Châteaux civils de l’Oise

Quelques édifices remarquables

Anciens châteaux du Moyen Âge, folies néogothiques du XIXe, châteaux inlassablement détruits et reconstruits, ces vestiges des châteaux civils offrent une fresque de l’histoire de la Picardie.

Le château de Boran


Château de Boran - Boran, le château Crédits : CRDP d'Amiens
Le château actuel construit au XVIe siècle remplace un château plus ancien. Il a été réaménagé au XVIIIe et au XIXe, vers 1850.

Le portail d’entrée et son environnement témoigne de l’architecture du XVIIIe siècle.

Le château Mennechet de Chiry-Ourscamp


Château de Chiry-Ourscamp - Chiry-Ourscamp, le château Crédits : CRDP d'Amiens

Outre les ruines imposantes de l’abbaye d’Ourscamp, la commune de Chiry possède une autre curiosité architecturale : le château Mennechet.

La construction de cette imposante façade débute vers 1880, suivant la volonté d’Alphonse Mennechet de Maribal.

Ce grand amateur d’œuvres d’art, gendre d’un des fondateurs de l’hôtel des ventes de la rue de Drouot à Paris, souhaitait en faire un écrin capable de recevoir ses abondantes collections de tableaux, sculptures et faïences.

Élevée selon le style Henri II, la façade est ornée de quatre-vingt seize colonnes doubles et annelées, que surmontent d’imposants frontons à têtes de monstres. Celle-ci est longue de 60 mètres et haute de 40, des dimensions qui devaient permettre à ce château-galerie de Chiry d’être un lieu d’exposition.

Alphonse Mennechet décède en 1903, à l’âge de quatre-vingt dix ans, laissant son projet inachevé.


Château de Chiry-Ourscamp - Chiry-Ourscamp, le château Crédits : CRDP d'Amiens

Son héritier refuse de poursuivre la construction, les collections d’Alphonse Mennechet ayant été léguées à la ville de Saint-Quentin. Pourquoi payer le lourd impôt sur les portes et fenêtres pour cette bâtisse percée de trente trois ouvertures ?


Château de Chiry-Ourscamp - Chiry-Ourscamp, le château Crédits : CRDP d'Amiens

Le château souffre des bombardements lors de deux Guerres mondiales.

Il n’a jamais été restauré et continue de dominer la commune, planté au sommet de la colline du Montconseil.

Une procédure de classement, au titre des monuments historiques, a échoué,en 2006. Quel sera son avenir ?

Le château de la Reine blanche à Coye-la-Forêt


Château de Coye-la-Forêt - Coye-la-forêt, chateau de la reine blanche Crédits : CRDP d'Amiens

Le château de la Reine Blanche est l’une des constructions qui ornent les étangs de Comelles dans la vallée de la Thève (affluent de l’Oise). Situés conjointement sur les communes d’Orry-la-Ville et de Coye-la-Forêt, ces quarante hectares d’étang sont un des lieux de promenades de la forêt de Chantilly.

Ces étangs sont depuis le Moyen Âge propriété de l’abbaye de Chaalis selon la volonté du roi Louis VI le Gros, puis de l’abbaye de la Victoire, près de Senlis, puis de l’abbaye de Royaumont, avant d’entrer dans le patrimoine de la famille de Bourbon-Condé.

Les étangs sont vendus comme Biens nationaux pendant la Révolution française, puis rachetés par Louis VI Henri de Bourbon-Condé, sous la Restauration, en 1819, avec les bois qui les bordent.

Le dernier des Condé y organisera ses chasses princières.

En 1825, ce dernier confie à son architecte, Victor Dubois, le soin de reconvertir l’ancien moulin, dit de la Loge de Viarmes, en un rendez-vous de chasse.

On dit que la reine Blanche de Castille, mère de Louis IX, Saint-Louis, y aurait possédé elle-même un château, à l’extrémité ouest des étangs de Commelles.

Le relais de vénerie sera donc baptisé Château de la Reine Blanche.

C’est un des premiers exemples de construction de style néogothique. Venue d’Angleterre et portée par le romantisme, cette nouvelle manière plaît au prince de Condé, qui a longtemps séjourné en Angleterre.

Achevé après trois années de travaux, le château est orné sur sa façade de trois statues de chevaliers, réalisées par les sculpteurs Boichard et Thierry.


Château de Coye-la-Forêt - Coye-la-forêt, chateau de la reine blanche Crédits : CRDP d'Amiens

Le relais de chasse est composé essentiellement de deux pièces principales, voûtées sur croisées d’ogives et décorées de tentures vertes : un salon au rez-de-chaussée, ainsi qu’une salle à manger au premier étage.

Les lieux sont agrémentés de salles de jeux, d’une cuisine et d’offices, aménagés à l’intérieur des tourelles d’angle.

Légué à l’Institut de France par le Duc d’Aumale, le château de la Reine Blanche, qui a accueilli en 1882 l’impératrice Elisabeth d’Autriche, est classé Monument historique depuis le 9 mai 1989.

Le château de Crépy en Valois


Château de Crépy-en-Valois - Crépy-en-Valois, le château Crédits : CRDP d'Amiens
Crépy-en-Valois est l’une des villes principales du département de l’Oise. Dès le Xe siècle, la cité devient la résidence des comtes de Valois, vassaux du roi de France voisin.

L’un d’entre-eux, Philippe Ier, compagnon d’armes de Philippe Auguste à la bataille de Bouvines, se fait construire un château à vocation résidentielle sur un promontoire découpé dans le plateau du Valois. Dominant la ville, celui-ci surélève une chapelle basse, dédiée à saint Aubin, vers 1170-1180.

Au XVIe siècle, le château de Crépy-en-Valois n’est toujours qu’un ensemble composite et inachevé, clos d’une vaste enceinte, lorsqu’il devient le siège du tribunal du baillage et de l’administration du duché de Valois.

Vers 1625, les lieux sont occupés par des religieuses, de l’ordre des Ursulines, avant que ses sous-sols ne deviennent le siège d’une prison en 1778. Le poète Gérard de Nerval y passera une nuit glaciale, racontée dans Les Nuit d’octobre.

Vendu comme bien national lors de la Révolution, le château est actuellement une propriété communale.

Aujourd’hui demeurent la chapelle Saint-Aubin du XIIe siècle, les Tours du Valois qui sont l’unique vestige du château construit par les Comtes de Valois et détruit durant la Guerre de Cent Ans.

Depuis 1949, le corps de logis du XIIIe siècle est occupé par un Musée de l’Archerie et du Valois, qui expose de riches collections dans la grande salle de réception à la remarquable charpente médiévale.

Le parcours du musée raconte l’histoire des compagnies d’arc, ces milices urbaines souvent placées au service du roi de France.

Leur tradition se perpétue en Picardie à travers les nombreux clubs de tir à l’arc.

Le château de Fontaine Lavaganne


Château de Fontaine-Lavaganne - Fontaine-lavaganne, le chateau. Crédits : CRDP d'Amiens

Ancien château médiéval.

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Picardia ; CRDP Picardie

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