Bataille de la Somme

Guerre de 14-18

La Picardie a constitué, pendant toute la première guerre mondiale, une bande stratégique large et élastique d’une vingtaine de kilomètres, disputée par les armes. La bataille de la Somme en 1916 a le triste privilège d’être l’un des affrontements les plus sanglants de l’histoire.


Trou de mine de La Boisselle, bataille de la Somme - Trou de mine de La Boisselle, bataille de la Somme Crédits : CRDP d'Amiens

La première bataille de la Somme

Elle débute le 1er juillet 1916, mais avait d’abord été initiée en 1915 par les alliés pour rompre le front allemand en Picardie qui, depuis l’invasion allemande de l’été 1914, était une bande stratégique large et élastique d’une vingtaine de km. Dès le premier jour, plus de 58 000 homme sont tués, blessés ou ont disparu.

1,5 millions d’obus seront déversés, 20 nations participeront à la bataille, et les pertes humaines seront de 1 200 000 morts, blessés et disparus.

Les Allemands sont arrivés à créer de nouvelles lignes de défenses, malgré les efforts des alliés qui ont morcelé ces lignes.

La seconde position des allemands est prise le 14 juillet mais ils ont réussi à mettre en place une troisième position, qui sera attaquée jusqu’en septembre 1916.

La bataille de la Somme marque le début de la guerre massive et industrielle. De nouvelles armes y sont testées : gaz toxiques, premiers tanks, avions de reconnaissance...

Les variations du front

  • Ouest de Doullens et d’Amiens en septembre 1914,
  • au nord-est de l’Oise (dont Noyon) en 1915,
  • est de la Somme avec Péronne,
  • nord-ouest de l’Aisne.

L’objectif est de rompre le front allemand en Picardie et s’emparer du noeud de communication de l’ennemie au nord de Saint Quentin dans le triangle Valenciennes Maubeuge Cambrai.

Infrastructures mises en place par les Anglais

Pour lutter efficacement contre les allemand qui prenaient le relief, les fortifications souterraines comme atouts, les alliés avaient mis en place, en six mois, certaines infrastructures militaires :

  • Des réseaux de tranchées fines communiquant entre elles.
  • Des fourneaux de mines pour des explosions souterraines.
  • Huit voies ferrées dont 80 000 Km de câbles pouvant faire circuler trente trains par jour.
  • 1500 pièces d’artilleries britanniques.

Situé à 7 km au nord d’Albert, le « trou de la gloire » de Ovillers-La-Boisselle est l’un des symboles émouvants de la « guerre des mines », menée par les mineurs britanniques et allemands lors de la bataille de la Somme.

Le trou de mine de La Boisselle

Cet énorme trou de mine est le plus important de tout le front occidental : 300m de circonférence, 80m de diamètre et 22m de profondeur. Il est l’aboutissement d’un long et périlleux travail de sape des mineurs gallois du 9e Cheshire.

Le village de La Boisselle était situé sur la ligne de front : les sapeurs firent exploser deux mines (le trou de l’une d’elles « y sape » fut rebouché depuis), élaborées à base d’ammonal, le 1er juillet 1916, deux minutes avant l’assaut général.

La déflagration fut si importante que le Premier ministre britannique Lloyd George se vanta d’avoir perçu son écho depuis sa résidence officielle du 10 Downing street à Londres.

Cette technique illustre la radicalisation des combats de la Première Guerre mondiale : tous les moyens sont bons pour déstabiliser l’adversaire, le surprendre et finalement l’anéantir. Cependant le risque est grand d’être surpris par l’ennemi au cours des opérations de creusement.

Le cratère de Ovillers-La-Boisselle est aujourd’hui l’une des étapes obligées des visiteurs empruntant le « circuit des coquelicots », symboles de la souffrance et de l’héroïsme des « tommies » britanniques. Chaque année, le 1er juillet, le cratère devient un haut lieu du souvenir de la sinistre bataille de la Somme.

La Seconde bataille de la Somme

la seconde bataille de la Somme se déroula en 1918, à la fin de l’été. Après une pause pour le redéploiement et le ravitaillement des troupes, elle fut l’une des contre-offensives alliées couronnées de succès, répondant à l’offensive allemande du printemps.

Après le coup d’arrêt porté à l’avancée allemande vers l’ouest, le 4 avril 1918 à Villers-Bretonneux, par les troupes australiennes, la portée majeure de la bataille de la Somme de l’été 1918 fut d’être le point de départ du parcours victorieux des Alliés vers l’armistice du 11 novembre, dans ce que l’on a appelé l’offensive des Cent-Jours.
Albert fut libérée le 22 août par les britanniques, Bapaume, Péronne furent reprises lorsque les Australiens traversèrent la rivière Somme, le 31 août.

Un élément clé de la ligne de ravitaillement allemande était parallèle au front. La Seconde Bataille de la Somme de 1918 a été l’élément clé de la stratégie visant à repousser des éléments de la ligne allemande derrière cette ligne majeure de ravitaillement, afin de la couper et de rendre impossible un approvisionnement efficace des forces allemandes du front.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

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