Château de Condé-en-Brie

Construction du XIIe au XVIIIe siècle

Ce château témoigne d’une partie de l’histoire de France. Sa construction a débuté au XIIe siècle, il a été décoré aux XVIIe et XVIIIe siècles par les artistes les plus prestigieux comme Watteau ou Boucher. On peut le visiter bien qu’il soit habité toute l’année.


Château de Condé-en-Brie - Condé-en-Brie, le château Crédits : CRDP d'Amiens

Ce sont les Bourbon, les Condé, les Princes de Savoie, puis le Marquis de la Faye qui ont commandé les somptueux décors du château au XVIIe et XVIIIe siècles à des artistes comme Watteau, Boucher, Oudry, Servandoni.

Redécouvertes à l’issue de campagnes de restauration récentes, leurs œuvres donnent davantage de relief au château, classé Monuments historiques depuis 1979

Ce fleuron architectural du département est construit sur l’emplacement d’une antique villa romaine.

Histoire

Attesté dès le XIIe siècle, sans doute sous forme d’une maison forte, le château de Condé-en-Brie passe successivement par le jeu des alliances aux puissantes familles de Montmirail, de Coucy (1212), de Bar, de Luxembourg (1435) puis de Bourbon-Vendôme (1487).

C’est Louis de Bourbon-Vendôme, évêque de Laon de 1510 à 1557 qui lui donne sa structure actuelle et son caractère de château de plaisance, intégrant néanmoins quelques murs médiévaux, dont ceux du donjon, dans sa nouvelle demeure. Cette dernière se compose alors de quatre ailes en pierre délimitant une cour carrée, complétées à l’extérieur par une porterie et une capitainerie.

Passé dans la famille de Condé à qui il donne son nom, puis dans celle de Savoie-Carignan, le château est acheté en 1719 par Jean-François Leriget de La Faye, diplomate et financier. Au fait des affaires de l’État sous la Régence, grand amateur d’art et de lettres, aidé de son neveu, il transforme l’édifice. On lui doit son aspect actuel. 

Il ouvre la bâtisse sur l’extérieur, faisant disparaître un des quatre corps de bâtiments issus de périodes de construction antérieures.

A l’origine disposé autour d’une cour carrée, le château de Condé-en-Brie devient donc une de ces grandes demeures de villégiature de la noblesse, sa blanche façade s’imposant aux regards des passants à l’entrée du village.


Château de Condé-en-Brie - Condé-en-Brie, le château Crédits : CRDP d'Amiens

Transformations et décoration

L’architecte Nicolas Servandoni (1695-1766), plus connu pour son oeuvre maîtresse, la façade de l’église Saint-Sulpice de Paris, abat une des quatre ailes, régularise l’apparence des élévations sur cour et remplace l’escalier de la Renaissance par un escalier d’honneur avec rampe en fer forgé.

Il fait surtout oeuvre de décorateur en ornant un vaste salon de musique de peintures en trompe-l’oeil et camaïeu représentant des statues du parc de Versailles.

Le décor d’un autre salon est confié au peintre animalier Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) qui couvre ses murs de toiles représentant des retours de chasse et de natures mortes composées de produits de la chasse et de la pêche.

Enfin, d’autres pièces de l’étage contiennent de nombreuses peintures murales, dessus de cheminée ou de porte, à sujet galant ou pastoral, ou encore inspiré de la fable, attribuées parfois au pinceau de Watteau (1684-1721) ou de Nicolas Lancret (1690-1743).

Sous son apparence Renaissance, cette demeure est en réalité l’illustration du goût de la première moitié du XVIIIe siècle.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Riboulleau Christiane ; Riboulleau Christiane ; Tavernier, Benoît

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