Carême avant la Pâques).

Monté sur un âne et suivi des apôtres, le Christ est acclamé par la foule présente sur son chemin et accueilli par les riches notables de la ville. Suivant l’histoire consacrée, l’un d’entre eux dépose même son manteau sur le passage du Messie. Certains, plus curieux et hardis que d’autres, sont même montés aux arbres, et avec le meunier, en arrière-plan, à la fenêtre de son moulin, ils observent la scène.

Bien entendu, outre Jésus, les costumes portés par les différents personnages représentés sont ceux qu’habillent les contemporains de l’artiste à qui les religieux de la ville ont passé commande. Bien que le fourmillement et la précision des détails soient caractéristiques de la veine artistique des sculpteurs amiénois de l’époque, le travail de ce tympan est exceptionnel, oeuvre d’un sculpteur de talent. La scène est dense et expressive, une rareté dans la Picardie monumentale.

Communauté de Communes du Val de Somme

Elle fut créée en 1994 et comptait le canton de Corbie ainsi que Fouilloy et Villers-Bretonneux et s’appelait à l’origine Corbie et Villers-Bretonneux. Au total 23 communes regroupant 20 807 habitants. En 1995 Gentelles entrait dans la communauté, ensuite sont venues se rajouter les communes de Cachy, Cerisy-Gailly, Méricourt-l’Abbé, Morcourt, Sailly-Laurette et Sailly-le-Sec, puis Treux et pour finir Chipilly ce qui portait le nombre d’habitants à 24 000. La communauté dépassait ainsi les limites du canton de Corbie et prennait le nom de Com de Com de Val de Somme.

Aire d’accueil des gens du voyage

Aire d’accueil des gens du voyage
Route de Bonnay
Corbie (80)


Corbie

« La communauté de communes du Val de Somme a réalisé sur le territoire de la commune de Corbie, route de Bonnay une aire comportant 13 emplacements délimités.
Elle a confié, par marché public, la gestion de cette aire à l’association départementale des maisons pour l’insertion (ADMI).
La capacité globale d’accueil est de trente caravanes : 11 emplacements pour 2 caravanes et 2 emplacements pour 4 caravanes. Chaque emplacement est constitué d’un bloc sanitaire avec WC et douche et dispose d’un évier sous abri avec de prises de courant.
L’obligation est faite aux familles avec enfants de les scolariser.
L’aire est accessible uniquement aux véhicules mobiles. L’accès et le départ se feront en présence du gestionnaire du site. Un règlement intérieur sera à signer à l’arrivée.

Frais de séjour pour 2009 : 2 euros par jour pour la première caravane, 1 euro par jour pour la deuxième caravane et la suivante. Supplément pour l’eau et l’électricité. »
Denis Demarcy, maire de Bonnay

Bonnay est une commune du département de la Somme, située à l’Est d’Amiens, à proximité de Corbie. Avec ses 245 habitants, le village fait partie de la communauté de commune du Val de Somme. Et c’est à ce titre qu’elle accueille depuis 2008 une « aire d’accueil des gens du voyage ». Ainsi l’y oblige la loi Besson du 5 juillet 2000. Où plutôt celle-ci fait obligation à toutes collectivités de plus de 5.000 habitants d’organiser de façon décente leur accueil. Une décennie est passée et, à présent, cette loi est respecté dans la Somme, où l’offre d’hébergement est jugée suffisante, ce qui n’est pas encore le cas des deux autres départements picards.
C’est ainsi qu’un terrain situé sur le plateau séparant Bonnay de Corbie, sa voisine, sur les bords de la route départementale 23, a été choisie pour répondre à la demande publique, l’obligation légale. L’installation de cette aire d’accueil était initialement prévue près du centre-ville et des écoles de Corbie, le chef-lieu de canton. Mais, devant le mécontentement des populations locales, le projet a été abandonné, et un lieu plus isolé, à proximité du village voisin de Bonnay donc, finalement désigné.
Le coût des travaux est estimé à un peu plus de 900.000 euros, 1/3 étant supporté directement par la communauté de communes. L’éloignement du terrain de l’agglomération la plus proche, son isolement, ont entraîné un surcoût, dû essentiellement aux opérations de viabilisation (eau, électricité …) pour le rendre propre à sa vocation d’habitat. S’y s’ajoutent des frais de fonctionnement annuels, 80.000 euros environs. La gestion de cette aire en a été confiée, par marché public, à l’A.D.M.I., l’Association départementale des Maisons pour l’insertion, une association « humanitaire, d’entraide et d’action sociale », dont le siège est à Amiens.

Cette aire d’accueil des gens du voyage comporte 13 emplacements délimités, accessibles uniquement aux véhicules mobiles. Elle a une capacité globale d’accueil de trente caravanes (11 emplacements pour 2 caravanes et 2 emplacements pour 4 caravanes). Chaque emplacement est constitué d’un bloc sanitaire avec W.C. et douche et dispose d’un évier sous abri avec prises de courant. L’accès et le départ des occupants se font en présence du gestionnaire du site, qui oblige à la signature d’un règlement intérieur à l’arrivée. Autre obligation : la scolarisation des enfants. Frais de séjour à prévoir : 2 euros par jour pour la première caravane, 1 euro pour la deuxième, supplément pour l’eau et l’électricité

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Zothop ; CRDP Picardie

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