Beauvais

Chef-lieu du département de l’Oise (60000 habitants)

Cette ville deux fois millénaire, cité épiscopale, s’est développée autour de sa cathédrale gothique.


Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais - La cathédrale de Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

La cathédrale gothique de Beauvais, commencée en 1225, donne, par ses dimensions imposantes, une idée de la puissance passée de la cité épiscopale. 

Beauvais est également liée à la tapisserie depuis plus de trois siècles, notamment avec La Manufacture Nationale où les liciers perpétuent la technique de la basse lice. Ce savoir-faire et cette qualité de tissage firent, au XVIIe et XVIIIe siècles, la gloire de l’agglomération.

Situé dans l’ancien Palais épiscopal, le Musée départemental de l’Oise présente ses collections de céramiques, de peintures des écoles françaises et italiennes des XVII et XVIIIe siècles, ainsi que ses rares ensembles de mobiliers.

La fin du XIXe siècle et le début du XXe

Devenue préfecture au lendemain de la création du département de l’Oise, Beauvais a eu beaucoup de mal à s’imposer face à deux rivales de même gabarit : Compiègne, ville impériale et Creil, noeud ferroviaire et centre industriel aux portes de Paris.
Beauvais, petite ville bourgeoise, industrielle et tertiaire de 20 000 habitants (27 000 avec les faubourgs, recensement de 1901), bénéficie de la révolution industrielle : développement démographique (croissance de 50 % entre 1851 et 1901), développement industriel (textile 25 % des actifs ; la tabletterie, la brosserie, la nacre, la céramique, le cuir, la poterie et bien sûr, la manufacture de tapisseries, fondée en 1664, par Jean-Baptiste Colbert) et tertiaire (préfecture, lycées, inspection académique, caserne, évêché...).
Au tournant du XXe siècle cependant, ce développement se ralentit et Beauvais apparaît comme une capitale isolée, au coeur d’une région rurale en voie de dépeuplement. Il faut attendre 1876 pour que la ville soit enfin reliée à Paris (70 km), sans transiter par Creil, ouverte sur la capitale depuis plus de trente ans. 

La guerre


Bombardement de Beauvais en 1940 - Bombardement de Beauvais en 1940 Crédits : Photo Fernand Watteeuw

L’effroyable bombardement de juin 1940 demeure un mystère : aujourd’hui encore, les raisons en sont mal connues. Cette poignante photographie du centre de Beauvais a été réalisée depuis la cathédrale, miraculeusement épargnée, par Fernand Watteeuw photographe local, témoin magistral de ces années noires. Elle illustre le martyre de la plupart des villes du nord de la France.
Le pilonnage fait cinquante-huit victimes sur les deux cents personnes encore présentes sur place en juin 1940. Il ne reste rien des habitations du centre : le coeur historique de la ville est détruit. De l’hôtel de ville, seule demeure la façade. La chambre de commerce, la Caisse d’épargne, la manufacture de tapisseries ou encore l’évêché sont totalement rasés. En octobre 1940, 11 000 Beauvaisiens sont de retour : 2 000 n’ont pas d’abri, 350 commerçants sont sinistrés. Commence le temps des baraquements, des roulottes et des logements provisoires. À l’instar d’Amiens, ce n’est qu’à partir de 1942 qu’un plan de reconstruction (oeuvre de Georges Noël) est adopté. Mais les travaux ne débutent que cinq ans plus tard. Ils dureront près de vingt ans, le dernier baraquement n’ayant été détruit qu’en 1983 ! Le prix à payer est énorme : en 1946, Beauvais ne compte plus que 23 156 habitants, 4 000 de moins qu’à l’époque du Front populaire. Pourtant, les Trente Glorieuses (1945-1975) et le baby boom vont redonner du souffle à une ville de plus en plus concurrencée par Creil. 

La Ville aujourd’hui

L’université de Picardie

Beauvais possède une antenne de l’Université de Picardie Jules Verne, au 52 boulevard Saint-André, au cœur du centre-ville de l’agglomération.

La place Jeanne Hachette


Place Jeanne Hachette à Beauvais - Place Jeanne Hachette à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Coeur de la cité beauvaisienne, la placeJeanne-Hachette (héroïne locale dont on aperçoit la statue inaugurée en 1860 par Napoléon III), a fait l’objet d’une rénovation dans les années 1980.


Rue piétonne à Beauvais - Rue piétonne à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Ouvrant sur plusieurs rues piétonnes (plan de 1987), elle symbolise le renouveau d’une ville dont la population atteint 57 000 habitants (bien loin des 100 000 de l’agglomération creilloise) et dont l’image de ville assoupie n’est aujourd’hui plus de mise. La commune s’est étoffée de deux quartiers : Argentine (au nord) et Saint-Jean (au sud), Saint-Just-des-Marais et Marissel ont été absorbés par la ville.

Comme nombre de ses voisines, Beauvais a profité de la politique de déconcentration industrielle engagée dans les années 1950-1960 : les entreprises Loockeed (1957), Biocadex (1965), France glaces Findus (1971), Novacel, Massey Ferguson ou encore Givenchy se sont installées sur les différentes zones industrielles de l’agglomération. Elles sont désormais reliées à Paris par l’autoroute A16 et à présent à une heure de train depuis que les travaux d’électrification de la ligne de chemin de fer, décidés en 1996, ont été achevés. L’aéroport de Beauvais-Tillé est également en plein développement, profitant de la surcharge des structures parisiennes. Avec le développement du tourisme et d’une antenne universitaire, la ville parfait son image de centre tertiaire.
Pourtant, dès 1978, la ville connaît les premiers effets de la crise économique. Entre 1980 et 1985, près de 2 000 emplois sont supprimés. En février 1985, on recense 3 400 chômeurs à Beauvais, soit 12 % de la population active. Après une période difficile, au cours de laquelle elle perd des habitants, la municipalité décide d’engager une série de grands projets (quartiers piétons, antenne universitaire, centre culturel, centres commerciaux...). En dépit de certaines difficultés (insertion des deux quartiers Argentine et Saint-Jean au centre), Beauvais fait ce qu’elle peut pour tenir son rang, au coeur d’une région de plus en plus satellisée par Paris.

Le centre commercial


Centre commercial à Beauvais - Centre commercial à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Ce centre commercial imposant est situé à l’entrée nord du centre-ville de Beauvais, à l’emplacement de l’ancien hôpital (hôtel-Dieu) dont on peut encore apercevoir le porche en pierre de taille, à droite, sur la photographie. En 1986, le nouveau centre hospitalier est construit à la périphérie de la ville, dégageant un vaste espace que la municipalité décide d’aménager, en conservant une partie de la structure ancienne (corps principal à l’arrière-plan) et en élevant un vaste pavillon de verre et de béton, surmonté d’une charpente métallique, qui commande l’accès à l’ensemble du site : celui-ci devait accueillir une aire de locaux commerciaux, 345 logements, 10 000 m2 de bureaux et un parc de stationnement de 170 places. Quatre cabinets d’architectes furent chargés d’en élaborer l’ordonnancement (Coutine-Gruskevitch, Verchueren, Desgroux et Arkeos). Les travaux commencèrent en 1988. En 1990, le premier bâtiment était livré. En 1998, c’est tout un quartier qui a vu le jour, autour du parvis de ce centre commercial. D’une conception résolument moderne, malgré l’intégration de bâtiments anciens, cet ensemble souffre de sa situation un peu excentrée et de la proximité d’un grand carrefour routier très fréquenté et encore mal aménagé. Ainsi, les objectifs de ce centre commercial ne sont pas pleinement atteints.

Le patrimoine architectural

Habitations anciennes


- Maison ancienne à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Cette habitation, sise au 16 rue de l’Abbé Gellée, à Beauvais, dans le département de l’Oise, est considérée par les Beauvaisiens comme étant la plus ancienne de leur ville. Ils l’ont baptisé Maison François 1 er . Improprement d’ailleurs, puisque sa construction remonte vraisemblablement à 1410, soit près d’un siècle avant que ne commence le règne de ce grand roi de la Renaissance. Depuis « l’automne du Moyen Age », cette construction picarde est toujours debout, ayant résisté aux bombardements allemands de la seconde Guerre mondiale, comme aux outrages du temps.
Dans les années 1990, celle-ci menaçait ruine. Située rue Jean-Baptiste Oudry, elle est alors cédée par la fondation Emmaüs pour un franc symbolique à la commune de Beauvais. La municipalité la confie ensuite aux bons soins des membres d’une association, celle de Maisons Paysanne de l’Oise . Ceux-ci l’ont démontée, avant de la reconstruire sur un terrain, propriété de la commune, son adresse actuelle, en centre-ville et à proximité de la cathédrale. Les travaux ont commencé au mois de septembre 1993. Il s’agissait de sauvegarder avec soin les tuiles de toit et les briques de la cheminée, puis la charpente en bois. Le remontage s’effectue ensuite selon les méthodes traditionnelles.

Ainsi, Maisons Paysannes de l’Oise propose des stages à ses multiples adhérents, des périodes de travaux pour relever les murs notamment où ceux-ci sont de nouveau garnis de torchis.
Le 31 décembre 1993, cette Maison François 1 er est enfin ouverte au public. Son premier étage est aujourd’hui un lieu d’exposition pour la municipalité de Beauvais, cette dernière ayant concédé l’usage du premier étage à l’association Maisons Paysannes de l’Oise pour y installer son siège social. C’est aujourd’hui la vitrine d’un savoir-faire quasi cinquantenaire. En effet, fondée en 1965 et forte de 550 membres en 2012, celle-ci entreprend depuis de répertorier et sauvegarder le patrimoine rural et traditionnel de l’Oise. Ceci lui vaut d’être reconnue d’ « utilité publique ». Une reconnaissance officielle.

Église Saint-Etienne


L’église Saint-Étienne à Beauvais - L'église Saint-Étienne à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Cette église du XIIe siècle pour les parties les plus anciennes, est construite dans la paroisse la plus peuplée de la ville.

Elle s’est pendant longtemps appelée église Saint-Étienne et Saint-Vaast car elle aurait abrité pendant plus de dix ans les reliques de Saint-Vaast, évêque d’Arras Elle était aussi l’église attitrée de l’assemblée communale de la ville dont elle portait la cloche. Elle s’opposait à la paroisse de la cathédrale des évêques-comtes établie au nord-ouest.
Un premier édifice (XIe siècle) est bâti à l’emplacement présumé d’un sanctuaire dédié à saint Vaast (évêque de Beauvais du Ve siècle), lui-même construit sur la prison du saint martyr.
L’édifice actuel fut réalisé en quatre campagnes : XIIe (la nef et le transept), XIIIe (la façade et le portail), début XVIe (choeur, chapelle, déambulatoire, après les destructions de 1472, abside), fin XVIe siècle (reconstruction du clocher détruit en 1480).
L’église juxtapose ainsi éléments romans et gothiques. Elle est construite sur trois niveaux dans la nef, avec fausses tribunes. Les voûtes des bas-côtés sont parmi les plus anciennes réalisées en France. Le choeur offre un vaste espace, élevé au XVIe siècle sur deux niveaux. 


Piéta de l’église Saint-Étienne à Beauvais - Piéta de l'église Saint-Étienne à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens
On peut y admirer la piéta en pierres polychrome datant de 1760. Marie est représentée avec son fils mort sur les genoux. L’apôtre Saint Jean se trouve à droite de Marie. Saint Étienne en habit religieux se trouve à sa gauche.


Vitrail de l’église Saint Étienne à Beauvais - Vitrail de l'église Saint Étienne à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Les vitraux des chapelles furent réalisés par la célèbre famille de maîtres verriers Le Prince, fondateurs de l’école de Beauvais.
En partant de la droite :
- Première chapelle : le registre représente en bas la famille du donateur (1553), au milieu la vision de Saint-Eustache (1554), en haut plusieurs épisodes de la vie du saint (1572).
- Deuxième chapelle : elle montre la vie de Saint-Pierre et la conversion de Saint-Paul (1548).
- Troisième chapelle : elle présente le Baptême du Christ et Sainte Barbe.
- Quatrième chapelle : elle possède des vitraux sur l’Enfance de saint Étienne, la Fontaine de vie (1524), des épisodes de la Vie de saint Nicolas (1525) et le Jugement dernier (1525).
- Cinquième chapelle ou chapelle absidiale. Elle est la plus richement décorée avec le Martyr de saint Sébastien et des épisodes de la Vie de la Vierge (Nativité, Ensevelissement du Christ, sainte Madeleine, Vierge allaitant avec sainte Anne, Crucifixion, Couronnement de la Vierge...).
- Sixième chapelle : elle possède le chef d’oeuvre d’Engrand le Prince : l’Arbre de Jessé (1552) ainsi que la Légende de saint Claude (1527). C’est la baie de l’Arbre de Jessé qui est représenté ici dans son entier. La scène ne tient plus compte des remplages et occupe toute la baie.
- Huitième chapelle : elle montre la Charité de saint Martin et la Légende de la maison de la Vierge de Lorette (1530 à 1550).
Alain Boulnois.

Le développement


Vue aérienne de Beauvais - Vue aérienne de Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

L’agglomération de 60 000 habitants s’étale de part et d’autre de la vallée du Thérain jusque sur le plateau crayeux. La vue montre la quasi-totalité de l’espace urbain ; il ne manque que l’extension la plus orientale (vers la droite), siège d’une vaste zone industrielle et commerciale.

La cathédrale domine le coeur de la cité, entouré par une ceinture de boulevards souvent arborés.

Au centre droit, la ville s’allonge vers l’est le long des voies ferrées qui filent vers Paris ou Creil.

Vers l’ouest, elle s’étend dans les fonds de vallées du Thérain et de l’Avelon qui confluent ici. La firme Spontex (500 emplois) y fabrique ses éponges. Bien plus spectaculaires apparaissent les deux immenses extensions des années 1960, au nord (arrière-plan) et au sud (premier-plan) : vastes ensembles d’immeubles HLM que jouxtent des quartiers de pavillons.

Dans cette partie méridionale se trouvent plusieurs grands établissements industriels dont Massey-Ferguson (matériel agricole, 700 salariés), un lycée...

À l’arrière plan droit, l’aérodrome (espace dénudé) bloque l’extension de l’agglomération vers le nord-est.

Le nord de la ville


Vue aérienne du nord de Beauvais - Vue aérienne du nord de Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Au premier plan : la frange septentrionale de la cité constituée de longues barres et de hautes tours qui, bâties dans les années 1960, concentrent des milliers d’habitants aux ressources modestes.

À gauche des HLM : un quartier de pavillons dispersés sur leurs jardins verdoyants.

Au centre de la vue, vers la droite : le centre-ville autour de la cathédrale et, en arrière, l’extension dans la vallée du Thérain (en haut à droite) avec l’usine Spontex ; vers la gauche : le quartier de la gare bordé d’ateliers et d’entrepôts. À l’arrière-plan : le quartier d’immeubles collectifs de Beauvais-Sud. 

L’aéroport


Aéroport de Beauvais-Tillé - Aéroport de Beauvais-Tille Crédits : CRDP d'Amiens

L’aérodrome de Beauvais, situé au nord de l’agglomération (hors cliché), à moins d’une heure de Paris par l’autoroute A16, peut recevoir tous les avions de transport. Il offre des vols quotidiens réguliers vers l’Irlande auxquels s’ajoutent des vols « charters » provenant des Îles britanniques et de Scandinavie. En 1999 son trafic avoisine 3 000 mouvements d’avions et 400000 passagers. 

Les industries de Beauvais


La zone industrielle de Beauvais - La zone industrielle de Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

L’autoroute A16 Paris-Amiens-Calais descend du plateau crayeux (à l’arrière plan, au sud) dans la vallée du Thérain dont on voit le lit près des bassins de la station d’épuration des eaux usées (en bas à droite). La ville se situe plus à l’ouest, hors cliché, vers la droite.

Dans les années 1960 on a implanté ici, sur les terrains plats et marécageux, une vaste zone industrielle qui emploie plusieurs milliers de salariés. On y rencontre des usines métallurgiques (dont Bosch, systèmes de freinage hydraulique, 750 emplois), chimiques, électriques, pharmaceutiques, de parfum, de produits alimentaires (dont Findus, 1 250 salariés), des imprimeries...

Usine Massey Ferguson


Usine Massey Ferguson à Beauvais - Usine Massey Ferguson à Beauvais Crédits : CRDP d'Amiens

Sise au sud-est de l’agglomération, cette immense usine américaine, longée par la route de Paris (à gauche) et par la voie ferrée, emploie près de 700 salariés à la fabrication de tracteurs agricoles.

Usine Spontex


L’usine Spontex à Beauvais - L'usine Spontex à Beauvais

La ville de Beauvais est le lieu de naissance de l’entreprise Spontex et de sa célèbre éponge. C’était en 1932. Au rythme où vont l’histoire et la chronique économiques, c’était il y a très longtemps. Entrée dans l’ère industrielle avant la seconde Guerre mondiale, la société Spontex est rachetée en 1989 par Hutchinson, une filiale du groupe pétrolier Total. En 1997, Spontex se rapproche de Mapa, le fabricant de gants. Dix années plus tard, Spontex-Mapa compte quelques 350 salariés, répartis dans 85 pays différents. 250 d’entre eux travaillent à l’usine de Beauvais, un des trois sites industriels de l’entreprise présents sur le sol français.

Depuis, l’entreprise a connu deux révolutions.
La première, c’est la cession par Total de sa filiale Spontex-Mapa à l’Américain Jarden-Corporation. Et donc la peur pour ses employés français d’une délocalisation de la production dans le cadre d’une restructuration des activités de la nouvelle entité industrielle ainsi créée. Un jargon économique malheureusement passé dans le langage courant…
La seconde, c’est la prise en compte par les dirigeants du site industriel de l’Oise des nuisances olfactives causées par la fabrication des célèbres éponges en ses murs. Située à l’ouest de l’agglomération beauvaisienne, rue Saint-Just des Marais, l’usine rejette en effet un gaz - le H2S pour sulfure d’hydrogène – que connaissent bien les habitants de la ville et qui se reconnaît à son odeur particulièrement nauséabonde.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Désiré Emmanuel (CRDP d’Amiens) ; Sahaguian Franck

Vos commentaires

  • Le 4 juin 2014 à 19:06, par lantez jacques En réponse à : Beauvais

    je suis née a saint Epin je me souvient du bombardement de Beauvais !!!!! la nuit il faisait jours !!!!

    Répondre à ce message

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