Boves, Enguerrand de

Seigneur Enguerrand 1er de Coucy ( 1042 - 1116)

Le comte Enguerrand de Boves refuse de reconnaître l’institution communale, instaurée à Amiens en 1113 par le roi Louis VI le Gros. Avec ses frères, le comte fait la guerre aux bourgeois. Le roi est obligé d’y mettre bon ordre et, après un siège de deux ans, entre à Amiens en 1115.

Enguerrand de Boves est le fils de Dreux de Boves (ou Drogon de Boves). Il épouse Ade de Marle et possède ainsi les seigneuries de Marle (Aisne), de Coucy (Aisne) et de La Fère (Aisne).

En 1085, il devient comte d’Amiens.
Il participe à la première croisade en 1096 avec son fils Thomas de Marle.
En 1105, l’abbaye de Saint-Fuscien est dotée par Enguerrand de Boves.

Enguerrand de Boves épouse en secondes noces Sibylle de Château-Porcien.

En 1113, les habitants d’Amiens obtiennent du roi Louis-le-Gros (Louis VI) le droit de s’établir en commune avec l’aide de Geoffroy (évêque d’Amiens) et de Gormond de Picquigny ( ou Guermond, le vidame).

Le comte Enguerrand de Boves refuse de reconnaître l’institution communale. Enguerrand, Thomas et Adam (le châtelain) se battent contre les bourgeois. Le roi Louis-le-Gros envoie du renfort et le siège dure deux ans. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros entre à Amiens.

Le château de Boves


Château de Boves - Château de Boves Crédits : CRDP d'Amiens

Boves est situé à la confluence des vallées de l’Avre et de la Noye.
Il ne reste du château de Thomas de Marle ou de Coucy, du XIe siècle, que deux énormes pans de muraille blanche, vestiges de la partie sud du donjon.
Le donjon sur motte est l’une des étapes de l’évolution de l’habitat seigneurial, depuis l’enceinte primitive, en bois et terre, vers le château fort en pierre, du bas Moyen Âge.
Le donjon est une création du Xe siècle ; il succède assez souvent à l’ancienne Burgfried, la tour de garde, des enceintes du haut Moyen Âge. La motte mesure parfois 100 m de diamètre et 20 m de haut. C’est un tertre artificiel, de forme ronde et de profil convexe. Il est toujours entouré d’un fossé. Il en existe aujourd’hui de très nombreuses traces dans toute l’Europe, repérées par la toponymie, la photographie aérienne ou grâce à d’importants vestiges.
Sur la motte est érigée une tour en bois, remplacée quelques dizaines d’années plus tard par un édifice en pierre moins sensible au feu mais plus onéreux. L’accès se fait par une passerelle qui enjambe le fossé. Celui-ci est entouré par une palissade (ou chemise) qui protège la tour.
Ce donjon primitif peut être une construction très élaborée à plusieurs étages : l’aula, la salle de séjour et d’apparat, la camara, la chambre à coucher, etc.
La pierre apparaît dès le XIe siècle, notamment dans l’ouest de la France, ce qui favorise son exploitation en Angleterre après 1066.
Sa forme est celle d’un parallélépipède (Colchester, Loches, Douvres...) doté de murs, d’une épaisseur impressionnante de 2 à 7 m. Au XIIIe siècle, le donjon évolue vers la forme cylindrique, qui permet une meilleure défense. Il voit apparaître les premiers éléments d’architecture défensive : archères, créneaux, mâchicoulis.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Boulnois Alain

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