Betterave

Beta vulgaris altissima de la famille des Chenopodiaceae

La betterave est introduite sur le plateau du Santerre dès 1804, suite au Blocus continental, en remplacement de sucre de canne. La Picardie, première région de production de betteraves fournit le tiers des betteraves françaises qui alimentent une puissante industrie sucrière.


- Betterave sucrière Crédits : S.Lefèvre/Région Picardie

La plante

La betterave sucrière, Beta vulgaris altissima , est une plante bisannuelle de la famille des chénopodiacées cultivée dans les zones tempérées. C’est L. de Vilmorin qui la rapporta d’Italie en 1775 à fin d’amélioration. Cette initiative permit à la France napoléonienne de braver la pénurie en sucre due au blocus imposé par ses voisins.

La partie aérienne est formée de feuilles larges, ovales et allongées, organisées en corolle. La racine pivotante, d’une vingtaine de centimètres de long et généralement de couleur blanche pour cette variété, renferme les réserves en sucre. Elle contient environ 16% de saccharose, dont, pour ainsi dire, les huit dixièmes peuvent être extraits lors d’un processus industriel de diffusion.

Quand la betterave est cultivée pour ses réserves en sucre, elle est plantée au printemps pour être récoltée au cours de l’automne.

La betterave en Picardie


- La sucrerie de Blérancourt

La Picardie est une grande région agricole et la production de betteraves industrielles occupe une partie importante de sa S.A.U., 9 % soit 124000 ha plantés, pour une production qui dépasse les 10 millions de tonnes à l’année.

Plus de la moitié des exploitants picards cultive cette plante à hauts rendements, plus de dix tonnes de sucre à l’hectare.
Dès le XIXe siècle, cette culture agricole locale favorise l’industrialisation du Saint-Quentinois.

La récolte de betteraves


- Récolte de betteraves à Crécy-en-Ponthieu Crédits : CRDP d'Amiens

L’agriculteur a commencé l’arrachage des racines : à l’arrière-plan les betteraves sont encore en terre tandis que vers l’avant-plan gauche elles ont déjà été arrachées. Entassées près de la route, elles seront chargées dans des camions affrétés par la sucrerie voisine d’Abbeville.

La campagne de ramassage dure de novembre à janvier avec sa ronde incessante de camions, de jour comme de nuit.

Poétique de la betterave

« Mais voilà, ce sont des betteraves d’abord et si l’on s’émeut devant le blé en herbe jusqu’à en faire un roman, il n’y a guère de célébration de la betterave, même s’il est précieux le produit qu’on en tire. On peut faire d’un épi de blé le symbole d’une République, de la faucille celui de la paysannerie, du pain celui d’un corps divin, mais que faire des fanes de betteraves ? Et puis, pour la récolte du blé, il est question de moisson : il fut même un temps révolutionnaire où c’était messidor pour juillet. Mais s’il s’agit de la betterave, c’est l’arrachage. Le mot a de la cruauté : on en veut à sa racine. »

(Jean-Louis Rambour, Les champs de betteraves , paru dans Picardie autoportaits , Editions de la Wède).

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; CRDP Picardie

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