Templiers en Picardie

Les témoignages de la présence des Templiers

La Commanderie de Neuilly-sous-Clermont, à l’ouest de Beauvais, dans l’Oise et la maison de l’échevinage à Domart en Ponthieu dans la Somme témoignent de la présence des Templiers en Picardie.

La commanderie de Neuilly-sous-Clermont


Commanderie de Neuilly-sous-Clermont - Neuilly-sous-Clermont, commanderie des Templiers Crédits : CRDP d'Amiens

Sur le territoire de la commune subsiste une ancienne commanderie de l’ordre du Temple.

Placée sous la responsabilité d’un commandeur, cet établissement foncier était le lieu de vie d’une communauté de Frères, de chevaliers ou d’affiliés. Elle se trouvait communément au centre d’un domaine foncier sur lequel étaient bâties des fermes ou maisons ( domus ). Une commanderie possédait aussi une chapelle, ainsi que les bâtiments nécessaires à la vie de ses habitants.

A Neuilly-sous-Clermont, le comte de Clermont effectue une donation en faveur des Tampliers en 1168.

L’ordre est supprimé en 1312 par le roi de France, Philippe-le-Bel.

La commanderie passe aux mains des Chevaliers de Malte en 1520.

Entre temps, la plupart des bâtiments sont brûlés par les Anglais en 1370.

Subsistent les salles basses romanes, qui datent du XIIe siècle, tandis que les autres élévations sont plus tardives, des XVe et XVIe siècles.

Vendue comme Bien national en 1794, puis mal entretenue, transformée en bâtiment agricole, la commanderie retrouve son lustre au XXe siècle.

Classé Monument historique depuis le 20 août 1913, le domaine de Neuilly-sous-Clermont est remis en état depuis les années 1960.

Rares sont les constructions civiles d’époque Renaissance au nord de la Loire.

Les jardins, de facture classique, sont inscrits à l’inventaire des Jardins remarquables. L’ensemble est ouvert à la visite lors des Journées du Patrimoine.

La maison de l’échevinage à Domart-en-Ponthieu


Maison de l’échevinage, Domart-en-Ponthieu - La maison de l'échevinage à Domart en Ponthieu Crédits : CRDP d'Amiens

Domart-en-Ponthieu était au Moyen Âge une cité importante dont il reste aujourd’hui quelques éléments.

Ce corps de logis massif et rectangulaire du XIVe, construit en pierre calcaire, présente des dispositions d’arcades et de remplages de baies caractéristiques.

Le bâtiment, divisé en deux depuis le XVIe siècle, comportait autrefois deux niveaux, avec arcades au rez-de-chaussée et fenêtres percées en prolongement des arcades au premier.

Identifiée d’abord comme une maison des Templiers, puis comme celle de l’échevinage (l’échevin est un magistrat municipal qui assistait le maire)

La demeure brûle en 1580. Elle appartenait alors à un riche laïc.

Plus tard, ellle fut ensuite séparée en deux : la partie gauche devint une hostellerie, celle de droite une brasserie. 

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.