Basilique de Saint-Quentin

Gothique (1170 - 1487)

Cette ancienne collégiale, devenue basilique en décembre 1876, est un édifice particulièrement ambitieux. Construite entre le XIIe et le XVe siècle, elle offre une des rares synthèses de l’architecture gothique dans le nord de la France.


Basilique de Saint-Quentin

L’origine

L’ancienne collégiale, devenue basilique en décembre 1876, apparaît majestueusement aux visiteurs, promeneurs, pèlerins dès qu’ils approchent de la ville. C’est le plus vaste édifice religieux de Picardie après la cathédrale d’Amiens. La basilique de Saint-Quentin reflète la puissance du pouvoir ecclésiastique. 

Il s’agit d’une construction voulue par les chanoines, forts d’une communauté de 80 membres et de plus d’une centaine de chapelains.
Nous avons peu de renseignements sur la première construction de cet édifice qui n’était, au départ, qu’une simple chapelle construite pour abriter les reliques très vénérées de saint Quentin, trouvées miraculeusement dans les marais de la Somme. Quintinus, martyr chrétien de la fin du IIIe siècle donnera son nom à la cité

L’édifice présente des dimensions lui permettant de rivaliser avec les grandes cathédrales gothiques : 120 m de long, 36 m de large et 34 m sous la voûte, la flèche culminant à 80 m.

Le plan de la basilique fait référence aux grandes basiliques carolingiennes, architecture très vivace dans le nord de la France avec la superbe tour-porche du XIIe siècle.

Le plan adopté, rare, est celui d’une croix à double traverse, ces deux transepts, d’inégale largeur, ajoutant à la monumentalité de l’édifice. Plus de trois siècles ont été nécessaires pour mener à bien ce chantier commencé à la fin du XIIe siècle.

Les guerres, les épidémies et les difficultés financières expliquent la lenteur inhabituelle des travaux qui resteront à jamais inachevés, la façade n’ayant jamais été construite.

L’édifice est le témoin prestigieux d’une époque fervente et fastueuse, quand la ville était à la fois foyer religieux et position stratégique aux confins nord du royaume.
Cet ensemble complexe, original et fascinant appartient tout entier au gothique dont il réunit toutes les évolutions. Il est lié à l’histoire de la dévotion à saint Quentin. Une chapelle est édifiée, au milieu du IVe siècle, sur le lieu de sa sépulture. La vénération pour le saint va aller croissant et une communauté de clercs s’établit dès le VIIIe siècle autour de la chapelle qui devient le noyau primitif de la ville de Saint-Quentin . Vers 1190, afin d’accueillir les pèlerins de plus en plus nombreux, le collège de chanoines décide la construction d’une imposante collégiale.

Le chantier

La collégiale de Saint-Quentin est, par ses dimensions exceptionnelles et la richesse de son parti architectural, un édifice particulièrement ambitieux. Elle offre, en outre, une des rares synthèses de l’architecture gothique et de son évolution dans le nord de la France entre le XIIe et le XVe siècle.

Après plusieurs destructions et incendies, le site est fortifié après l’an 883.

Au Xe siècle, le monastère devient la collégiale des chanoines.

Commencé vers 1170 par la tour-porche, le chantier se déplace très tôt dans le chevet et évolue, semble-t-il, à un rythme plutôt chaotique.

Au cours des siècles, la collégiale se confond peu à peu avec l’histoire politique du royaume de France ; en effet cette région du Vermandois est rattachée au domaine royal en 1214.

En 1257, Saint Louis, roi de France, assiste au cours d’une cérémonie grandiose, au transfert des reliques dans le choeur de l’église. Ce dernier est alors achevé pour l’essentiel, seules les hautes fenêtres sont érigées dans le dernier tiers du XIIIe siècle.

En raison de problèmes techniques et financiers, les travaux progressent plus lentement jusqu’à l’achèvement de la nef dans la seconde moitié du XVe siècle.

 En 1316, Jean Le Bel maître maçon renforce les piliers du choeur.

En 1394, son successeur Gilles Largent répare les voûtes fissurées.

En 1417, Louis XI donne 1 100 écus d’or pour reconstruire entièrement le bras du petit transept qui menace de tomber en ruine. Noël Collard de Valenciennes en est le maître d’oeuvre entre 1477 et 1487.

Puis le grand transept et la nef sont achevés au milieu du XVe siècle.
En 1509, le chapitre jette les fondations d’un massif de façade à deux tours, qui aurait dû remplacer la tour actuelle ; faute de moyens, le projet est rapidement abandonné.

La collégiale, incendiée à deux reprises en 1545 et 1669, nécessita de lourdes réparations parmi lesquelles il faut signaler la réalisation, en 1682, d’un couronnement d’inspiration baroque au sommet de la tour-porche.

Pendant la Révolution, l’église sert de magasin à fourrages et d’écurie. L’édifice est classé monument historique dès 1840 et obtient le titre de basilique mineure en 1876.

Gravement endommagée lors des bombardements de la Première Guerre mondiale, l’église ne sera rendue au culte qu’en 1956. Les travaux se sont poursuivis entre 1975 et 1983 par la construction d’une nouvelle flèche au-dessus de la grande croisée.

Les restaurations entreprises à l’automne 2006 ont pour objectif d’assainir les parements et de rétablir les niveaux supérieurs de la tour-porche tels qu’ils étaient à la fin du XVIIe siècle.

L’architecture

L’abside du choeur comporte cinq chapelles rayonnantes isolées du déambulatoire par une colonnade.

Le vaisseau central est construit suivant un plan classique du XIIe siècle avec trois niveaux : arcades, triforium et fenêtres hautes. La façade du bras nord attribuée à Gilles Largent est remarquable par la sobriété de la composition.

Les trois niveaux de baies ne sont pas isolés et la grande fenêtre haute est couronnée par une superbe étoile à cinq branches (architecture que l’on rencontre au bras nord de la cathédrale d’Amiens).

La basilique a perdu son riche décor intérieur médiéval ; cependant on peut encore y admirer quelques panneaux de vitraux du XIIIe siècle dans une chapelle du choeur et y reconnaître les épisodes de la Vie de la Vierge, sans doute l’oeuvre du Maître dit de Saint-Eustache actif à Chartres où il illustra là-bas l’histoire de ce saint (même chromatisme raffiné, formes élancées des personnages et fluidité des drapés).

Ainsi la collégiale de Saint-Quentin, avec les six cathédrales qui marquent le paysage urbain picard, apparaît comme l’un des hauts lieux du gothique français et picard

La tour-porche, la nef et le transept


Basilique de Saint-Quentin

La tour-porche qui se dresse actuellement en façade dérive de solutions carolingiennes et romanes encore particulièrement vivaces dans le nord de la France à la fin du XIIe siècle. Le porche, très remanié, par lequel on pénètre aujourd’hui à l’intérieur de l’église, est surmonté d’une chapelle haute, placée sous le vocable de saint Michel.


Nef

En pénétrant dans cette dernière au-delà de la tour-porche, on ne peut qu’être impressionné par les dimensions des deux transepts, exceptionnels en France et à rapprocher de l’abbatiale de Cluny. 

La nef du XVe siècle est probablement la partie de l’édifice qui a le plus souffert lors des bombardements de la Grande Guerre. Profonde de six travées, bordée de bas-côtés simples et de chapelles, elle s’intègre parfaitement dans le projet défini dès la fin du XIIe siècle pour le chevet de l’église. Tout en perpétuant une élévation classique à trois niveaux, elle adopte une écriture architecturale particulièrement élaborée. Ainsi, les supports s’élèvent sans interruption jusqu’à la naissance des voûtes tandis que le triforium (galerie de circulation ménagée au-dessus des bas-côtés de la nef) et les fenêtres hautes apportent rythme et variété au monument.

Le grand transept joue un rôle déterminant dans l’organisation de l’espace intérieur et l’équilibre des masses architecturales. La façade du bras sud, ornée d’une succession de lancettes aveugles que prolongent les remplages de la fenêtre haute, est une œuvre d’une grande richesse graphique qui s’inscrit dans la droite lignée du transept nord de la cathédrale de Soissons, achevé à la fin du XIIIe siècle. La façade du bras nord, attribuée à Gilles Largent, architecte réputé de la fin du XIVe siècle, demeure quant à elle remarquable par la clarté de sa composition. Le maître d’œuvre y manifeste un goût très prononcé pour l’optique et les effets de structure dédoublée. Le remplage de la fenêtre haute, couronnée d’une magnifique étoile à cinq branches, prolonge les divisions du triforium ajouré, créant un lien visuel harmonieux entre les deux niveaux supérieurs de l’élévation.

L’arbre de Jessé, sculpture au sud de la tour-poche


L’arbre de Jessé

L’arbre de Jessé, ou arbre généalogique du Christ, réalisé au XVIe siècle, illustre le livre d’Isaïe, chapitre 11 versets 1 à 9 : un rejeton sortira du tronc de Jessé et une fleur croîtra de sa racine. Et sur elle reposera l’esprit de Dieu .

Jessé était le père de David et les généalogistes de Jésus cités par Mathieu et Marc signalent tous sa descendance sans faille depuis Jessé.

L’arbre de Jessé, sculpture de pierre en demi-relief, n’occupe en fait que les deux tiers de la surface de l’œuvre. Il est complété dans son registre inférieur par l’arbre de la Création dont les deux rinceaux auréolant Dieu le Père supportent les représentations d’Adam et Ève cachant leur nudité : le péché originel a été commis. Deux grands rois sont représentés en pied sur le tronc central : David et Jéchonias, qui marquent le début et le terme de la lignée des rois de Juda. Marie représente la lignée des rois en exil. On découvre enfin, au sommet, un Christ en croix, fait unique dans les représentations de l’arbre de Jessé.

Le labyrinthe, au niveau des premières travées de la nef


Labyrinthe

Posé avec le dallage à la fin du XVe siècle, le labyrinthe de la basilique occupe deux travées dans la nef.

Constitué de pierres noires et blanches formant un octogone (260 m en développement), il symbolise un parcours initiatique et purificateur, certainement lié au pèlerinage : en suivant les pierres noires, le pèlerin était invité à emprunter un chemin tortueux et complexe devant ouvrir son âme à Dieu.

C’est l’un des rares labyrinthes d’origine avec celui de Chartres. Au XIXe siècle, à l’occasion de la réfection des dallages, des labyrinthes furent construits à Saint-Omer, Bayeux ou encore restitués, comme à Amiens.

Le grand orgue


Grand orgue

Du grand orgue offert par Louis XIV et terminé en 1703, il ne reste aujourd’hui que le buffet, dessiné par Jean Bérain, du Cabinet du Roi, et réalisé par Pierre Vaideau, menuisier au service du Roi. Haut de 20 m, il repose sur la tribune de soutien construite par le sculpteur saint-quentinois Girard de la Motte.

Le grand orgue occupe tout l’espace supérieur de la dernière travée de la nef. La boiserie présente un vocabulaire décoratif riche et varié : grands anges séraphins aux larges mouvements d’ailes au registre supérieur, angelots musiciens dans la partie centrale, en dessous du grand médaillon soutenu par deux anges, montrant l’Assomption de la Vierge. Au premier plan, la tourelle centrale porte une statue de l’apôtre Quentin.


Basilique de Saint-Quentin en 1917

En 1917, la basilique est entièrement dévastée, le mécanisme de l’orgue est détruit par l’ennemi et les tuyaux sont descendus pour être fondus. Il faudra attendre 1967 pour que l’instrument retrouve sa voix. L’orgue actuel comporte 4 claviers de 61 notes, un clavier de pédales de 32 marches ; il possède 6 430 tuyaux (90 en façade) répartis sur 75 jeux (soit 75 timbres différents) autorisant l’exécution de pièces classiques, romantiques et contemporaines.

Le petit transept

Le petit transept, ou transept de chœur, a subi de profondes modifications dans le croisillon sud. Pratiquement ruiné en 1460, il est entièrement reconstruit par Colard Noël en 1487 dans le style du gothique flamboyant.

À l’opposé, le croisillon nord a gardé en grande partie son authenticité du début du XIIIe siècle. Le fenestrage fut toutefois remanié au XVe siècle et doté d’une rosace flamboyante.
L’attachement probable des chanoines à une liturgie ancienne explique la présence de ce second transept. La liturgie carolingienne, mise en place au IXe siècle et qui a perduré en partie jusqu’à l’époque gothique, incluait une pérégrination et l’utilisation du double transept. Cette disposition est unique dans le gothique français ; seules quelques grandes cathédrales anglaises l’adopteront.

Le chœur

Le chœur, dont l’édification commence au début du XIIIe siècle, occupe un espace important, justifié par la présence de nombreux chanoines. Le rond-point est constitué de piliers monocylindriques flanqués d’une colonnette axiale accolée posée en délit (dans le sens inverse du lit de la pierre). Ce type de pilier se retrouve à la cathédrale de Soissons. Les chantiers contemporains des deux édifices expliquent probablement ces analogies. Le petit transept est édifié durant cette première campagne. Après une interruption probablement longue, les travaux reprennent avec l’édification du clair étage (constitué du réseau des grandes fenêtres hautes) et la continuation des travées du chœur. Les grandes fenêtres géminées à rosace témoignent d’un changement de parti plus ambitieux, probablement inspiré de Notre-Dame de Reims.
La construction fut longue et le chœur n’était probablement pas achevé lors de la translation des reliques du martyr Quentin effectuée par saint Louis en 1257.

Instabilités

A peine terminé, le chœur subit des déformations lentes mais importantes. Les piliers se déversent, entraînant la chute des voûtes. Des travaux de consolidation seront entrepris pendant tout le XIVe siècle. En 1316, les chanoines font construire les deux murs imposants qui constituent aujourd’hui la clôture du chœur, destinés à contenir la base des piliers.

On effectue ensuite la reprise de certains arcs et l’on procède à la pose de tirants métalliques et de bois. En 1398, Gilles Largent mettra un terme à ces travaux et effectuera la restauration complète des voûtes du chœur.

Les notations musicales du tour de chœur

Découvertes en 1917 sous d’anciennes boiseries qui ornaient la clôture de chœur, ces peintures murales de la fin du XVe siècle, uniques en leur genre, forment une gigantesque partition musicale. Ce décor, associant notes et paroles, surmontait à l’origine les stalles des chanoines. C’est vraisemblablement pour des commodités de lecture que les portées occupent la moitié supérieure du mur et qu’elles figurent à l’identique au nord comme au sud. Les paroles se rapportent, semble-t-il, à une antienne chantée autrefois lors des célébrations de Noël.

Le déambulatoire et les chapelles rayonnantes

Une juxtaposition de cercles imprime un rythme original et exceptionnel au chœur de la basilique. Cette disposition, unique dans l’architecture gothique, reprend en l’amplifiant le plan du chœur de la cathédrale de Soissons.
Les cinq chapelles construites aux alentours de 1190, vastes et lumineuses, laissent pénétrer la lumière par sept fenêtres. Elles s’ouvrent sur le déambulatoire par trois arcs retombant sur deux colonnettes monolithiques posées en délit, procédé présent à Saint-Rémi de Reims.

Le déambulatoire dessert les cinq chapelles par une succession de cinq cercles ; percé de quinze fenêtres, il constitue un espace de lumière rare et novateur. L’articulation des chapelles et du déambulatoire se fait au niveau du petit transept par deux chapelles à 45°. Ce dispositif permet un effet « fusionnel » entre les doubles collatéraux et le déambulatoire.

La chapelle Saint-Quentin

Baignée par la douce lumière bleutée du vitrail historié consacré à saint Quentin, réalisé en 1982 par le maître verrier Jean-Jacques Gruber, cette chapelle (située dans le déambulatoire nord du chœur entre la sacristie et le petit transept) renferme deux reliquaires, contenant la main droite et le chef de saint Quentin, et trois statues du XVe, XVIIe et XIXe siècles représentant le saint.

Se déroulant sur près de 3 m, une dentelle réalisée entre 1886 et 1888 par une paroissienne, Mademoiselle Desains, raconte scène par scène, en 170 000 points, la légende de saint Quentin.

Les vitraux


Vitraux

Malgré les vicissitudes de son histoire, la basilique conserve des vitraux remarquables. Dans la chapelle d’axe, trois vitraux de la fin du XIIe siècle évoquent ceux qui seront réalisés à Chartres.

Juste au-dessus, dans le déambulatoire, se trouve un vitrail marial du XVIe siècle et, de chaque côté, des vitraux du XXe siècle dus au maître verrier Gruber et à Le Chevalier.

Les fenêtres hautes du chœur ont retrouvé après la première guerre un ensemble partiel de vitraux du XIIIe siècle fortement complétés par Hector de Pétigny.

La façade du croisillon nord du petit transept conserve deux magnifiques verrières vouées à sainte Catherine et sainte Barbe. Ces vitraux du XVIe siècle sont dus à Mathieu Bleville.
Les façades du grand transept recevront des vitraux élaborés après la Première Guerre mondiale. Deux chapelles opposées dans les collatéraux de la nef possèdent des vitraux Art déco, réalisés dans les années vingt par Georges Bourgeot.

Notre-Dame-la-Bonne

Représentée debout et légèrement hanchée, la Vierge soutient l’Enfant du bras gauche. Elle est vêtue d’une tunique serrée à la taille et d’un manteau ramené sur la hanche gauche. Elle porte une couronne finement ciselée au-dessus d’un voile qui laisse transparaître sa longue chevelure bouclée. La sérénité des visages et la finesse d’exécution des drapés, associés à un réel souci du détail, font de cette Vierge polychrome du début du XIVe siècle une œuvre remarquable.

Le quartier canonial

Entièrement isolée à la suite des destructions qui ont affecté la ville entre 1914 et 1918, la collégiale faisait autrefois partie d’un ensemble monumental beaucoup plus vaste. Les descriptions, les dessins et les plans anciens donnent une idée relativement précise de l’état du quartier canonial à la fin du Moyen Âge. C’est à l’intérieur de la clôture, matérialisée par des bornes, que les chanoines (70 environ au milieu du XIVe siècle) exerçaient leurs droits de justice et qu’ils étaient, en principe, tenus de résider.

À cet effet, vingt-huit maisons leur étaient réservées à proximité de l’église. Autour du cloître, auquel on accédait par le portail du bras sud du grand transept, se trouvaient la salle capitulaire, la paneterie, l’hôpital destiné à l’accueil des malades venus chercher la guérison auprès du saint (connu sous le nom d’« hôpital des enflés »), le grenier, ainsi que le réfectoire où se tenaient entre autres les repas solennels.

Le square Winston-Churchill

Ce lieu était au XIXe siècle le siège d’une intense activité industrielle, au pied même de la collégiale, à l’emplacement de l’ancien refuge de l’abbaye de Vermand.
L’industriel Joseph-Gabriel Lehoult implante ici une filature de coton en 1821. Le vaste édifice borde la rue du Gouvernement, sur trois niveaux. Transformé en tissage de coton vers 1850, puis en entrepôt textile dans les années 1880, il est finalement investi par la maison de négoce des brodeurs suisses Jules et Camille Wormser en 1893.
A la suite des bombardements en mai 1940, on dégage la basilique des constructions restantes qui la ceinturent. Un projet de square voit le jour au milieu des années 1960, intégrant les jardins arborés pour partie hérités de la filature Lehoult.

Le square offre une vue intéressante sur les bras nord des deux transepts de la basilique. Leurs roses illustrent bien l’évolution du gothique rayonnant (grand transept) au gothique flamboyant (petit transept).

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Office de Tourisme de Saint-Quentin ; Guiochon, Xavier-Philippe

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