Cabot, Henriette

Infirmière (1899 - 1968)

Conseillère générale et municipale, résistante, elle se dévoue à l’aide sociale. Une rue porte son nom à Saint-Quentin.


Henriette Cabot - Henriette Cabot Crédits : CIDFF

Née le 5 avril 1899 à Saint-Quentin, décédée le 3 novembre 1968 à Saint-Quentin, Henriette, Marie, Adrienne, Georgette Baube, née le 5 avril 1899, est la fille d’Albert Baube et de Marie Alphonsine Prévot. Elle est élevée dans une famille très pieuse.

Elle se marie avec Jean Cabot et a quatre enfants.

Elle est infirmière et beaucoup de Saint Quentinois dans le besoin vont la voir pour se faire soigner. Elle dirige le Service social, aidé par le Secours National et la Croix Rouge qui deviendra le Service des prisonniers.

Dans les rangs des FFI, elle accomplit maintes missions délicates au péril de sa vie. Ainsi début 1941, elle participe au réseau d’évasion de prisonniers, puis au réseau « Picardie-Thiérache ». A partir de septembre 1942, elle se dévoue à soulager la souffrance des résistants et détenus politiques à la maison d’arrêt de Saint-Quentin, dite l’hôtel des Quatre Boules. Elle transporte les colis envoyés par les familles, veille à la santé et au moral des prisonniers. Elle leur fait passe discrètement des vêtements et des cigarettes. Elle est arrêtée par la Gestapo le 1er janvier 1944, puis relâchée.

C’est elle qui est chargée de remettre à chacune des famille des 27 martyrs fusillés à la Sentinelle, les paquets de vêtements ficelés avec la carte d’identité et le porte-feuille de chacun. Elle sera présente au moment de la libération de la prison.

Ses immenses mérites lui valent d’être nommée chevalier, à titre militaire, dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur, de se voir décerner le Croix de Guerre 1939-1945 et la Croix des Combattants volontaires de la Résistance.

Elle siège au Conseil municipal de Saint Quentin de 1944 à 1968. Elle est élue, le 25 septembre 1960, conseillère générale du canton de Saint Quentin et siège jusqu’au 4 octobre 1967. Durant ses mandats, elle est membre de la 5e commission relative à l’aide sociale, à l’hygiène et au travail.

Lors de ses obsèques dans la basilique de Saint-Quentin, à sa demande, aucun discours n’a été prononcé. Néanmoins, le Préfet et le Président du Conseil Général sont venus s’incliner devant sa dépouille mortelle.

Par délibération du 24 juin 1974, la commune de Saint-Quentin rend hommage à Henriette Cabot en donnant son nom à une rue.

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Picardia

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