Campagnes de Picardie

Près des deux tiers du territoire picard sont occupés de grandes cultures très productives. Quelques zones de bocage sont encore préservées pour l’élevage. Une évolution des pratiques agricoles devient nécessaire pour limiter la pollution des eaux et préserver la diversité végétale et animale.


Tracteur Crédits : GIMA-AGCO

La Picardie est une grande région agricole. Près des deux tiers de son territoire sont occupés majoritairement par de grands champs de céréales, de betteraves à sucre ou de pommes de terre.

Seuls la Thiérache, le pays de Bray, et le nord-ouest de la région se consacrent essentiellement à l’élevage. Avec l’évolution des pratiques agricoles, les cultures se sont étendues au-delà des terres particulièrement fertiles de la région (Santerre, Soissonnais, Valois ou Vexin). Elles se sont ainsi implantées en Champagne crayeuse, terroir au sol pourtant mince. En ces lieux, les matériaux des maisons traditionnelles témoignent encore parfois de la nature réelle du sol ou du sous-sol (pierre calcaire, brique, torchis, silex).

Joli coquelicot

En bordure des champs, les plantes messicoles (du latin messis, “moisson”, et colo, “j’habite”), autrefois envahissantes, apportent leurs couleurs vives (rouge du coquelicot, bleu du bleuet…) au paysage d’où monte la ritournelle de l’alouette des champs. Les busards (cendré et saint-martin) survolent ces étendues à la recherche de campagnols, tandis que les perdrix sont en quête d’insectes. Au sein de ces espaces, les villages constituent des oasis pour nombre d’espèces. Les mares et les jardins sont de petits paradis pour les insectes et les batraciens ; les vieux bâtiments, combles et clochers sont le refuge de la chouette effraie et des chauves-souris.
 

Agriculture et environnement

L’agriculture picarde est l’une des plus productives de France. Richesse des sols, technicité des agriculteurs et emploi d’intrants permettent l’obtention de rendements élevés. Cette réussite a eu comme contre-partie la raréfaction des bosquets, des haies et des talus au profit de surfaces cultivées. Plus insidieusement, les engrais et pesticides contribuent, avec les rejets industriels et domestiques, à une pollution des eaux superficielles et souterraines dont certains aspects restent mal connus.

Le maintien de la diversité végétale et animale nécessite une évolution des pratiques agricoles ainsi que la conservation des différents milieux refuges. Quelques actions volontaristes ont été récemment engagées (plantation de haies, jachère faune sauvage…). Restaurer une grande biodiversité au sein des régions d’openfields sera une tâche de longue haleine.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Conservatoire des Sites Naturels de Picardie

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