Centre de valorisation des glucides et produits naturels

Valoriser l’ensemble des composants de la plante

Depuis 1984, le Centre de valorisation des glucides et des produits naturels (CVG) est la référence française dans le domaine de la chimie verte.


Centre de valorisation des glucides et produits naturels - Une partie de l'équipe du CVG Crédits : Région Picardie

Au début des années 80, le productivisme est la règle et l’environnement n’est pas encore une préooccupation majeure. Le professeur Daniel Thomas, bio-chimiste de renommée internationale, appelle à la création, en Picardie, d’un centre technique valorisant l’ensemble des biomasses végétales. « La valorisation du gisement agricole est la clé du développement de la Picardie. » (Daniel Thomas).

Le CVG est donc lancé en 1984 par Daniel Thomas, Claude Ferté, président du Conseil économique et social, et Marcel Deneux, président de la Caisse du Crédit agricole de Picardie.

Depuis 30 ans, ce Centre Technique Agro-Industriel est spécialisé dans le domaine de l’extraction, du fractionnement et de la chimie de la biomasse végétale pour le développement de nouveaux produits/procédés innovants, pour les industriels qui souhaitent innover dans les produits biosourcés.
Il s’agit de transformer la biomasse agricole et algale en une diversité de produits biosourcés : la bioraffinerie n’utilise pas les ressources fossiles comme le pétrole, mais les ressources végétales pour obtenir des produits intermédiaires alimentaires et non-alimentaires (cosmétique, biomolécules…).

Une équipe de 30 experts en bioraffinerie du végétal accompagne plus de 60 clients par an en France et à l’International. Objectif : sécuriser les problématiques d’innovation, de développement, de produits et de procédés des entreprises, quelle que soit leur taille, de la start-up jusqu’aux groupes industriels, .

Pour chacun des secteurs d’application des molécules issues de la biomasse végétales, des solutions innovantes, rentables, et respectueuses de l’environnement sont mises au point.

« Notre métierne consiste pas à faire de la recherche fondamentale, mais à transformer une idée en produit, c’est-à-dire concevoir et développer des produits innovants dans le respect d’un cahier des charges technique et d’un positionnement marketing. Nos clients, de la très petite entreprise au grand groupe en passant par la start-up, veulent savoir si leurs produits sont fiables aussi bien d’un point de vue technique que commercial. Notre grande force est de leur délivrer un procédé validé économiquement. Aux clients ensuite de mettre en place le processus de production et la mise sur le marché de l’innovation. » (Philippe de Braeckelaer, directeur adjoint du CVG).

Technologies de « rupture »

Destiné au départ aux valorisations des productions régionales, l’activité du CVG s’est rapidement étendue aux autres ressources agricoles, et dans tous les domaines, alimentaire, cosmétique ou nutraceutique. « À partir de 2005, la création du pôle de compétitivité IAR - Industries et agroressources - nous a permis de déployer une stratégie de recherche et de développement autour de la chimie verte, plus respectueuse de l’environnement. » (Philippe de Braeckelaer)

Pour répondre à la demande des industriels, le centre technique a étoffé son équipe de docteurs en chimie, et réalisé des investissements importants sur les nouvelles technologies dites de « rupture » : atelier d’extrusion réactive, utilisation des ultrasons ou atelier d’hémisynthèse. L’eau subcritique (eau portée à haute température sans ’bouillir’, pressurisée), par exemple, permet de remplacer les solvants comme l’éthanol.

Des savoir-faire, 11 M€ d’équipements répartis sur plus de 3 500 m2 à Dury, près d’Amiens, le CVG peut devenir, d’ici 10 ans, le numéro un européen de la chimie verte. « La recherche d’alternatives aux molécules d’origine fossile est devenue incontournable. Le végétal est désormais appelé à prendre sa place à côté de la pétrochimie et, par conséquent, dans la multitude de produits dérivés du pétrole : matières plastiques, solvants, résine, fibres synthétiques, détergents ou cosmétiques. En partenariat avec les instituts d’excellence P.I.V.E.R.T. et IMPROVE, nos efforts porteront sur la valorisation de l’ensemble des composants de la plante. »(Philippe de Braeckelaer).

Contributeur(s) initial(ux)

LAVAL Nadine

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